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Analyse "Spleen et Idéal" extrait de Les Fleurs du Mal de Baudelaire

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« « Spleen », Baudelaire (« Les fleurs du mal » 1857-1861) Dans les paragraphes qui suivent nous allons analyser un extrait du recueil « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Celui-ci écrira plusieurs poèmes de sélection « Spleen et idéal » comme « l’Horloge » que nous avons étudiés précédemment. Cette sélection est clairement dans le champ lexical de la douleur, de l’horrible, on y retrouve le côté sombre de l’auteur et de ses écrits. Dans un premier temps on peut remarquer que ce poème est composé de cinq strophes comportant quatre vers. C’est donc un alexandrin. Les rimes sont dites « croisées » dans la totalité du poème, « ennuis » avec « nuits » par exemple. Lors de la première analyse on retrouve les champs lexicaux de tous les poèmes des fleurs du mal, soit celui de l’horreur, du désespoir, etc. par exemple dans les expressions suivantes : « gémissant » ; « affreux hurlements » ; etc. Nous allons maintenant analyser chaque strophes une par une, en commençant par la première. Dans celle-ci, les procédés utilisés par l’auteur sont similaires à ceux retrouvés dans le poème de « l’Horloge » comme des métaphores, des personnifications ou encore des comparaisons. La comparaison dans ce vers ci est le suivant : « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ». Le comparant étant directement « comme » elle est très simple a repérer. Cette comparaison nous fait ressentir que le ciel est oppressant, on ressent une sensation de malaise, on se sent inconfortables. Ensuite nous avons « Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis », Baudelaire exprime que lorsque le ciel est bas et pesant, les esprits se mettent à gémir car ils ne se sentent plus confortables. Puis « Et que l’horizon embrassant tout le cercle ». Ici, l’auteur vient personnifier l’horizon en lui donnant l’action d’embrasser. Cette personnification sert à nous faire comprendre que l’horizon est si proche de ce cercle que c’est comme si elle l’embrassait, comme s’ils se fondaient entre eux. On retrouve également « Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits », nous continuons donc à personnifier l’horizon qui se complète avec une personnification du jour en le rendant triste et également complété avec une métaphore car la nuit est représenté comme quelque chose de sombre où les âmes en peine peuvent enfin s’exprimer et libérer leur tristesse. Passons à la deuxième strophe à présent. Dans celle-ci nous pouvons remarquer les mêmes figures de style habituelles (personnifications, comparaisons, métaphores). « Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l’Espérance, comme une chauve-souris, S’en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris. » Ici l’espérance est notée avec une majuscule et comparée à une chauve-souris, elle est donc animalisée. Il y a également une personnification de l’aile de celle-ci car l’auteur la qualifie de « timide ». L’espérance cherche a s’envoler tant bien que mal vers de plus belles lumières et fuir ce « cachot humide », mais elle ne cesse de se cogner à des « plafonds pourris » ne parvenant jamais a en trouver la sortie. Au début de la strophe nous avons également eu une belle métaphore : « Quand la terre est changée en un cachot humide ». La représentation de l’humidité sert encore une fois à montrer un endroit triste, sinistre, c’est une terre tellement inconfortable qu’on se croirait dans un cachot. Dans la troisième strophe nous retrouvons seulement des métaphores et des personnifications. Par exemple : Quand la pluie étalant ses immenses traînées D’une vaste prison imite les barreaux, Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux ». Ici, la pluie y est personnifiée car Baudelaire lui donne l’action d’étaler. Il y a également une métaphore lorsque qu’il compare les gouttes de pluie a des barreaux de prison, on retrouve toujours cet sensation d’emprisonnement développé tout au long du poème. Ensuite nous avons : « Et qu’un peuple d’araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux ». Cette métaphore nous est vraiment imagée dans le sens où l’on comprend directement ce que signifient »

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