Devoir de Philosophie

Devoir de contrôle: le Harcèlement moral

Publié le 29/03/2022

Extrait du document

« Dans un essai intitulé le Harcèlement moral, la psychiatre Marie-France Hirigoyen évoque les relations de certaines entreprises avec leurs salariés Certaines entreprises sont des « presse-citron ».

Elles font vibrer la corde affective1, utilisent leur personnel en demandant toujours plus, en faisant miroiter beaucoup.

Quand le salarié, usé, n’est plus assez rentable, l’entreprise s’en débarrasse sans aucun état d’âme. Le monde du travail est extrêmement manipulateur.

Même si, en principe, l’affection n’y’est pas en jeu directement, il n’est pas rare que, pour motiver son personnel, une entreprise mette en place une relation qui dépasse de très loin la relation contractuelle 2 normale que l’on peut avoir avec son employeur.

On demande aux salariés de s’investir corps et âme dans leur travail, dans un système « managinaire3 », les transformant ainsi en « esclaves dorés ».

D’une part, on leur demande trop avec toutes les conséquences de stress qui en découlent, d’autre part, il n’y’a aucune reconnaissance de leurs efforts et de leur personne. Ils deviennent des pions interchangeables.

On fait en sorte que les employés ne restent pas trop longtemps au même poste, où ils pourraient acquérir trop de compétences.

On les maintient en état permanent d’ignorance, d’infériorité.

Toute originalité ou initiative dérange.

On casse les élans et les motivations en refusant toute responsabilité et toute formation.

Les employés sont traités comme des collégiens indisciplinés. Ils ne peuvent pas rire ou avoir l’air détendu sans être rappelés à l’ordre. Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral : La violence perverse au quotidien (1998) 1 2 3 Elles font appel aux sentiments. Qui repose sur un contrat de travail. Néologisme formé sur les mots « manager (gérer, maîtriser) et imaginaire ».. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles