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La France et ses colonies (du milieu du XIXè siècle jusqu'à 1962) - devoir d'histoire

Publié le 02/10/2011

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Nous nous intéresserons dans cette seconde partie au système colonial français, c'est-à-dire aux différentes formes de domination que la France exerce sur les peuples colonisés, qu'elles soient politique, économique ou culturelles.  Il est judicieux de se demander dans un premier temps pour quel type d'administration la France opte en terres colonisées et comment elle se met en place. Sur la scène politique française de l'époque, le débat est le suivant : faut-il mener une politique d'assimilation, c'est-à-dire intégrer les peuples colonisés à la communauté civique française ou plutôt une politique d'association, qui conserve les structures du pouvoir en place et qui est davantage respectueuse envers les coutumes locales ?

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« protectorats (Maroc, Tunisie et Annam) où les souverains sont laissés en place mais opte majoritairement pour unepolitique coloniale intégrationniste, c'est-à-dire d'assimilation, envers l'Algérie, seule colonie de peuplement etconsidérée comme un ensemble de départements français dirigée par le ministère de l'Intérieur mais égalementenvers l'AEF, l'AOF et l'Indochine sous administration directe des ministères des colonies.

La France ne tient querarement compte des autorités et des traditions locales, elle ne reconnaît pas les mêmes droits aux populationscolonisées qu'aux citoyen français, le trait marquant du système colonial français étant la ségrégation ; c'est ce quiprovoquera par la suite le début des contestations coloniales.D'un point de vue économique, peut-on parler d'exploitation économique ou plutôt de mise en valeur ? Il est vrai queles infrastructures (ports, routes...) se sont développés dans les colonies, mais toujours dans l'intérêt de lamétropole.

La France pratique une économie de traite (système d'exploitation par des sociétés commerciales ou descommerçants privés qui disposent de comptoirs dans les colonies) et les richesses des colonies profitent davantageaux français métropolitains qu'aux populations locales.

Ce système économique a pour conséquence que l'onprivilégie l'exploitation des matières premières et minières aux cultures agricoles et vivrières.

De plus, on assisteparfois à des expropriations forcèes, comme par exemple celles des fellahs (paysans) en Algérie où les colonspossèdent 40% des terres indigènes exploitées.

On peut donc dire que les efforts fournis servent essentiellement lesintérêts français.Qu'en est-il maintenant de la mission civilisatrice mise en avant par les dirigeants français au début de l'expansioncoloniale ? Au niveau de l'amélioration de l'éducation et du système de santé, les efforts sont encore insuffisants :en Algérie, seul 50% des élèves de primaire sont musulmans et ils ne représentent même pas 15% des élèvesscolarisables.

La domination idéologique de l'Empire français réside en partie dans la pratique de l'acculturation (latransformation des modes de vies et de pensées d'un groupe d'individu au contact d'une culture différente) bien queles colonisés ne soient jamais égaux aux colons.

Par exemple, ils n'ont pas le droit de vote avant la seconde guerremondiale (le projet Blum-Violette ayant échoué).

Leurs droits et devoirs sont regroupés dans le code de l'Indigénaten vigueur de 1887 à 1946, il est spécifique aux Indigènes, considérés comme une « race inférieure ».

L'idéal colonialest largement partagé dans la métropole, comme en témoigne le succès de l'exposition coloniale dès 1931 àVincennes qui a attiré 31 millions de visiteurs en une année.

Quant aux missions religieuses, elles n'ont pas été ungrand succès.

La culture islamique a fortement résisté ; en Afrique et en Asie, le christianisme a le plus souvent étémêlé à des cultes locaux.

En effet, on ne peut pas bouleverser les traditions d'un peuple aussi facilement que lescolonisateurs français le pensaient. III) Les raisons de la chute et de la disparition de l'Empire français Nous nous intéresserons dans cette dernière partie au processus de décolonisation et à la disparition de l'Empirefrançais après la seconde guerre mondiale dont on trouvait déjà les prémisses dans les contestations nées au seindes colonies dans l'entre-deux-guerres (par exemple la guerre du Rif en 1925-1926).Intéressons nous d'abord au développement des mouvements d'indépendances : ces derniers émergentvéritablement à partir de la seconde guerre mondiale dans l'Empire français avec la publication en Algérie duManifeste du peuple algérien par Fehrrat Abbas en 1943, la création du parti l'Istiqlal au Maroc en 1944.

Desémeutes ont lieu en Algérie à Sétif (1945) et à Madagascar (1947) et sont réprimées dans le sang.

En Indochine, HôChi Minh prend la tête du Viet-minh qui réclame l'indépendance immédiate qui sera conquise par la violence sinécessaire.

Ces mouvements nationalistes jugent l'indépendance légitime au nom des droits de l'homme et ducitoyen que la France ne respecte pas.

De plus, ces colonies ont beaucoup participé à la guerre de 1939-1945 auxcôtés de la France et demande une certaine reconnaissance qui passerait par la proclamation de leur indépendance.Les mouvements nationalistes dénoncent également l'impérialisme français qui bafouent les identités et les culturesnationales du fait de la ségrégation qui règne dans les colonies.

De l'autre côté, l'Empire français sort fragilisé de laseconde guerre mondiale, notamment par la débâcle de l'armée française en 1940.

Le prestige de la métropole et desa politique est alors sévèrement écorné.Le processus de décolonisation se déroule finalement dans la violence dans deux colonies françaises : en Indochineet en Algérie.

En Indochine, Hô Chi Minh proclame l'indépendance de la république démocratique du Vietnam le 2septembre 1945.

Face à un mouvement communiste qui veut mener une révolution, la France adapte une attituderigide : elle s'engage dès 1946 dans une épreuve de force qui conduit à la guerre d'Indochine et aboutit à la pertede la colonie après la défaite de Dien Biên Phu le 7 mai 1954.

En Algérie, la situation est davantage tendue car cettecolonie est solidement ancrée à la France.

La guerre d'Algérie débute le 1er Novembre 1954 par des attentatscommis par le FLN (Front de Libération Nationale).

Elle prend rapidement de l'ampleur et la France envoie les« paras » lors de la bataille d'Alger en 1957.

L'année suivante, l'insurrection d'Alger provoque le retour du Général deGaulle au pouvoir.

Ce dernier se rend compte que la proclamation de l'indépendance est inéluctable : les accordsd'Evian seront signés le 18 mars 1862 et mettent fin à la guerre.

L'indépendance est proclamée le 3 Juillet 1962.Les décolonisations dans l'Empire français ne se font cependant pas systématiquement par la violence.

Après ladéfaite de Dien Biên Phu, le problème algérien, l'opinion publique change.

Des négociations s'amorcent avec lespartis nationalistes dans les colonies.

En 1955, Pierre Mendes France, alors Président du conseil accorde l'autonomieinterne à la Tunisie et son successeur Edgar Faure, fait revenir le sultan du Maroc.

Ces faits conduiront àl'indépendance totale de la Tunisie et du Maroc en 1956.

Cette même année, la loi-cadre Deferre est adoptée : elleprévoit une décolonisation en douceur tout en gardant des liens avec l'Afrique noire.

En l'année 1958, chaquemembre de l'AOF et de l'AEF vote pour l'autodétermination puis, en 1960, pour sa propre indépendance. Conclusion En 1962, il n'y a plus d'Empire colonial français, un Empire que la France a voulu à partir de 1880 pour assouvir savolonté de puissance et devenir une des plus grandes puissances mondiales à la fois sur le plan économique et sur le. »

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