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L'Esprit des lois

Publié le 12/04/2013

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Montesquieu, président du parlement de Bordeaux, appartenait à la noblesse de robe qui souhaitait être associée plus largement aux affaires de l'État. Cette appartenance explique le rôle important qu' il confie à la noblesse dans la monarchie modérée qu ' il préconise.

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« Montesquieu est pénétré de l'esprit expérimental fort à la mode au xvme siècle.

A partir de l'observation d'un grand nombre de faits, notés au cours de ses lectures et de ses voyages, il s'efforce de dégager des principes généraux .

Son œuvre veut être avant tout une enquête scientifique .

Le duc de Nivernais, correspondant de Montesquieu, et qui fut un ardent défenseur de L'Esprit des lois EXTRAITS Qu'est-ce qu'une loi ? Les lois, dans la signification la plus éten­ due, sont les rapports nécessaires qui dé­ rivent de la nature des choses : et, dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois ; la Divinité a ses lois ; le monde matériel a ses lois ; les intelligences supérieures à l'homme ont leurs lois ; les bêtes ont leurs lois ; l'homme a ses lois.

Ceux qui ont dit qu'une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde ont dit une grande absur­ dité ; car quelle plus grande absurdité qu'une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents ? Il y a donc une raison primitive ; et les lois sont les rapports qui se trouvent entre elle et les différents êtres, et les .rapports de ces divers êtres entre eux.

Nécessité des pouvoirs intermédiaires Les pouvoirs intermé­ diaires, subordonnés et dépendants, constituent la nature du gouverne­ ment monarchique, c'est-à-dire de celui où un seul gouverne par des lois fonda­ mentales.

J'ai dit les pouvoirs intermé­ diaires, subordonnés et dépendants : en effet, dans la monarchie, le prince est la source de tout pouvoir politique et civil.

Ces lois fondamentales supposent néces­ sairement des canaux moyens par où coule la puissance : car, s'il n'y a dans l'État que la volonté momentanée et ca­ pricieuse d'un seul, rien ne peut être fixe, et par conséquent aucune loi fondamen­ tale.

Le pouvoir intermédiaire subordonné le plus naturel est celui de la noblesse .

Elle entre en quelque façon dans l'essence de la monarchie, dont la maxime fondamen­ tale est : point de monarque, point de no­ bles se ; point de noblesse, point de monarque.

Mais on a un despote.

Civisme et éducation Les lois de l'éducation sont les premières que nous recevons.

Et, comme elles nous prépa­ rent à être citoyens, chaque famille particu­ lière doit être gouvernée sur le plan de la grande famille qui les comprend toutes.

Si le peuple en général a un principe, les parties qui le composent, c'est-à-dire les fa­ milles, l'auront aussi.

Les lois de l' éduca­ tion seront donc différentes dans chaque espèce de gouvernement.

Dans les monar­ chies, elles auront pour objet l'honneur, dans les républiques, la vertu ; dans le des­ potisme, la crainte.

Montesquieu en 1718, représenté dans sa fonction de président du Parlement NOTES DE L'ÉDITEUR « L' Esprit des lois répondait exactement au besoin des intelligences.

C'était une œuvre de raison et d'humanité.

Une voix grave, modérée et forte, dénonçait les abus de la monarchie française, les taches de la civilisation ( ...

) ; elle traduisait le sentiment de tous les cœurs en protestant contre les autodafés et contre l'esclavage des nègres.

La politesse et l'esprit enveloppaient toute Gustave Lanson, Histoire de la littérature française, Hachette.

«Le dessein de L' Esprit des lois, trop haut pour le lecteur moyen, était en même temps - d'où une première source de critiques acerbes et inquiétantes pour le repos de l'auteur -trop hardi pour les conservateurs étroits de l'époque.

Conservateurs en politique comme en religion, défenseurs butés du trône et de l'autel, fermés au mouvement des idées, incapables de reconnaître en Montesquieu ce qu'il était: un conservateur éclairé.

( ...

)Mais en sens inverse, ce haut dessein parut dérisoirement timide -et ce fut une seconde source de critiques moroses -aux vrais l 'œuvre sans lui ôter de sa force.

» " philosophes ", aux idéologues matérialistes de l 'Encyclopédie, adversaires, du moins intellectuellement, de l'ordre établi.

»Jean-Jacques Chevalier, Les Grandes Œuvres politiques, Armand Colin.

1 Lauros -Gir a udon 2, 3 Bibli o thèque muni cip ale de Bo rdea ux 4 grav ure de J.

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Arde ll d 'a pr ès A.

Ram say 5 ano nym e/ Aca dé mie des Scie n ces, Be lles Lett res et Arts de Bordea ux MO NTE SQUIEU 02. »

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