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Commentaire littéraire extrait d'illusions perdues balzac

Publié le 05/09/2018

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balzac

Ce prêtre est plutôtmanipulateur. Il sait que pour convaincre il faut aussi flatter.
Ses attitudes, censées être celles d’un père protecteur (« vous m’intéressez comme si vous étiez mon fils »), ressemblent plutôt à des attitudes d’homosexuel. En effet, il s’est fait « coquet, caressant, presque chat » pour Lucien, alors qu’il est répugnant et pas attachant. D’autre part, on remarque qu’ils se connaissent à peine, et le prêtre dit à Lucien qu’il l’intéresse déjà, qu’il l’aime assez déjà, qu’il a de belles qualités de force, ce qui fait que rien lui résistera dans le monde. Le prêtre le complimente, le cajole, le séduit, le flatte, pour que Lucien se laisse entrer dans son jeu, pour qu’il soit convaincu que le prêtre à raison. Lucien l’appelle « père » ce qui montre que lui, le prend pour son père, son protecteur.

Balzac, avec son roman Illusions perdues, nous montre que tout comme dans le Père Goriot où Vautrin est le mentor de Rastignac, le prêtre espagnol est ici le mentor de Rubempré. Ce prêtre est en fait Vautrin et on retrouve pratiquement le même discours que dans le père goriot accentué d’ordres et d’interjections. On peut dire que Balzac soigne les détails réaliste ce qui rend ce discours plus percutant ». C’est l’occasion pour lui de créer une ambiance étrange et familière au Père Goriot.

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« prenne en main et qu’il suive le prêtre. Après avoir compris que sous l’identité de l’abbé Carlos herrera se cache en fait le prêtre, le lecteur va se lancer dans son discours très saisissant, sa morale effrayante. On note que dans la morale du prêtre, le présent de vérité générale comme « les hommes, rassemblés en troupe, sont plus hypocrites qu’ils ne le sont quand leur intérêt les oblige à jouer la comédie » est renforcé par le mode impersonnel comme « aussi passe -t -on une bonne partie de sa vie à sarcler ce que l’on a laissé pousser dans son cœur pendant l’adolescence ».

et « les uns descendent d »’Abel, les autres de Caïn ». Sa morale est donc impersonnelle, et prend la valeur d’un constat d’une réalité.

Le prêtre est réaliste, ce qui effraye Lucien.

On trouve aussi une phrase au mode infinitif : « acquérir de l’expérience », ce qui rend la phrase plus concise et plus percutante. Le mode impersonnel permet donc au prêtre d’être plus compris et à sa morale d’être plus approuvée. Les nombreux conseils de l’abbé ont pour but « d’ouvrir « les yeux à Lucien.

En effet, le prêtre le conseille pour qu’il réussisse dans le monde : «soyez chasseur, mettez vous à l’affût, ne ménagez ni votre personne…».

Il apprend à Lucien qu’il faut mépriser, se cacher, pour réussir.

Il fait peur à Lucien qui n’avait pas conscience des difficultés sociales qu’il faut réussir à gérer pour entrer dans le monde.

Le prêtre veut que ses conseils soient suivis par Lucien.

Ce sont des ordres à l’impératif qui se rapprochent plus aux interjections.

Il s’agit d’une méthode à appliquer.

Cela montre que le prêtre est autoritaire et qu’il connaît parfaitement les clefs pour entrer dans le monde.

Le fait qu’il donne plusieurs ordres à la fois et à la suite, produit un effet d’accumulation et de gradation, cela approfondi son idée de départ. Il domine Lucien par son savoir et son expérience.

Mais Lucien est effrayé et le point d’exclamation montre sa peur dans la phrase « vous m’effrayez mon père ! ». A cela s’ajoute une métaphore sur la chasse.

En effet l’abbé évoque le champ lexical de la chasse dans ses propos, ses ordres : « soyez chasseur, mettez -vous à l’affût, embusquez-vous dans le monde parisien, attendez une proie au hasard ».

Cette métaphore a pour but de montrer à Lucien qu’il manque de virilité, de conscience, d’intelligence, de notion des difficultés et de la force qu’il faut avoir pour entrer dans le grand monde, la bourgeoisie voire plus.

L’abbé cherche à convaincre Lucien de la nécessité de l’hypocrisie, de la malhonnêteté dans les rapports sociaux.

Il ne lui laisse donc pas le choix avec ses ordres, qui effrayent Lucien.

On observe un retour vers le récit assuré par l’évocation du personnage de l’abbé : une description très péjorative. L’abbé Carlos Herrera, encore appelé le diplomate, le chanoine ou le prêtre espagnol, est en fait décrit à la fin du passage.

Cette description fait une pause au dialogue.

On découvre un personnage étrange, au discours perfide sur la réussite sociale.

Il conseille une agressivité, d’autant plus menaçante qu’elle est confidentielle : « Soyez chasseur », pour renforcer cette hypocrisie sociale.

Ce prêtre est apparemment répulsif et pas très attachant.

Il paraît tout savoir ce qui le rend bien mystérieux.. »

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