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Commentaire littéraire, Zola - p.174 de ''les vendeurs'' à ''carnage'' (Le Bonheur des dames)

Publié le 11/02/2012

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Introduction.

Zola est le chef de file du naturalisme. Son oeuvre principale va être une fresque de vingt volumes racontant l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, les Rougon-Macquart. Parmi ces romans on trouve Le Bonheur des dames. Zola raconte l'histoire d'une jeune vendeuse, Denise Baudu, qui arrive à Paris et devient le témoin de la ruine du petit commerce, conséquence de l'essor d'un grand magasin dont elle épousera le patron, Octave Mouret. L'extrait que nous allons étudier nous montre l'état du magasin après la grande vente des nouveautés d'hiver. Cet extrait est-il réaliste ? Nous allons d'abord présenter les effets des produits sur les femmes ainsi que les conséquences de leur passage dans le magasin, puis l'aspect caché du magasin qui est une machine.

 

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« le stade du réel. 2.

Le fonctionnement mécanique du magasin a) Les vendeurs utilisés mais récompensés Les vendeurs sont fatigués du travail que leur fournissent les clientes.

Ils sont ''harassés de fatigue'', ''essoufflés de la lutte'' à la fin de la journée.

Certain sommeille autour des pièces pendant que d'autre comme Hutin et Favier s'empressent de feuilleter ''leurs cahiers de débit'' pour calculer ''leur tant pour cent''.

Les vendeurs sont donc maltraités tout au long de la journée (ils n'ont pas le droit de s’asseoir et ils doivent transporter les chaises partout dans le magasin pour satisfaire les clientes), mais une chose leur permet de tenir : l'envie de gagner de l'argent (''Leur yeux s'allumaient de la passion du gain'').

Quand se termine enfin la journée, ils sont alors très heureux de pouvoir se reposer et de découvrir enfin leur gain (''dans la gaieté brutale du soirs de carnage''), ce qui est réaliste.

Seul le ''service du départ, en pleine activité, dégorgeait toujours les paquets dont il éclatait et qu'emportaient les voitures'' montrer encore le fonctionnement de la machine. b) Le magasin est une machine, une usine Zola veut montrer que le magasin a le même fonctionnement qu'une usine à travers la métaphore mécanique de " la machine surchauffée " qui a une dimension inquiétante, accentuée par la métaphore filée de la catastrophe naturelle (" souffle furieux d’un ouragan ", " mer de pièces ", " banquises de serviettes ", " des piles [...] semblaient des maisons dont un fleuve débordé charrie les ruines ").

On relève une allitération en -R au début de l'extrait, qui met en évidence le bruit produit par la machine, ainsi que le champ lexicale de la chaleur ''machine surchauffée'', ''flambait d'une même fièvre'' ce qui montre que le magasin est chaud, brûlant de la trépidation intérieur qui s'est fait au long de la journée par les clientes qui se sont jetées sur les produits et les vendeurs qui se sont démenés pour les satisfaire.

En effet le but de cet immense commerce est de faire dépenser les femmes et qu'elles ne s'en rendent même pas compte tellement elles sont absorbées par leurs achats.

Zola met en ?uvre tous les procédés d’amplification qui permettent de montrer la scène sous un jour hyperbolique, notamment l’emploi systématique du pluriel (''les vendeurs'', ''les galeries'', ''des banquises de serviettes'', ''des mouchoirs''...), l’insistance sur le nombre (''une mer de pièces'', ''des piles''...), l’emploi de termes collectifs et d’hyperboles (" les vendeurs, harassés de fatigue ", " la débandade des chaises ", ''les clientes s'étaient ruées en masse'', ''essoufflés de la lutte''). Conclusion Cet extrait de Au Bonheur des Dames a un côté réaliste mais Zola prime le poétique avec ses comparaisons, métaphores, personnifications...

On nous montre ici comment les femmes ne se contrôlent plus lorsqu'elles entrent dans ce grand magasin, et le dépotoir qu'elles y laissent à la fin d'une grande vente.. »

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