Devoir de Philosophie

Grand oral du bac : Histoire LA RENAISSANCE

Publié le 09/02/2019

Extrait du document

histoire

En outre, les Espagnols rapportent d’Amérique des plantes promises à un grand avenir sur les tables européennes: la pomme de terre, le mais, la tomate.

 

L’Italie du Quattrocento (le xvj siècle), à la pointe du renouveau, s’inscrit donc dans le mouvement général de transformations, de découvertes et d’innovations qui touchent l’Europe de cette époque.

 

Un nouvel état d’esprit

 

Les mutations économiques du XVe siècle accompagnent d’importants changements dans les mentalités. La nouvelle société européenne qui émerge alors, entreprenante et active, favorise l’affirmation de la valeur de l’individu. La vie intellectuelle, dominée par le clergé durant tout le Moyen Âge, commence à se laïciser avec l’apparition d’une bourgeoisie urbaine riche et instruite. Celle-ci accepte de moins en moins facilement les arguments d’autorité de l’Église en matière d’accès au savoir et à la pensée.

 

Cette évolution des esprits donne naissance à l’humanisme, mouvement intellectuel qui met la dignité de l’homme au centre de ses préoccupations. L’idéal des humanistes est marqué par le goût du beau, qui est pour eux le reflet de la perfection

 

Le premier livre imprimé par Gutenberg vers 1450 fut la Bible. Chaque page avait 36 lignes; la deuxième édition en comportait 42.

de Dieu. Il est nourri des grands penseurs de F Antiquité gréco-romaine, qui ont atteint, pensent-ils, cet idéal de vie dont le Christ a représenté l’aboutissement divin. Platon, Aristote, Cicéron, Sénèque, ces auteurs païens abordés avec un intérêt mêlé de méfiance par les clercs médiévaux, sont pour l’humaniste des détenteurs de vérités. Les humanistes préconisent également une lecture personnelle de la Bible, sans la médiation d’interprète écclésiastiques, pour redécouvrir le message chrétien dans sa pureté originelle. Le précurseur de l’humanisme est l’italien Pétrarque (1304-1374), qui étudie les textes anciens dans leurs langues ori-

Giraudon

Le thème de cette tapisserie est médiéval

 

(la vie de saint Rémi aux ÿ-vf siècles dans la ville de Reims) mais les costumes et le décor sont ceux de la Renaissance.

 

ginelles: latin, grec, hébreu. À partir du milieu du xv siècle, la diffusion de l’humanisme dans toute l’Europe est puissamment aidée par la mise au point de la typographie moderne (1445), par Gutenberg. Cette innovation révolutionnaire met le livre, autrefois rare et cher, à la portée d’un public beaucoup plus vaste. Une véritable « République des Lettres», réunissant des intellectuels qui correspondent et débattent entre eux, émerge à l’échelle du continent. Florence, Paris, Lyon, Anvers, Oxford, Cologne, Bâle, en sont les capitales.

 

Érasme de Rotterdam (1469-1536) est la figure la plus marquante de la pensée humaniste du début du xvie siècle. Il écrit pour le jeune Charles de Bourgogne, le futur empereur Charles Quint (1500-1558), son Éducation du prince chrétien, qui expose les conceptions de l’éducation humaniste.

 

En Europe du Nord, région marquée par une forte inquiétude religieuse depuis le début du XVe siècle, l’idéal humaniste débouche sur la Réforme protestante. Fbur son initiateur, l’allemand Martin Luther (1483-1546), la Réforme est une réaction à la corruption de l’Église de son temps. Contre les «indulgences», ces pardons accordés par l’Église contre de l’argent, il affirme en 1517 que Dieu seul accorde le salut aux croyants et proclame que la Bible est la seule source de foi, reniant l’institution de l’Église. Luther est excommunié par le pape, mais la Réforme gagne une grande partie de l’Europe septentrionale dans les premières décennies du xvie siècle (Allemagne du Nord, Scandinavie, Suisse, Pays-Bas, Angleterre).

 

Ce mouvement initié par Luther éclate au moment où l’Église catholique commence elle-même à réfléchir sur une réforme de ses institutions après avoir combattu toutes les hérésies qui ont ensanglanté le Moyen Âge. La Réforme protestante fait accélérer cette tendance. Lors du concile de Trente (1545-1563), l’Église catholique réaffirme son autorité contre les thèses de Luther et engage une réforme du sacerdoce. La Réforme consacre, dans l’Europe du xvie siècle, la fin de l’unité de la Chrétienté médiévale mais l’idée d’universalisme se retrouve au niveau culturel voire politique.

histoire

« du Nord, coton et soies d'Orient.

..

mais aussi l'alun, indispensable décapant au dégraissage des laines, et les produits pour la teinture) Florence et les villes lombardes-Milan, Côme, Brescia, Bergame, Pavie­ ont développé une puissante industrie du drap de laine et du drap fin.

L'importante production de Flo­ rence (cent mille pièces de tissus par an) est expor­ tée partout en Europe.

La ville de Lucques se spé­ cialise dans la soie tandis que Venise également réputée pour ses soieries, développe son savoir-faire en matière de constructions navales, de verreries, de savonneries, et d'imprimeries.

Naples, quant à elle, est fameuse pour ses dentelles et ses passementeries.

La puissance des villes italiennes du Nord et du centre est encore plus manifeste dans le domaine du commerce et de la finance.

Ayant judi­ cieusement entretenu leurs relations avec Constan­ tinople et le monde musulman entre le v• et le �siècle, à une époque où l'Occident se repliait sur lui-même, les marchands italiens ont su profiter du renouveau des échanges à partir du XI' siècle pour monopoliser le commerce en Méditerranée.

Au cœur du commerce international aux XIV' et XV' siècles, les villes italiennes sont implantées aussi bien en Orient qu'en Occident par le biais de comp­ toirs et succursales.

Gênes et Pise d'abord, Venise ensuite, s'enrichissent grâce au négoce des pro­ duits venus d'Orient et d'Extrême-Orient (soieries, épices, coton, sucre ou métaux précieux).

Florence et Milan font pour leur part fortune en commerçant avec l'Allemagne et l'Europe du Nord.Ouest.

Afin de faciliter leurs échanges, les Italiens ont, au XV' siècle, généralisé l'usage de l'assurance et celui de la lettre , DATES CLES 1397 Naissance de la banque Médicis à Florence.

1434-1464 Cosme de Médicis est seigneur de Florence.

1450 Le condottiere François Sforza succède aux Visconti à la tête de Milan.

1469-1492 Apogée de Florence sous l'impulsion de Laurent de Médicis, dit le Magnifique.

1494 Chute des Médicis à Florence.

Intervention de la France et de l'Espagne dans les affaires italiennes.

Début des guerres d'Italie.

1500-1530 Période de la Renaissance artistique, en France.

de change, instruments financiers qui leur per­ mettent de devenir les banquiers des grandes foires européennes.

Certaines familles italiennes, tels les Médicis de Florence, amassent des fortunes consi­ dérables qui servent à financer la construction de monuments munificents et à entretenir le talent créatif de multiples artistes, stimulant ainsi un art nouveau tranchant avec l'austérité du Moyen Âge.

Une Italie politiquement émiettée La situation de l'Italie est paradoxale: sa force éco­ nomique n'a d'égale que sa faiblesse politique.

La péninsule est, depuis le xnr siècle, le théâtre d'inces­ santes luttes opposant guelfes et gibelins, partisans respectifs du Pape et du Saint Empire romain ger­ manique.

Les empereurs germaniques ayant renoncé à dominer l'Italie à partir de 1310, et la papauté s'étant installée en Avignon jusqu'en 1376, les seigneurs des multiples cités-états ita­ liennes s'investissent dans d'incessants conflits territoriaux, visant à soumettre la campagne envi­ ronnante ou à annexer la ville voisine.

Pour combattre, les uns et les autres font appel à des troupes de mercenaires, recrutés et com­ mandés par des condottiere.

Ces seigneurs pauvres et désireux de s'enrichir louen t leurs services à un prince ou à une ville par un contrat: la condo tta.

Généralement lié au plus offrant, les condottiere n'hésitent pas à changer de camp au gré des avantages financiers.

Au XIV' siècle, et pen­ dant la première moitié du xV', des guerres conti­ nuelles opposèrent ainsi Florence, Milan, Gênes, Venise, Pise, ou Sienne ...

, les cités-états les plus fortes se consolidant aux dépens des plus faibles.

Par ce processus, la carte de l'Italie en vint donc à se simplifier, passant d'une vingtaine d'États sou­ verains aux formes gouvernementales les plus diverses (république urbaine, duché, marquisat, sei­ gneurie, ou royaume) à une seule dizaine.

A la fin du XV' siècle, la péninsule se trouve dominée par cinq États principaux autour desquels gravitent les autres.

Parmi ces cinq États, seule la république de �nise fait figure de grande puissance politique et écono­ mique, disposant de territoires tout au long des côtes orientales de l'Adriatique, mais aussi de comp­ toirs en Méditerranée orientale et dans la mer Noire.

En outre, Venise vient de conquérir la riche Vénétie (la basse vallée du Pô) au détriment des autres États italiens.

Dirigée par un doge élu à vie, assisté de deux conseils, dont un Grand Conseil rassemblant les principales familles marchandes de la ville, Venise a pour voisin le puissant duché de Milan, � Commencé en 1457 par Luca Fancelli pour le compte de la famille Pitti, rivale à Florence des Médicis, ce palais aussi monumental que le palais Médicis bâti quelques temps auparavant dans c le même style.

� Finalement racheté � en1550par il: � les Médicis, il fut .§ agrandi à plusieurs 1ii reprises au cours Bl du xv11f siècle.

! Fils de Laurent de Médicis, Jean fut nommé A cardinal puis pape de 1513 à 152 1 sous le nom de Léon X.

Protecteur des arts, il est ici peint par Raphaël, entouré de deux cardinaux.

fondé par la famille des Visconti, mais dirigé depuis 1450 par le condottiere François Sforza, puis par son fils Ludovic.

Amateurs d'art, ces seigneurs firent de Milan un des foyers majeurs de la Renaissance.

Plus au sud, Florence est une république contrô­ lée depuis 1435 par une riche famille de banquiers, les Médicis, eux aussi protecteurs des arts et des lettr�.

Bien gu'affaiblis par les luttes dynastiques, les Etats de l'Eglise et, au sud, le royaume de Naples aux mains des rois d'Aragon continuent quant à eux à se disputer âprement la prédominance en Ita­ lie centrale et méridionale.

Dans ce contexte tour­ menté, la Renaissance italienne s'affirme.

La com­ pétition entre ces cinq riches puissances stimule en effet le mécénat artistique, culturel et scientifique, par lequel chacune compte affirmer son prestige.

L'essor de l'Europe du xV" siècle Les guerres d'Italie, à partir de 1494, sont l'inter­ vention militaire dans la péninsule de grandes puis-. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles