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Comparaison du thé au harem d'archi ahmed et le grand cahier sur le thème de la marginalité

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Les années 80 sont caractérisées par un mouvement architectural, qui par la suite, finit par toucher les autres arts, ce mouvement est ensuite devenu le courant de la postmodernité, courant auquel appartient le roman beur Le thé au harem d'Archi Ahmed de Mehdi Charef, publié en 1983 et le roman Le grand cahier d'Agota Kristof publié en 1986. Ces oeuvres sont clairement postmodernes, entre autres, à cause des quêtes identitaires présentes tout au long des oeuvres. Par ailleurs, on constate dans ces récits qu'il y a une marginalité qui est présente chez les habitants de la Cité dans Le thé au harem d'Archi Ahmed et ceux de la Petite Ville dans Le grand cahier. D'abord, on voit des modes de vie hors du commun qui sont similaires, celui de Bec-de-lièvre dans Le grand cahier et celui de Rustine dans Le thé au harem d'Archi Ahmed. Ensuite, une marginalité dans l'éducation de Pat et Madjid dans Le thé au harem d'Archi Ahmed et celle des jumeaux dans Le grand cahier. Finalement, la représentation des artistes qui sont en marge de la société qui est similaire : Celle de Bibiche dans Le thé au harem d'Archi Ahmed et celle des jumeaux dans Le grand cahier. Premièrement, dans les deux récits, Rustine dans Le thé au harem d'Archi Ahmed et Bec-de-Lièvre dans Le grand cahier mènent des modes de vie hors du commun, et ils sont similaires. En effet, les deux vivent dans la misère et l'ennui : donc, ils usent des moyens les plus simples pour dépasser cette misère et cet ennui. Cela est perceptible quand Bec-de-Lièvre siffle au chien, « Bec-de-Lièvre se retour...

« primordiale chez eux : On peut percevoir cela quand ils se rendent chez « Librairie- Papeterie » pour acheter des crayons et du papier. « Nous [disons] : -Nous n’avons pas d’argent, mais nous avons absolument besoin de ces objets. Le libraire dit : -L’école est fermée. Personne n’a besoin de cahiers ni de crayons. Nous disons : -Nous faisons l’école chez nous. Tout seuls, nous-mêmes. » (p.30, Le grand cahier ) Bien que l’école soit fermée et puisque l’éducation occupe une place importante chez les jumeaux, ils sont déterminés à la faire eux-mêmes et ils prennent tous les moyens qui leurs sont mis à disposition pour avoir les outils nécessaires pour bien mener leur éducation. Bref, le thème de l’éducation est présent dans les deux récits, mais son importance n’est pas la même pour les personnages principaux : une perte de temps inutile pour Madjid et Pat; une étape primordiale pour les jumeaux. Troisièmement, dans les deux récits les artistes sont en marge et ils sont représentés d’une façon similaire; avec un respect distingué. D’abord, quand les jumeaux étaient en train de performer leur premier spectacle « [alors que] l’un de nous commence à jouer de l’harmonica et l’autre à chanter une chanson connue […] les gens, peu à peu, se tournent vers nous; les voix se taisent. » (p.94, Le grand cahier ) Cela nous montre comment sont considérés les artistes par les habitants de la petite ville pendant ce temps de guerre ; des symboles qu’on respecte beaucoup parce que personne n’osa interrompre leur spectacle. Comme dans Le grand cahier , dans Le thé au harem d’Archi Ahmed les artistes sont traités de la même façon. Pendant la présentation des personnages de la bande de Madjid et Pat, il y a parmi eux « Bibiche, Algérien né en France, surnommé ‘’Chopin’’ parce qu’étant petit, il rêvait de devenir pianiste. » (p.26, Le thé au harem d’Archi Ahmed ). Bien que son surnom puisse paraître comme un geste moqueur, on apprend qu’il y a une certaine notion de respect par son surnom parce que cette métaphore rapproche Bibiche du pianiste de renommée mondiale François Chopin. Bref, dans les deux récits les artistes sont traités avec beaucoup respect. Somme toute, la marginalité est présente dans Le thé au harem d’Archi Ahmed ainsi que dans Le grand cahier. D’abord, il est possible de voir que les modes de vie qui sont hors du commun ont des similarités, celui de Bec-de-lièvre dans Le grand cahier et celui de Rustine dans Le thé au harem d’Archi Ahmed . Ensuite, l’éducation de Madjid et Pat et celle des jumeaux est particulière; Madjid et Pat ne sont pas étudiants parmi les jeunes de la Cité, et les jumeaux sont les seuls étudiants de la Petite Ville. Finalement, les artistes sont présentés de façon similaire dans les deux œuvres : avec respect. La marginalité est thème chez plusieurs œuvres du XX e siècle. En effet, le roman de Jacques Poulin intitulé Les grandes marées illustre un traducteur de bandes dessinées qui vit seul sur une île à l’écart de la société. Dans les trois œuvres, les trois auteurs illustrent la marginalité à leur style à travers les personnages de leurs récits. »

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