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Commentaire composé chapitre VIII "Histoire d'un voyage fait en la terre du brésil" de Jean de Léry

Publié le 06/04/2015

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Jean de Léry est un voyageur et écrivain français du XVIe siècle. Très jeune, il fut attiré par les idées réformistes. Il partit alors rejoindre la colonie nommé « la France antarctique » pour perpétuer le culte du protestantisme en tant que jeune adulte. Après son arrivé en Amérique, il sera amené à vivre auprès des indiens Toüoupinambaoults. Cette aventure l'a ainsi profondément marqué, et il a par la suite décidé de relater son voyage. Il fut l'écrivain du célèbre récit de voyage intitulé  Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil, qui connut un très grand succès à son époque, et qui est considéré désormais comme un chef d'oeuvre de la littérature de voyage française. Dans cette oeuvre à dimension universelle, les mises en parallèle entre les indiens et les européens sont récurrentes, et Jean de Léry éprouve la volonté de rendre compte des moeurs des indiens de manière précise. On peut d'ailleurs constater dans cette oeuvre une parenté entre le discours de l'ethnologue et l'information du protestant. En effet, il offre par moment une critique du monde occidental tout en y décrivant plusieurs aspects de la vie des indiens. De plus, la formation protestante donne à Léry toute sa rigueur. Il construit son oeuvre de manière ordonné, et en parallèle à la Genèse. Par conséquent, on retrouve alors un classement présent dans son oeuvre en fonction de la pertinence de ses propos et études. Elle fut réalisée en 3 étapes, sous la forme d'un palimpseste. La première partie constitue les notes, écrites au vif du moment à l'encre du pau-brasil (aussi appelé bois de brésil). La deuxième partie fut écrite vingt ans plus tard, après que Jean de Léry soit devenue pasteur. Enfin, la troisième partie est caractérisée par l'ajout d'informations suite au grand succès de son oeuvre. L'extrait de l'oeuvre issue du début jusqu'à la ligne 57 du chapitre VIII « Du naturel, force, stature, nudité, disposition et ornements du corps, tant des hommes que des femmes sauvages brésiliens » de Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil se propose d'aborder l'étude de la morphologie des indiens. Effectivement, Jean de Léry se livre dans ce passage à la description de l'homme et de la femme en étudiant tous ses aspects physiques et physiologiques de façon inédite. Il est intéressant de voir dans ce texte de type descriptif comment Jean de Léry parvient-il à mettre en parallèle les aspects physiques et moraux des indiens par rapport aux européens tout en faisant ressortir sa propre critique du monde occidental. En quoi ce texte descriptif original constitue-t-il une visée argumentative ? Nous verrons dans un premier temps de quel façon Jean de Léry décrit l'aspect morphologique des indiens, et enfin nous étudierons en quoi ce texte présente-il une visée argumentative. Jean de Léry offre dans ce texte une description spécifique des indiens de manière précise. Pour commencer, il est intéressant d'étudier la structure du texte. Dans la majeure partie de cet extrait, Léry propose une description détaillé de l'indien en suivant un ordre bien définie. En effet, il éprouve une volonté de suivre un ordre précis « afin de commencer par le principal et de poursuivre avec ordre » L10, afin de structurer au mieux son récit, et de décrire l'indien de son aspect le plus important à son aspect le plus futile. Par ailleurs, on peut remarquer que l'extrait est composé de cinq paragraphes. Le premier paragraphe allant du début jusqu'à la ligne 10 introduit le thème de l'extrait « je veux aussi discourir, aussi bien sur ce que j'ai observé à propos de la façon de vivre des sauvages, qu'à propos d'autres choses singulières et inconnus chez nous », L7-9. On peut par conséquent comprendre que Jean de Léry traitera dans cet extrait le mode de vie des sauvages ainsi que d'autres choses inhabituelle et surprenante chez les indiens. Le premier paragraphe permet par conséquent de ...
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« l’homme, le nez.

Par conséquent on peut constater que le texte est structuré de façon volontaire, et permet donc à Léry de classer ses études. Jean de Léry dans cet extrait se livre entièrement à la description de la morphologie des indiens.

Il s’attarde premièrement sur les capacités physiques des indiens « n’étant point plus grands, plus gros, ou plus petits de stature» L14-15 et « n’ont le corps ni monstrueux ni prodigieux par rapport aux nôtre.

».

Dans un premier temps, il utilise des adverbes comparatifs de supériorité « plus » pour prouver que les indiens ne possèdent pas un physique extraordinaire.

Dans un deuxième temps, il énonce une autre phrase « Mais ils sont plus forts, plus robustes et replets, plus dispos, moins sujets aux maladies » L16-17, qui est constitué des mêmes adverbes comparatifs « plus » et « moins » et d’une énumération dénombrant ainsi les qualités physiques et la force des indiens.

Grâce à ces deux phrases, Jean de Léry justifie la supériorité des indiens en vantant leur robustesse tout en rappelant qu’ils n’ont aucun avantage par rapport à eux sur le plan physique.

Pour suivre, il annonce « et il n’y en a même presque point de boiteux, de borgnes, de contrefaits, ni infirme parmi eux » L16-18, constitué aussi d’énumération pour alors rendre compte que les indiens forment un peuple sain, consolidant ainsi cette idée de robustesse et de santé physique.

De plus, cette idée est renforcé par cette phrase « bien que plusieurs parviennent jusqu’à l’âge de cent ou cent vingt ans »L19-20 et celle- ci « il y en a peu qui en leur vieillesse aient les cheveux blancs ni gris » L21-22, où Léry emploie la conjonction de coordination négative « ni » pour marquer l’idée d’addition, témoignant de leur résistance par rapport à la vieillesse.

On peut aussi remarquer qu’il fait aussi une brève allusion à l’aspect moral des indiens « car ils savent bien ainsi retenir et compter leur âge en lunes), rappelant ainsi les capacités intellectuelles des indiens grâce aux verbes « retenir » et « compter » qui sont des verbes dénotant du savoir-faire et d’une habileté intellectuelle.

On relève aussi une justification de ces qualités physiques par Jean de Léry « Choses qui montrent certainement le bon air et le bon climat de leur pays » L22-23.

Il affirme par cette phrase que les qualités des indiens serait redevable à la nature propre à leur pays tout en rappelant sa richesse « comme je l’ai dit ailleurs, sans gelées ni froidures, les bois, les herbes et les champs sont toujours verdoyants » L24-25 où on retrouve une énumération pour indiquer qu’il n’a pas épuisé le sujet.

De plus, il emploie l’adverbe de temps « toujours » et le participe présent « verdoyant » pour marquer l’idée de permanence de la richesse et de la beauté de cette nature.

Ensuite, Léry vient à parler de la teinte des indiens « Quant à leur couleur naturelle, en raison de la région chaud où ils habitent, n’étant pas noirs, ils sont seulement basanés » L37-38.

Dans cette phrase, il insiste sur le fait que les indiens ne sont pas noirs, mais de teinte noirâtre ; c’est-à-dire basanés, pour ainsi marquer la différence tout en rappelant aussi que la nature serait à l’origine de leur teintes.

Ensuite, Jean de Léry décide d’aborder la nudité chez les indiens « Les hommes comme les femmes et les enfants, non seulement sans cacher aucune partie de leur corps, mais aussi sans en montrer aucun signe d’en avoir honte ni vergogne, demeurent et vont habituellement aussi nus qu’ils sortent du ventre de leur mère.

».

Il évoque ici la nudité des indiens, tout en nous montrant le comportement naturel de ces indiens vis-à-vis de celle-ci : on peut relever dans cette phrase une redondance « avoir honte ni vergogne », voulue par Léry permettant d’exprimer la même idée plusieurs fois, et ainsi insister sur le naturel des indiens.

Il renforce aussi ce naturel par « demeurent et vont habituellement aussi nus » pour montrer que la nudité chez eux est permanente en employant l’adverbe « habituellement » qui marque l’effet de continuité de l’action.

De plus, à partir de cette phrase « Et cependant loin s’en faut comme quelques-uns le pensent […] qu’ils soient velus ni couverts de leurs poils.

» L45-47, Léry insiste sur le fait que les indiens ne sont pas velus.

Enfin, il finit sur un détail du corps humain, qui est ici le nez.

Il semble s’y intéresser particulièrement tout au long du cinquième paragraphe.

En effet, cette phrase « nos Américains faisant consister la beauté de leurs enfants en un nez fort camus » traduit une admiration du physique des indiens par Léry et par conséquent la beauté des indiens par le biais de l’emploi du pronom affectif « nos » et du mot. »

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