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Commentaire littéraire : Balzac, Illusions perdues - Un grand homme de province à Paris

Publié le 02/04/2012

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  Illusions perdues écrit par Balzac est issu de La Comédie humaine, œuvre monumentale, qui appartient au courant romanesque du XIXe siècle. Honoré de Balzac  (1799-1850) fut l’un des pionniers du roman grâce à sa peinture de la société de la première moitié du XIXe siècle réalisée par le biais de personnages modernes et réalistes dans une multiplicité de lieux. Illusions perdues est un des plus longs romans d’Honoré de Balzac, et a été publié en trois parties entre 1836 et 1843. La deuxième partie dont est extrait ce texte est intitulée Un grand homme de province à Paris, un titre ironique qui fait référence aux difficultés et aux désillusions que Lucien va rencontrer pendant son séjour dans la capitale.
   Cet extrait de roman divisé en trois paragraphes et dont le point de vue du narrateur est omniscient, met en scène Lucien Chardon, jeune provincial d’Angoulême qui se fait nommer de Rubempré. 
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« Tout d’abord Balzac aborde la description de son personnage principal ,Lucien, qui a ici une fonction esthétique et représentative.

C’est ici une description physique, presque physiologique du héros, faite de façon quasi scientifique. Dans un premier temps c’est l’éloge de la beauté de Lucien qui est faite à travers la comparaison à un dieu : « Lucien était beau comme un dieu grec » ou encore avec l’hyperbole « Jamais un plus joli jeune homme ne descendit la montagne du pays latin».

Lucien a d’« abondants fins cheveux blonds » symbole selon Balzac des canons de la beauté.

Puis le rythme ternaire accentue l’expression de la beauté du jeune homme préparant sa toilette et soignant ses cheveux : « il les fit friser, parfumer, ruisseler en boucles brillantes ».

Sa beauté est même rapprochée à celle d’une femme quand Balzac fait la description des mains du jeune poète : « Ses mains de femme furent soignées, leurs ongles en amande devinrent nets et rosés ».

Enfin on retrouve aussi une description minutieuse des vêtements de ce dernier « col satin noir » ; « pantalon collant de couleur claire ». Cette description physique illustre alors l’appartenance sociale à laquelle Lucien souhaiterait accéder mais à laquelle sa beauté ne suffit pas pour appartenir.

Ce que Balzac rappelle par un événement passé sous forme d’une analepse : « le jour néfaste où il avait voulu se produire dans la loge de la marquise d’Espard à l’Opéra ». On retrouve son mode de vie « joyeusement à son hôtel », le fait qu’il est déjà eu l’occasion de participer à un bal, une chance réservée à la bourgeoisie « son habit de bal » mais aussi sa richesse par les informations que l’on possède sur ses bottes « jolies bottes à glands qui lui avaient coûté quarante francs ».

Ces multiples détails sont en fait un moyen pour l’auteur de nous parler de la personnalité de Lucien : il s’est approprié « ses habits » qui « lui allaient déjà mieux ».

« Son front » se pare « d’une audace puisée dans le sentiment de sa valeur et de son avenir ». Balzac s’amuse d’ailleurs à rapprocher la valeur de l’avenir de Lucien et celle de ses « jolies bottes à glands qui lui avaient coûté quarante francs ».

C’est toute la vanité, l’orgueil et l’arrivisme de Lucien qui nous est décrit.

Sa conviction de pouvoir entrer dans le monde de la bourgeoisie par sa simple apparence : sa beauté, ses vêtements et son nom d’emprunt. Dans le second paragraphe, l’auteur nous expose un violent contraste entre cette bourgeoisie et la vie étudiante d’un autre personnage, Etienne.

La dernière phrase du premier paragraphe et la première phrase du second, nous font faire ce voyage avec Lucien.

Il descend « la montagne du pays latin », « beau comme un dieu grec » pour accéder à des lieux misérables et obscurs à la topographie « assez compliquée ». En deux temps le romancier décrit l’environnement de l’ami de Lucien, Etienne Lousteau.

Il dépeint d’abord le quartier latin et sa pauvreté puis fait la description de l’appartement d’ Etienne très loin du luxe de l’hôtel du jeune poète. Le héros est confronté à une grande misère : « La misère des jeunes gens le poursuivait là », « cette misère était sinistre ».

Lucien entre dans la maison du café Servel où il doit « grimper quatre étages » et suivre un « long corridor obscur ».. »

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