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Afrique-équatoriale française de 1930 à 1939 : Histoire

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L'Afrique-Équatorale française est une fédération qui regroupe, dès 1910, les colonies du Moyen-Congo, du Gabon, de l'Oubangui-Chari et du Tchad (rattaché en 1934). La capitale, Brazzaville, est en même temps le siège du gouvernement général. La structure administrative de l'AEF se différencie peu de celle de l'AOF, régie par des principes centralistes. Toutefois, l'AEF enregistre un net retard par rapport à l'AOF. Les territoires sont dominés par des compagnies concessionnaires, qui, en dépit des obligations auxquelles elles avaient été soumises au début du siècle par l'administration coloniale concernant Je développement des colonies. se contentent de tirer profit du commerce de l'ivoire, du caoutchouc et des bois tropicaux. Quant à l'administration coloniale, elle se montre peu désireuse de former un corps de fonctionnaires africains, lesquels doivent attendre 1935 pour

« Hetman, le sultan de Ra{a}'e, représente l'Oubangui-Chari lors des festivités données en /939 à l'occasion du premier 14-Jui//et de l'Empire. •Chevalier de la Légion d'honneur ... 11 parle bien le français mais ne sait ni lire ni écrire», ainsi commente la revue Match. © Co/lee/ion partictlfitre • Archives SGED être dotés d'une école supérieure et 1936 pour obtenir un véritable statut. GABON Au Gabon, l'intervention économique des autorités françaises se limite essentiellement à la réquisition de main-d'œuvre destinée aux chantiers forestiers et aux plantations. Toute forme d'opposition aux autorités coloniales est sévèrement réprimée et, au début de la décennie, Léon M'ba est exilé en Oubangui-Chari. Le regroupement politique d'organisations de défense d'intérêts atténue les rivalités entre les peuples Fang et Mwonge, ce dernier ayant su entretenir longtemps des relations privilégiées avec les autorités coloniales. MOYEN-CONGO En avril l930, les autorités coloniales foot arrêter André Matswa, symbole aux yeux de nombreux Balali du renouveau de l'empire du Congo et dont l'Amicale des originaires de I'AEF, fondée à Paris en 1926, était devenue un mouvement de masse anticolonial. La chute vertigineuse du cours des denrées en provenance des colonies, qui affecte en premier lieu les petits paysans, donne une nouvelle impulsion à ce mouvement d'opposition. Pour tenter de satisfaire les aspirations de ce mouvement qui exige des autorités coloniales qu'elles renoncent à leur projet de concentration de la population, le gouverneur nomme en 1938, au conseil d'administration de la colonie, un des représentants du peuple balali, entré en dissidence avec le pouvoir colonial. La construction de la ligne de chemin de fer reliant Brazzaville à Pointe­ Noire bouleverse encore l'équilibre traditionnel de ce pays, soumis des années durant à l'exploitation des sociétés concessionnaires. OUBANGUI-CHARI Ce territoire, situé entre les fleuves Oubangui et Chari, perd, de 1934 à 1937, son autonomie administrative pour être directement rattaché au gouverneur général de l' AEF. Les conséquences de l'exploitation du pays par les sociétés concessionnaires et Je recrutement forcé de travailleurs et de porteurs modifient considérablement les structures économiques et sociales traditionnelles et accélèrent l'exode de nombreux habitants vers Je Congo belge. Les mesures coercitives imposées par l'administration coloniale entraînent plusieurs rébellions, matées au terme de longs combats dans la brousse. La culture du coton stagne dans les années trente à la suite de la chute des prix due à la crise économique mondiale. Une amicale oubanguienne est fondée en 1938, afin de s'opposer à l'abandon par les autorités coloniales des investissements envisagés dans les domaines des transpons et de la scolarisation. TCHAD Les frontières déjà artificielles de ce petit territoire colonial sont modifiées au nom d'intérêts purement administratifs. Ainsi en 1930, le territoire du Tibesti, jusqu'ici partie intégrante du Niger, est rattaché au Tchad. L'état alarmant de cette colonie est en grande partie imputable à la faiblesse des investissements et au peu d'intérêt que semblent lui porter les autorités françaises. Ainsi, la productivité des plantations de coton dans Je bassin de Chari, dont une société concessionnaire (Contonfran) possède Je monopole, aurait pu être considérablement améliorée si la livraison des récoltes n'était pas subordonnée à la collecte des impôts. À la fin de la décennie, trois mille enfants seulement bénéficient d'un enseignement scolaire primaire. Les disparités entre le nord, peuplé de tribus nomades de religion musulmane, et Je sud, peuplé de chrétiens et animistes sédentaires, sont encore aggravées par l'attitude des colons qui préfèrent confier aux chrétiens scolarisés les postes de responsabilités. »

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