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Analyse de document : Discours des 5 libertés d'Adolphe Thiers

Extrait du document

« Adolphe Thiers (1797-1877), avocat, journaliste, historien et homme d'État français est une des figures les plus importantes de la France du XIXème siècle. En effet, premier président de la IIIème république et ayant joué un rôle très important dans la monarchie de juillet, c’est lui qui pousse Louis-Philippe sur le trône en 1830 . En 1863, il est élu député de la Seine à Paris. Le 11 janvier 1864, lorsqu’il présente ce discours devant le Corps législatif (assemblée législative française ayant pour fonction d'adopter les lois), il fait sa rentrée parlementaire, quand l’Empire se libéralise et réclame les “libertés nécessaires”. Le document présenté est donc le texte du discours d’Adolphe Thiers prononcé le 11 janvier 1864 devant le Corps législatif. Il a pour sujet principal les “libertés nécessaires”, thème omniprésent dans le texte. Comment l’opposition libérale veut-elle mettre fin aux pratiques autoritaires du Second Empire ? Dans un premier temps, nous verrons que l’opposition libérale veut mettre fin aux pratiques autoritaires du Second Empire en instaurant des libertés civiles puis dans un second temps, qu’elle veut aussi mettre en place des libertés publiques. Le Second Empire est marqué par des pratiques autoritaires lourdes encadrant la population. Pour lutter face à cela, Adolphe Thiers soutient plusieurs libertés qu’il dit nécessaires. Parmi ceux-là, il veut des libertés civiles, c'est-à-dire des libertés qui soutiennent les citoyens. Lors de son discours il présente d’abord la première des libertés dîtes “nécessaire” qu’est la liberté liée à la sécurité/sûreté : “sécurité du citoyen”. En effet, il dit que tout citoyen doit aussi bien être en sécurité chez lui que dans tout l’Etat. C’est à dire qu’il ne veut pas que la liberté nuise à la sécurité du citoyen avec les mots : “sans être exposé à aucun acte arbitraire”. Néanmoins, il nous dit que cette liberté ne peut pas fonctionner si le citoyen n’en prenait pas conscience : “s’endormait dans une tranquille indolence”. Ensuite, Thiers nous dit que pour que le citoyen ne soit pas indifférent à cette liberté, il faut que tous les citoyens y pensent car si chaque citoyen y pense seul, il n’aurait pas l’opinion des autres et ainsi ne pourrait pas échanger ses idées avec les autres citoyens, c’est ce système d’échanges qui est à la base de l’opinion publique. Mais pour que celle-ci puisse se développer, il faut que la presse soit libre car c’est elle qui diffuse cette opinion publique et qui avertit les citoyens de l’opinion des autres. C’est là qu’intervient la liberté d’échange dans les idées qui est la deuxième des libertés “nécessaires” de Thiers. Cette liberté aide essentiellement à lutter contre la pratique autoritaire de la censure selon laquelle l’Etat contrôle l'information avant sa diffusion. Par ailleurs, Thiers nous montre une seconde réflexion concernant les libertés, en effet, il ajoute à son discours les libertés liées à la politique. La première d’entre elles qu’il énonce ligne.21 est la liberté des élections/électeurs. Cette liberté consiste à ce que chaque citoyen puisse avoir le droit de choisir pour qui il vote et par conséquent qui il élu. Mais surtout, cette liberté consiste à ce que chaque citoyen réfléchisse par sa propre pensée et ainsi qu’il ne soit pas influencé par les lois ou le gouvernement, « qu’il puisse imposer sa volonté dans les élections ». Cette liberté fait encore une fois face aux pratiques autoritaires du Second Empire puisqu'elle permet une liberté de choix et plus particulièrement une liberté de choix politique car le second empire est avant tout un régime autoritaire mené par un coup d'État. Ensuite, Thiers utilise une seconde liberté pour contrer la censure et la répression des représentants de l’Etat : “ce contrôle arrive trop tard et qu’on ait que des fautes irréparables à déplorer”. Cette liberté est celle de la représentation nationale. Thiers veut que grâce à »

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