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Le père GORIOT (résumé & analyse)

Publié le 06/10/2018

Extrait du document

Deux personnages sont donc

 

en tête à tête dans cette scène très intime (hormis l'apparition brève de Christophe qui vient annoncer qu'aucune des deux filles ne daignera venir au chevet de Goriot). Pourtant, l'intervention de Rastignac sera si brève, si ponctuelle, qu'elle ne rompra guère le monologue très lyrique, voire même sous forme de tirade emphatique que le père Goriot va lui faire.

 

Rastignac joue donc le rôle d'un confident silencieux et compatissant. L'intensité de son silence respectueux ajoute d'ailleurs une intensité au drame qui se joue dans la petite chambre : Rastignac endosse presque le rôle d'un psychothérapeute qui aide son patient à « vider son sac » avant de mourir et qui recueille une sorte de testament moral.

 

Au fil de son monologue, le mourant va passer par différents états d'esprit et dévoiler aussi ses sentiments. Il est tantôt naïf, tantôt lucide, tantôt en colère, tantôt fou de douleur. Balzac traduit admirablement bien les émotions. Le lecteur est bouleversé tant les paroles sont pathétiques : comment ne pas souffrir avec Goriot ? Comment ne pas être triste en l'écoutant ?

 

La première partie de l'extrait atteste de l'amour inconditionnel à sens unique que Goriot porte toujours à ses filles qui l'ont ruiné. A ce moment précis, il est encore persuadé qu'elles vont venir le veiller, à quelques heures de la mort. On est surpris de sa crédulité, de sa naïveté touchante. Il confie à Rastignac tout l'amour véritable qu'il ressentait à vivre avec ses filles du temps de leur enfance (« Je les prenais sur mes genoux », « Bonjour papa, disaient-elles », « Elles me caressaient gentiment », « J'étais père et je

 

jouissais de mes filles », ...)

 

A ce moment, il s'obstine à dire qu'il doit regagner de l'argent à tout prix parce qu'elles en ont besoin. Il demande à guérir, hélas, il souffre terriblement et s'assoupit longuement.

 

Christophe revient alors, mais sans Delphine ni Anastasie.

 

Avec beaucoup de détails, il raconte à Rastignac les motifs dérisoires qui les retiennent, ce qui a le pouvoir d'exaspérer le lecteur tant le comportement des filles est ingrat et ignoble. Rastignac aussi est écoeuré : « Je vais écrire à toutes deux », s'écrie-t-il.

 

C'est là que le vieillard émerge de sa torpeur et reprend son monologue. Avec un sursaut d'énergie, il clame sa colère car il sait que ses filles ne viendront plus.

 

« Vous leur donnez la vie, ils vous (les enfants) donnent la mort ». Quelle phrase contrastée et bien réaliste dans la bouche de Goriot !

 

« Ah ! Mon ami, ne vous mariez pas, n'ayez pas d'enfants ! » Quel conseil bien amère, il donne ensuite au jeune Rastignac ! Goriot est maintenant bien meurtri. Balzac nous l'indique par cette seule phrase : « Une larme roula dans chacun de ses

Le surnom « père Goriot » lui a été attribué au sein de la maison Vauquer où il vit. Il souligne moqueusement qu'il est un pauvre homme déchu.

 

Le père Goriot porte en effet sur son dos la souffrance d'un exclu de la société. L’argent l’aura préservé pendant un moment, mais l’aura finalement tué à cause de l'amour excessif, voire incestueux, qu'il voue à ses filles.

 

Sa fortune fut amassée lors de la Révolution par la faim du peuple ; il aura espéré sa vie durant que ses filles soient dignes de cette reconnaissance sociale mais il finira mourir sans le sou.

 

III. Vautrin

 

Nous avons ici un personnage plus manipulateur que les autres, incarnant même le mal et donc diabolique. Il sait paraître humain avec Goriot, mais sait faire preuve de cruelle lucidité avec Eugène.

 

Ce personnage couvre un

 

énorme mystère et suscite beaucoup de questionnement : pourquoi veut-il aider Eugène à faire sa fortune ? D’où lui vient tout cet argent ?

 

Son portrait est noir, criminel et peu valorisant.

 

Cependant, ce personnage sait avoir du tact et arrive à s’attirer la sympathie des autres pensionnaires de la maison Vauquer qui le défendront lors de son arrestation et se ligueront contre Mlle Michonneau.

« attribuer les activités de romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d’art, essayiste, journaliste et imprimeur. Pour rendre sa présentation un peu plus attrayante, nous vous proposons sa biographie sous forme de fiche d’identité. |NOM : |Honoré de Balzac (photo ci-dessous) | |NAISSANCE : |Le 20 mai 1799 à Tours (sous la Première République) | |FAMILLE : |Il est d’origine paysanne dans l’Albigeois.

Il connaîtra une ascension sociale | | |avant la Révolution.

Fils de Bernard François Balssa, fonctionnaire sous | | |l’Empire, et de Anne-Charlotte-Laure Sallambier.

Honoré a trois frères et s œurs | | |(Laure, Laurence er Henry).

Il est très complice avec laure qui lui apportera | | |beaucoup de soutien.

| |FORMATION : |Il connaît le pensionnat dès 1807.

Il étudie le droit et obtient le bac en 1819.

| | |Il fréquente aussi la Sorbonne où il s’éprend de la philosophie.

| |DEBUT DE CARRIERE : |Dès 1820, il décide d’être écrivain.

Il s’essaie dans le « roman noir » sous noms| | |d’emprunt, puis il écrit une tragédie (« Cromwell »), sans succès.

Editeur et | | |imprimeur feront faillite.

Il a alors de lourdes dettes.

| |PREMIERS CHEFS-D’ ŒUVRE : |« Le dernier Chouan » est le premier roman signé de son nom Balzac (1829).

Il | | |fréquente les salons littéraires et se lie avec les milieux légitimistes.

Il | | |publie « La peau de chagrin » (1831) et « Eugénie Grandet» (1833).

Il rencontre | | |Madame Hanska, sa carrière est lancée.

| |ANNEES DE SUCCES : |« Le père Goriot » (1834), qui inaugure le principe du retour des personnages.

| | |Thème : dénonciation du pouvoir corrupteur de l’argent et de la montée en | | |puissance de la bourgeoisie d’affaires.

| | |On peut citer aussi « Le lys de la vallée » (1835) et « Illusions perdues » | | |(1839) | |FIN DE CARRIERE : |Il prévoit le plan d’ensemble de « La comédie humaine » (1845), avec 137 titres.

| | |85 romans seront achevés et le reste est resté au stade d’ébauche.

Il se marie | | |avec Madame Hanska (gravure ci-dessous) en mars 1850.

| |MORT : |Le 18 août 1850, à Paris, sous la Deuxième République.

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