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Analyse linéaire Manon Lescaut la rencontre: Analyse Linéaire Manon Lescaut de l’Abbé Prévost

Publié le 12/01/2026

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« Analyse Linéaire Manon Lescaut de l’Abbé Prévost Antoine François Prévost est connu sous son titre ecclésiastique l'abbé Prévost.

C’est un auteur français du siècle des lumières avec une personnalité complexe car sa vie oscille entre vocation religieuse et les plaisirs mondains.

Cette ambiguïté se retrouve dans ces œuvres.

Il écrit Le 7eme et dernier tome des Aventures et Mémoires d'un homme de qualité qui s'est retiré du monde en 1731.

Le titre original de ce roman est L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut.

Il est narré à la 1ere personne par le chevalier.

Il raconte à Mr de Renoncour , l’homme de qualité, sa rencontre passée avec Manon, une jeune fille dont il tombe amoureux mais qui le mènera à la déchéance étant donné le caractère immorale de cette dernière.

Ce roman est ainsi qualifié de roman mémoire et, jugé scandaleux, il sera condamné. L’extrait étudié est la scène de rencontre amoureuse entre les deux personnages. C’est un récit rétrospectif du narrateur qui avec le recul du temps est capable de porter un jugement critique sur sa vulnérabilité de l’époque. Comment cette scène d’une rencontre amoureuse nous annonce-t-elle une passion fatale ? ou comment le chevalier DG fait-il de cette rencontre avec M une evnmt Fondateur ? I/La 1e pt, allant de la l1 à 5 « descendent » donne Le cadre de la rencontre entre DG et ML. II/La 2nd pt, allant de la l5 à 13, montre le coup de foudre du CDG pour ML III/ la 3eme pt, allant de la l13 à 20 retranscrit les premiers échanges entre CDG et ML. I/Dans le 1e mvmt, DG revient sur les circonstances de sa rencontre avec ML. Cette focalisation interne pose un regard subjectif sur les evnmt : En commençant son récit avec le plus que parfait « j’avais marqué » qui a valeur d’accompli, Il veut souligner une destinée inéluctable.

Puis il intervient pour commenter ses actions passées : l’interjection - ! « Hélas !»l.1 témoigne de son regret.

Avant même le récit de la rencontre, le narrateur procède à une dramatisation qui se trouve dans le ton solennel et grave de l’ ! : « Que ne le marquai-je un jour plus tôt ! » (l2).Le sentiment d’avoir commis une faute place cette rencontre dans le registre pathétique et tragique .Le lecteur est ainsi intrigué surtout qu’il doit encore attendre la ligne 6 le moment de la rencontre : En effet , une longue phrase complexe est utilisée pour définir un cadre spatio-temporel précis («la veille»l2 ; «cette ville»l3 ,« Tiberge »l3 ,« le coche d’Arras » et « l’hôtellerie »l4) et cet effet de réel permet au narrateur de rendre son récit authentique .

la vue de l’arrivée du coche l4 « nous le vîmes », relatée au passé simple, va constituer une action de 1e plan par rapport au participe présent de l’action de 2nd plan qui est interrompu « étant à me promener »l3.

DG met en avant cet élément perturbateur qui lui tombe dessus : le « je narrant » plus âgé cherche à dédouaner le jeune et naïf « je narré ».

Le 1 er mvt se termine alors sur le caractère hasardeux de cette rencontre. II/ le 2eme mvt est consacré à fascination de DG pour Manon. Le narrateur consacre le début de cette partie à un figure féminine indéterminée avec le pronom personnel « elle »(l8).L’utilisation de la conjonc de coor « mais »l6 marque une rupture dans l’ effervescence urbain pour introduire ML.

Les antithèses « quelques »l5/ « une »l6 et « se retirèrent »l6/« s’arrêta »l6 soulignent sa singularité par rapport aux autres femmes.

L’impression qu’elle suscite semble effacer les détails factuels et le narrateur préfère utiliser des adj peu précis : « jeune »l6, « charmante »l8 .

Il déjoue l'attente en ne donnant aucun portrait de Manon .

Son prénom ne sera jamais mentionnée: Il dresse une description allusive et sommaire mais l’emploi d’adverbe d’intensité « fort »l6, « si »l9 donne un caractère hyperbolique à cette apparition. Le chevalier est marqué par la négation et le dénuement qui suggèrent une pureté d’âme propre au jeune premier :L9/10 « qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention » .Ces 2 PSR négatives sont complétés par une 3eme PSR affirmative l9« dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue.... »

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