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Acte I Scène 1 Lorenzaccio - tirade de Lorenzo

Publié le 27/02/2014

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Lorenzaccio, Acte I Scène 1   Lorenzo est présenté comme éponyme/le héro : un entremetteur + serviteur malsain peut être ce personnage important (il sert le duc). Première tirade : l’ambiguïté se confirme : il est a la fois l’entremetteur a la morale douteuse et semble en même temps très différent des autres personnes. Il pourrait être qql d’autre que le simple entremetteur. Cette tirade est d’une densité étonnante, surtout dans une scène d’exposition assez curieuse : particulièrement mouvementée + irrespect des règles de bienséance (épe sortie) + aucune présentation des personnages. On entre dans l’action qui pourrait déclencher la 1er intrigue (amoureuse) et peut être une 2nde (intrigue socio-politique) voire relationnelle (entre Lorenzo et le duc) : La pièce va se marquer par sa multiplicité d’intrigues qui contraste violemment avec les tragédies classiques du XVIIe siècle (1 seule intrigue). Ce n’est pas une tragédie, mais un drame romantique car le parcours psychologique, et dramatique de Lorenzo va ressortir. I. La stratégie de la séduction Lorenzo va détailler la manière de séduire avec une dextérité (habilité) qui semble faire de lui un professionnel de la séduction. nous n’avons avancé que moitié :  nous -> l’unit au duc + fait immédiatement de lui, un proche/complice. Il semble faire patienter le duc : verbe avancer  met l’accent sur l’action mais pas du tout sur les sentiments. Le duc a payé pour recevoir la jeune fille, ca fait de lui un consommateur dont la morale est totalement exclut. Nous entrons donc, dans l’action, et surtout dans la corruption morale : in media res Cela : démonstratif (neutre) particulièrement dévalorisateur, inélégant, employé pour les yeux. « Cela ne trom...

« duc a payé pour recevoir la jeune fille, ca fait de lui un consommateur dont la morale est totalement exclut. Nous entrons donc, dans l'action, et surtout dans la corruption morale : in media res Cela : démonstratif (neutre) particulièrement dévalorisateur, inélégant, employé pour les yeux.

« Cela ne trompe pas » fait du duc et de Lorenzo les victimes, les innocents, ils ne peuvent être que les bienfaiteurs.

Quoi de plus : exclamatif renvoie à un objet.

Ça fait de la jeune fille, pratiquement une prostituée.

Lorenzo et le duc sont parfaitement lucides, qu'il est question de débauche, ils savent exactement ce qu'ils font, il s'agit donc de débauche de libertinage (plaisir).

Il rétablit ce qui est indispensable pour lui+duc, ce sont des professionnels (connaisseurs) qui, à ce titre, ne peuvent qu'agir ainsi.

1.

Ne pas considérer la jeune fille à corrompre comme la personne pure qu'elle est encore mais comme celle qu'elle va devenir : la rouée à venir  (mot datant du Moyen Age, qui signifie le libertinage.

Tout ceux qui se livrent à ces fresques amoureuses, sont appelés les rouées) 2.

Introduire adroitement en elle la graine du vice : dans un conseil d'ami, dans une caresse au menton 3.

Détruire peu à peu ses défenses : gradation de 3 infinitifs : habituer, toucher...

mépriser ce qui la protège -> de la théorie à la pratique -> Il faut non seulement imprégner la jeune fille de l'idée, pour ensuite, lui donner l'occasion de concrétiser.

ensemencer + infiltrer -> malsains, ils sont déjà dans leur définition, teinter d'une perspective héroïque, tout à fait déplacer pour l'éducation d'une fille -> La longue énumération des verbes à l'infinitif, ce sont donc toutes les étapes éducatives.

Il est d'autant + puissant que la jeune personne ait 15 ans et ait déjà un penchant pour le sexe : yeux languissants + débauche à la mamelle plaisir cynique : vient de l'opposition entre la promesse du plaisir et pudeur affichée + du passage de la théorie à la pratique : donner des corps à ses fantômes Lorenzo promet au duc une nuit délicieuse avec cette fille qu'il a corrompue pour lui mais à travers ce tableau de la séduction, il fait passer une critique de la société bourgeoise.. »

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