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cahier d'un retour au pays natal thème de la révolte

Publié le 23/01/2013

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  La poésie de la négritude est apparut au début du 20e siècle en réponse à un besoin de défense et d’identification du Noir.  Ce courant littéraire est considéré comme le courant majeur et primordial de la littérature antillaise.  Permettant le cri d’une révolte contre un système injuste, la négritude chantait les grandeurs de l’Afrique mère sur une musique aux accents surréalistes, ponctuée de notes marxistes. Son but avoué était de promouvoir l’égalité des races peu importe la condition sociale et la couleur Un des poètes majeurs de cette époque est sans aucun doute Aimé Césaire avec son Cahier d’un retour au pays natal dans lequel il parle pour une première fois du concept de « négritude «.  Pour le poète, ce terme est plus qu’un courant littéraire, c’est une manière d’être, de penser, d’agir, de vivre. Dans cette œuvre, Césaire clame et exprime haut et fort sa révolte face à l’oppression coloniale et dépeint une société et son île, dévastée et sombre, à l’image de la souffrance créée par des années d’esclavagisme et de domination européenne sur le peuple antillais.   Dès la première phrase du « Cahier «, Aimé Césaire déclenche les hostilités :. «  Va-t‘en hannetons  de l’ordre « dit-il. À travers cette harangue, Césaire montre sa colère contre une société antillaise malade, qui n’a plus ni la force ni le désir de sortir de son status quo. Césaire  commence par critiquer une société qui ne se révolte pas, une société « bâillonnée, au bord de son éclatement sanguinaire «. La révolte de Césaire est donc tout d’abord un cri de colère contre une société antillaise complice de la colonisation,   qui semble être tombé dans une léthargie profonde, être pourrie de l’intérieur par les colonisés mêmes qui sont devenus des « larbins de l’ordre «. Césaire se moque donc d’abord du désir des Antillais de vouloir ressembler au colonisateur, de se fondre dans la masse, ne plus attirer l’attention et de ne pas vouloir bousculer le cours des choses. Puis, dans le dessein peut être d’inciter le peuple antillais à faire de même, Aimé Césaire fait un clin d’œil à la révolution haïtienne  « Haïti où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu’elle croyait à son humanité«, et à son princip...

« révolution haïtienne  « Haïti où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu'elle croyait à son humanité», et à son principal acteur Toussaint Louverture.

Césaire cherche ainsi à montrer qu'une révolution dans les Antilles est possible puisqu'elle s'est déjà produite. Enfin, Aimé Césaire utilise une savante métaphore filée pour décrire une société antillaise encore malade.

Il décrit un négrier « qui craque de toute part ».:  Associant le bateau et la société antillaise contemporaine, le poète montre que, contrairement aux apparences, l'ordre colonial n'est pas aboli : Le capitaine du bateau possède tous les pouvoirs, traite avec mépris les esclaves dans la cale.

Le racisme existe toujours C'est le capitaine seul qui fait la justice.

Il y a un squale autour du bateau représentant l'Occident prêt à avaler tous ceux qui essayent de sortir du status quo.


Césaire prophétise le temps de la révolte.

L'étape de « la vieille négritude » est terminée.

Le négrier malade de l'intérieur est condamné.

Il  faut sauter du bateau avant qu'il ne coule, il faut se libérer des carcans imposés par le colonisateur, se lever et être prêt à prendre le large, aller vers l'infini et l'inconnu pour se réinventer.

Le peuple prisonnier, conscient de sa force, résiste à l'assimilation et sort enfin victorieux des cales.

Enfin, « elle est debout la négraille ».   Dans son oeuvre, Césaire semble ainsi éprouver un certain ressentiment envers les nègres qui s'avilissent et s'effacent pour se fondre dans la masse blanche . Cela se traduit par une certaine ironie dans ses propos : « ceux qui ne se consolent point de n'être  pas fait à la ressemblance de Dieu mais du diable, ceux qui considèrent que l'on est nègre comme commis de seconde classe : en attendant mieux et avec possibilité de monter plus haut » (p.58-59).

Dans certains passages du poème, l'auteur utilise les termes et expressions du colonisateur:  « c'est-moi-qui-vous-le-dis l'odeur-du-nègre, ça-fait-pousser-la-canne [...] battre-un-nègre, c'est le nourrir » (.p35) et l'expression « la négraille » (p.61).  En utilisant ces termes clichés, propres aux esclavagistes, il veut choquer et montrer l'absurdité de ces propos au peuple antillais dans le dessein que ceux-ci réalisent qu'ils baignent depuis toujours dans une violence et un mépris injuste. Dans le « Cahier », le poète, énonce de plus le sentiment d'enfermement dans lequel le peuple antillais vit par rapport à sa condition vis-à-vis des Blancs.  Il montre, par la métaphore filée des pages 25 et 26, que le nègre est comme captif dans une prison« une petite cellule, la neige le double de barreaux blancs » (p.25), il se. »

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