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L'affaire Dreyfus : De l'arrestation à la réhabilitation (Travaux Personnels Encadrés – Histoire – TES/TL)

Publié le 28/04/2016

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histoire

Recherche documentaire, Pistes de travail & Axes de recherches pour exposé scolaire (TPE – EPI)

Arrestation  d’Alfred  Dreyfus Condamnation à la déportation à vie Déportation à l'île du Diable, en Guyane

 

Picquart découvre les faux du dossier d'accusation

LE FAUX DU COMMANDANT HENRY

 

Le 2 novembre 1896, alors que Mathieu Dreyfus fait campagne depuis plusieurs mois en faveur de son frère, le commandant Henry, membre du Service des renseignements, remet au général Conse une pièce prétendument saisie à l'ambassade d'Allemagne : une lettre de l'attaché militaire italien Panizzardi à Schwartzkoppen accablant Dreyfus en toutes lettres. Convaincu de la culpabilité de Dreyfus mais conscient de la fragilité des preuves contre ce dernier, l'officier a forgé cette pièce, qui sera révélée au procès de Zola, en 1898. Lorsque, sa forfaiture révélée, Henry se suicide, la droite nationaliste ouvre une souscription pour soutenir sa veuve et son fils. Dans La Gazette de France, Charles Maurras, l'un des plus ardents antidreyfusards, peint Henry comme un «serviteur héroïque des grands intérêts de l'État» et qualifie sa fausse lettre de «faux patriotique».

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« U FAUX DU COMMANDANT HENRY L'affaire Dreyfus , dans son versant Le 2 novembre 1896, alors que Mathieu militaire et judiciaire , se conclut par la Dreyfus fait campagne depuis plusieurs victoire du droit et de la vérité .

mois en faveur de son frère , le commandant Henry , membre du Service des renseignements, remet au général Gonse une piéce prétendume n t saisie à l'ambassade d'Allemagne : une lettre de l'attaché militaire italien Paniuardi à Schwartzkoppen accablant Dreyfus en toutes lettres.

Convaincu de la culpabilité de Dreyfus mais conscient de la fragi lité des preuves contre ce dernier, l'offic ier a forgé cette piéce , qui sera révélée au procès de Zola, en 1898.

Lorsque, sa forfaiture révélée, Henry se suicide , la droite nationaliste ouvre une souscription pour soutenir sa veuve et son fils.

Dans La Gazette de France, Charles Maurras, l'un des plus ardents antidreyfusards, peint Henry comme un «serviteur héroïque des grands intérêts de l'État» et qualifie sa fausse lettre de «faux patriotique».

[email protected] UNANIM ITÉ CONTR E DREYFUS Les défenseur s de Dreyfus sont longtemps ultraminoritaires : hormis Lucie Dreyfus , sa femme, et Mathieu , son frère, seul le député républicain Joseph Reinach -qui a succédé à son ami Léon Gambetta à la tête de La République française- défend dès 1894 l'innocence de Dreyfus.

La classe politique , confiante en la justice militaire , fait bloc derrière l'armée , trahie.

En décembre 1894 , Georges Clemenceau , chef des républicains radicaux , écrit dans La Justice que Dreyfus n 'est .

Le pouvoir, cependan~ a changé de mains : le 19 septembre , le nouveau président de la République , Émile Loubet (élu en février 1899), signe la grâce d 'Alfred Dreyfus sur la demande du président du conseil Waldeck­ Rousseau (à la tête du gouvernement depuis juin), un juriste réputé.

LA R ÉHABILITA TIO N Alfred Dreyfus n'obtiendra justice qu'en 1906 .

Le 12 juillet de cette année-là , la Cour de cassation casse sans renvoi le verdict de Rennes.

Dreyfus est réhabilité et réintégré dans l'armée.

Picquart , également réintégré au grade de général de brigade , sera nommé ministre de la Guerre le 25 octobre 1906, dans le nouveau cabinet Clemenceau .

ZOLA ET LE SURSAUT DREYFUSARD Après la première intervention publique d'Émile Zola , l'un des plus célèbres écrivains d u mome n~ contre le fanatisme a ntisémite que déchaîne l'affaire Dreyfus, les premiers d reyfusards se tournent naturellement vers lui.

Convaincu de l'Innocence de Dreyfus, Zola engage le combat le 25 novemb re 1897 dans L e Figa ro, en prenant la défense de Scheurer­ Kestner, attaqué de toutes parts.

L'acquittement d'Esterhazy, le 1 1 janvier 1898 , incite Zola à change r de stratégie.

Il ne s'en tient plus aux principes abstraits de la Vérité et de la Justice, mais vise directement les responsables de l'Iniquité, au sein de l'état-major et de l'État.

Dans l'article q ue publie L'Aurore le 13 janvier, l'écrivain accuse nomméme nt le commandant Du Ptlty tk Clam , chargé d'Instrui r e l'affaire à partir d'octobre 1894 , et le généra l Mercier, m inistre de la Guerre qui a lancé la machine infernale contre Dreyfus .

Zola assume le risque d'être à son tour trad uit en justice, au nom d'u n devoir moral.

Son engagement lui vaudra une condamnation sévère, l'exil e t la haine durable de l'extrême droite nationaliste, antisémite et militariste .

En février 1898 , sur fond de procès Zola , naît la Ligue pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, fondée par Ludovic Trarieux , sénateur républicain et ancien ministre de la Justice .

Elle se donne pour objet premier de faire éclater l'innocence de Dreyfus, mais , au-delà du sort du capitaine , elle vise à défendre les libertés individuelles contre la raison d 'État.

La LDH rassemble des intellectuels , tels Victor Basch, Lucien Herr et Charles Seignobos , des hommes politiques répub licains et modérés , et des industriels éclairés .

LA LIGUE DE LA PA TR IE FRANÇAISE En réponse à la LDH , les intellectuels antidreyfusards fondent, en décembre 1898 , la Ligue de la patrie française .

Présidée par le poète Coppée et l'écrivain Jules -"'-....! _.., 1an. »

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