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La campagne de France (Mai 1940 à Juin 1940) - Histoire de la seconde guerre mondiale

Publié le 13/08/2013

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Le 10 mai, à l'aube, l'avhdion allemande effectue des bombardements sur les terrains d'atterrissage belges et hollandais et sur les aérodromes français de la région du nord et de l'est, ainsi que sur les voies ferrées, les gares et les camps militaires. Parallèlement une puissante armée blindée placée sous le commandement du général Ewald von Kleist se dirige vers les Ardennes. Ces forces, qui comprennent notamment les trois divisions du corps d'élite du général Heinz Guderian, ont pour objectif, conformément au plan élaboré par Manstein, de faire sauter le «verrou« de Sedan.

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« • Le 14 mai au soir, l'état-major allemand peut considérer que la percée est réussie sur la partie la plus difficile du front allié : la voie est libre pour réaliser des opérations de grande envergure dans l'arrièrlLpays.

En effet, face à l'enveloppement des deux tiers de son front.

le général français André Corap a dO donner l'ordre de repli sur la position frontière.

Ainsi découverte, la 1" armée française est contrainte d'abandonner la trouée de Gembloux et de se replier vers l'Escaut • En Belgique également la campagne se déroule au détriment des Alliés.

Anvers tombe aux mains des Allemands le 18 mai.

La position alliée sur la Dyle résiste mal aux assauts répétés des .,._ IIIINHs de la Wehrmacht t:éventual~é d'une attaque française contre le flanc sud inquiète toutefois les chefs militaires allemands.

Cependant.

l'offensive redoutée n'a pas lieu.

Seule la Il' armée française tente, sans succés, d'enfoncer le front ennemi prés de Montrnédy et de Sedan.

De même, l'aviation alliée échoue à détruire les passages allemands sur la Meuse .

Le 15 mai, Londres s'oppose à un engagement accru de la Royal Air Force.

Churchill, qui a pris la tête du gouvernement le 10 mai, pense qu'il est temps de renforcer la défense des nes Britanniques.

• Alors qu'en Belgique les troupes commencent à évacuer le terrain, à Paris, le président du Conseil Paul Reynaud prononce un discours radiodiffusé qui informe les Français des graves revers subis par l'armée.

Tout.

désormais, semble concourir à une débade de grand style.

Ainsi, le 19 mai, le général Gamelin est remplacé à son poste par le général Maxime Weygand, rappelé de Syrie .

Cette rupture du commandement intervient au plus mauvais moment.

reportant une décision d'attaque susmée par la s~ation exposée de la tête du GA A.

coupée de ses arrières.

• De retour à Paris, le général Weygand entend faire exécuter son plan consistant à lancer un groupement franco-britannique le 23 mai -jour où Gand tombe aux mains des Allemands - depuis Arras-cambrai jusqu'à Bapaume, objectif également fixé à la VIl' armée depuis la Somme.

Ce plan implique toutefois une nouvelle retra~e de l'armée belge pour couvrir efficacement cette action.

Le roi Léopold consent à abandonner la solide position de l'Escaut pour se reporter sur l'Yser.

Mais les mauvaises liaisons du commandement.

l'encombrement des routes dO à l'action de l'aviation allemande et au flot des réfugiés ont pour effet de retarder les concentrations de troupes indispensables pour lancer la contre­ attaque.

Certes, deux divisions britanniques parviennent à retenir la 7' division de panzers (7' PZD) prés d'Arras le 21 mai, mais la reprise de l'offensive du XIX' corps blindé allemand, cette fois plein nord vers Boulogne, rend la position anglaise à Arras intenable et menace le corps expéditionnaire britannique (BEF) d'encerdement LI UMIAIIQUEIIENT DE DUNIIEIIQIIE • Le 25 mai, lord Gort décide de replier tout le BEF sur Dunkerque.

De son cOté, le général Weygand se résout à ordonner au 1" groupe d'armées de sauver ce qui peut l'être en se repliant également sur Dunkerque.

• Les Anglais parviennent à Dunkerque avant les Allemands car, le 24 mai, Hitler a ordonné à la 1" PZD et au XLI' CA de stopper leur avance pour laisser à la seule Luftwaffe le soin de détruire les armées encerdées.

Lorsqu'il annule cet ordre, le 26 mai, il est trop tard : la tête de pont de lMMet'flle est solidement tenue .

Alors que les IV' et v• corps français luttent dans Lille, le Ill' CA et les restes du corps de cavalerie parviennent jusqu'à Dunkerque.

Du 28 mai à l'aube jusqu'au 3 juin, plus de 220 000 Anglais et 100 000 Français peuvent embarquer grace à l'action efficace et les sacrifices des deux marines et du Fighter Command qui réuss~ localement à récupérer la maltrise de l'air.

Alors que s'effectue le rembarquement.

l'armée belge, littéralement accablée, cap~le avec son roi (28 mai).

r------------o~...------------1' Pour les Alliés, cette première phase des combats à l'ouest est un vér~ble LA MUlE AUI CUIS IIUEIIANDS PLUS NOIIIIEUX 7 • De nombreux auœurs se sont ~sur la comparaison des forœs en Jrisenœ en mai 1940.

1 ressort que.

...,.,._., la Franœ et fAIIema&ne alipnt des elfmifs sensiblement...._ Mais le cNbal s'est utout aistalsé sur la question des blindés pk.et que sur le nombre et la valu des dMsions.

o À 1ft les COIIIInelaRs de 1'4poque.les dlars français étaient de canœplion andenne, les IIIOCiles pU réœnls lienant lieu de sp«jmens eu éprd à lu faible nombre.

Que la défaite ait lin*menl tenu à la ~des panzers.

la thèse avait de quoi séduire le aouvemement de Vld!y.

Mais comme le 5GIIIiifte le~ Gamelin, le mythe est mmmode llliiÏS bien peu solide : • La thèse elu &IIIMfllelllenl de \'ichy, qui a si profonclfment ~ française.

fut que les !NII:mi015 • ._~~~,en mai 1940.

une ~~endlars de combat- Dè le 10 mai, des Mlualions fantaisisles circulent -de 7000 à7 500 dlars • Conœmant le nombre eraâ de blindés allemands, les éludes les plus ~aboutissent à des chiffres très proches de ceux fournis en 1944 par l'inspection~ des panzers.

soit environ 2 600 chars.

POli' la France.

les mêmC!s auleln s'accordent sur un chiffre compris eon 2 400 et 3 000 blindé.

Si l'on tient la supériorité numérique poli' une aimable lidion, que nous enseigne la comparaison qualitative 1 Du côté allemand, on reprde les dlars français iMC circonspectiol~ à I"IIISiar du géMral Waller Goerlitz pcu qui œs derniers sont • plus nombreux.

plus sérieusement conslruils et beaucoup plus fortement lllincMs que les chars allemands-.

• La~ des engins~ souliane l'abfme qui~ les conœplions de lu emploi alemancle et française : les 2 600 paiiZI!I'S disponibles sont en tolalilé alfeclé aux 10 PZD, alors que les 50 bataillons de dlars français sont.

pour les deux tiers, disséminés dans les iiiiMes.

désastre : le matériel de 18 divisions franco-anglaises abandonné dans les Aandres, prés de 1 million de prisonniers français, anglais, belges et néerlandais témoignent que jamais le commandement français n'a pu se remettre de la surprise provoquée par la concentration des forces allemandes au débouché des Ardennes .

LA MARCHE VERS LE SUD : 5-14 JUIN • Dés le 29 mai, Hitler a décidé de retirer troupes blindées et motorisées des forces d'Investissement de Dunkerque afin d'agir rapidement vers le sud et ainsi d'anéantir l'armée française .

En quelques jours, I'OKH réuss~ à effectuer un redéploiement complet de son dispositif .

• Le commandement suprême des forces choi~ de répartir de manière égale ses moyens entre GA B et GA A.

le GA C (von Leeb) devant être déployé face à la ligne Maginot Le GA B (von Bock) est chargé de faire porter son effort sur la Basse Seine et sur Paris .

Au GA A incombe l'exécution de l'opération principale, c'est-à-dire une offensive enveloppante vers sur les routes de l'exode offrent une cible de choix à la Luftwaffe.

• Dés le 10 juin, alors que le gouvernement français quitte Paris pour Tours, Weygand est conscient que la partie est jouée .

Certes le groupe d'armées Il, qui tient la ligne Maginot.

forme encore un ensemble cohérent.

mais les prélèvements successifs qu'il a subis au pro~ du champ de bataille l'ont fortement dégarni .

LA CCIIIQUbE DU 1111110111 • Le Il juin, alors que Weygand affirme au Conseil des ministres que la cessation des hostil~és s'Impose, le groupement von Kleist.

qui a débordé Paris à l'est.

s'empare des ponts de Nogent et de Romilly-sur-Seine.

L'armée de Paris abandonne la position autour de la cap~le qui est dédarée ........

'-l....._ ___ .~...,_~ ville ouverte .

Le 14 juin, les premiers soldats allemands sont à l'fllfs.

OlleMiYes allonooodes Langres et le Jura, par les vallées de la Seine, de la Marne et de la Meuse.

• Acculées à la défensive, les forces françaises ne peuvent opposer aux 139 divisions allemandes que l'équivalent de 71 divisions, y compris les garnisons de la ligne Maginot C'est donc dans le cadre d'un rapport de un contre deux, aggravé par la domination de la Luftwaffe et le fa~ que les divisions françaises les mieux équipées ont disparu entre le 10 et le 28 mai, que le général Weygand arrête son plan.

Il s'agit dans l'esprit du commandant en chef de tenir sur un front continu, matérialisé par la Somme, le canal Crozat.

l'Ailette et l'Aisne jusqu'à Vouziers, puis se raccordant à la ligne Maginot à partir de Montmédy.

Il est évident que les batailles qui s'annoncent vont être décisives car, si le front est rompu, Weygand ne dispose plus de réserves pour bloquer la percée des panzers.

W IATAIWS DE LA SoMME ODE I."AisNI • A l'aube du 5 juin, le GA B se met en marche .

Il ne lui faut que peu de temps pour réaliser sa percée sur la Somme et l'Ailette, et le xv• corps de la IV' armée atteint Rouen.

o Le 9 juin, c'est au tour du GA A de passer à l'offensive.

En forçant le passage sur l'Aisne, de l'Argonne à Rethel, il se heurte à une vive résistance des 36 • et 14 • divisions d'Infanterie.

Mais à l'ouest de Rethel , les Allemands parviennent à établir une tête de pont dans laquelle le général Guderian s'engouffre.

La IX' armée allemande atteint l'Ourcq et la Marne le 10 juin, obligeant les IV' et Il' armées françaises à abandonner l'Aisne et à se replier sur les monts de Champagne .

!:abandon de l'Aisne marque la fin de toute résistance organisée et cohérente de l'armée française.

Les colonnes de soldats refluant avec les drils • C'est dans ce contexte que le GA C lance son offensive depuis la Sarre et.

le lendemain, à travers le Rhin ; l'arrivée des forces de Guderian le 14 juin à Saint-Dizier et la prise de Verdun le 15 juin par la XVI' armée menacent d'encerclement à l'est les forces restantes.

• Comme la Seine , la Loire ne constitue aucunement un obstacle à la progression foudroyante des troupes allemandes .

Il en va de même, à l'est.

de la progression du groupement Guderian : Chaumont est atteint le 14 juin, Gray le 15, Besançon et Vesoul le 16, Pontarlier et la frontière le 17.

La veille, le président du Conseil Paul Reynaud a démissionné, laissant la place au maréchal Pétain.

Ce dernier entame le 17 juin les négociations d'armistice .

• Le 20 juin, l'armée ~lienne qui, depuis le 11 juin, est demeurée dans une prudente expectative à la frontière, dédenche une offensive générale dans les Alpes défendues avec acharnement par l'armée du général Oiry .

Mais ce dernier, pris à revers par le XVI' corps blindé allemand arrivé peu avant à Lyon, ne peut renverser le cours de la guerre .

o Convoquée par Hitler le 21 juin à Rethondes, théatre de l'humiliation allemande du 11 novembre 1918, la délégation française reço~ le texte des conditions d'....&tlœ que le général Charles Huntziger signe le 22 juin.

Le cessez-le-feu prend effet le 25 juin à 0 h 35.

Mais ce n'est qu'au début du mois de juillet que les dernières garnisons de la ligne Maginot acceptent d'arrêter le combat. »

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