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Repas quotidiens et mets de fête dans l’Egypte ancienne

Publié le 30/09/2018

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UN FOURNEAU CYLINDRIQUE Chez les Égyptiens aisés, les cuisines étaient équipées de fourneaux en poterie de forme cylindrique d'un mètre de hauteur. En bas, une porte servait à retirer la cendre. A l'intérieur, une grille servait de support au combustible : résidus de plantes séchées, excréments séchés d'animaux, charbon de bois (djabet). Chez les plus pauvres, la marmite était souvent placée sur des pierres disposées en un cercle au centre duquel on plaçait le produit de combustion. 

Les Égyptiens faisaient trois repas par jour. Ceux du matin et du soir étaient plus copieux que celui du midi. Si on ne sait rien des recettes culinaires égyptiennes des sujets de Pharaon, on peut néanmoins penser qu'ils aimaient la bonne chère. 

Un repas chez un notable: Paneferê est un riche propriétaire terrien qui aime inviter des amis dans sa maison de campagne, située à quelques kilomètres de Thèbes. Une oasis de paix et de verdure, et surtout une cuisine de grande réputation. Car Paneferê adore bien manger et le faire savoir. Tout est produit sur son domaine, excepté le vin blanc qu'il fait venir spécialement du Delta, réputé pour être le meilleur. Tôt ce matin, il a pris un repas dans sa chambre dès la fin de sa toilette. Du lait, des dattes, des petits pains ronds fourrés, une tranche de viande et des gâteaux au miel et au cumin. D'habitude il boit de la bière, mais aujourd'hui elle n'est pas assez fraîche à son goût. Après une matinée passée à inspecter un de ses domaines, il rentre pour le déjeuner. Un repas frugal,  

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« gnons, de la viande séchée, du fromage et des figues pour que Senefer puisse manger à sa guise à midi, au mome n t où le solei l sera le plus ardent.

Pour ce soir, el­ le a promis de faire rôtir un canard, attrapé dans les marais par leur voisin qu i, avec sa fami lle, viendra le partager.

Chez les Égyptiens pauvres, cette a limentation est qua ­ si quotidienne.

On y ajoute quelque fois un peu de poisson pêché dans les ma­ rais et mangé cru, séché au soleil ou encore salé pour être conservé.

Et, une fois de temps en temps, les jours de fête, une oie rôtie à la broche, des pois chiches, des galettes mo l le s, sortes de crêpes fourrées avec des oi­ gnons et de la purée de pois chiches, des gâteaux secs.

Menhou gardera précieuse­ ment la graisse du canard de ce soir pour composer quel­ ques ragoûts à base de len­ tilles ou de haricots, qui amé­ lioreront l'ordinaire.

Senefer peut partir l'esprit tranquille et la panse rassasiée, il sait que · dans sa besace il a de quoi tenir jusqu'au coucher du soleil.

Un repas chez un notable P aneferê est un riche pro­ priétaire terrien qui 1aime i nviter des amis dans sa mai­ son de campagne, située à quelques kilomètres de Thè­ bes .

Une oasis de paix et de verdure, et surtout une cuisi­ ne de grande réputation .

Car Paneferê adore bien manger et le faire savoir.

Tout est produit sur son domaine, ex­ cepté le vin blanc qu'i l fait venir spécialement du Delta, réputé pour être le mei lleur.

Tôt ce matin, il a pris un re­ pas dans sa chambre dès la fin de sa toilette .

Du lait, des dattes, des petits pains ronds fourrés, une tranche de vian­ de et des gâteaux au miel et au cumin .

D'habitude il boit de la bière, mais aujourd'hui elle n'est pas assez fraîche à son goût.

Après une matinée passée à inspecter un de ses domaines, il rentre pour le déjeuner .

Un repas frugal, plutôt un pique-nique au bord de l'étang avec sa fem­ me et ses enfants : salade de laitue, purée de pois, pains de froment aux épices, des fruits et encore des gâteaux au miel.

Ce tte fois, la bière est à bonne température .

L 'après -midi, tandis qu 'il s'est enfermé avec ses scribes, sa femme s'occupe de l'inten­ dance pour le repas du soir.

L es cuisines sont en efferves­ cence .

Au-dessus d'un four­ neau en poterie, des marmi­ tons préparent un ragoût.

Le chef cuisinier surveil le un ai­ de qui remue le contenu de la marmite d'où émanent des effl uves de coriandre.

Le mot psy désigne tout ce qui se fait bouillir et acher tout ce qui est à rôtir.

A l'extérieur, deux cuisiniers plument des oies et des canards.

Après qu'on leur a coupé la tête, les ailes et les pattes, les vo lai l les sont em­ brochées et tenues au-dessus d'un réchaud bas .

Pour la cir- UN FOURNEAU CYLINDRIQUE Chez les Égyptiens aisé s, les cuis ines étaient équipées de fourne a u x en poterie de for m e cylindrique d'un mètre de hauteur.

En bas , une porte servait à retire r la cendre .

A l ' intérieu r, une grille servai t de sup p ort au combustible : résidus de plantes sé ch ée s, excréments séch és d ' animaux, charbon de bois (djabet) .

Chez les plus pauvres , la mar mit e était souvent placée sur des pierres dispos ée s e n un cercle au cen tre duquel on plaçait le produit de combus tion .. »

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