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HOMME RÉVOLTÉ (L’) d'Albert Camus (résumé & analyse)

Publié le 08/11/2018

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HOMME RÉVOLTÉ (L’)

Albert Camus. Essai, 1951.

 

Commençant par examiner les pensées modernes de la révolte, Camus (1913-1960) constate leur échec. Quand elle est «métaphysique», la révolte échoue car elle finit par exprimer le contraire de ce à quoi elle aspirait. Ainsi, tous révoltés, Sade comme le dandy romantique, Rimbaud et Lautréamont, Nietzsche, voire les surréalistes finissent, selon Camus, par laisser se révéler une nostalgie désespérée de l’ordre. Quand la révolte est «historique», son échec est d’autant plus manifeste puisque, les faits le montrent, dressée contre tout pouvoir, elle devient tyrannie à son tour. Les principes de la vertu d’après Saint-Just régissent la Terreur de 1793 ; la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave aide à élaborer le terrorisme rationalisé de l’État stalinien ; la surhumanité rêvée par Nietzsche débouche sur le terrorisme démentiel de l’État hitlérien. Niant Dieu et tout pouvoir, le révolté devient Dieu ou pire tyran à son tour. Camus invite à une pensée de révolte qu’il appelle «la pensée de midi », et qu’il conçoit à la mesure d’une prise de conscience de la finitude humaine. Il ne s’agit plus d’une révolte où l’homme finit par se vouloir nouveau Dieu et où il exerce l’horreur sur autrui, mais d’une révolte où l’homme se veut homme, simplement et lucidement, et toujours solidaire d’autrui.

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