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Dissertation Effet de Nuit, Paul Verlaine

Publié le 28/04/2013

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Verlaine est un poète français qui comme beaucoup d’artistes de ce siècle, projette son mal de vivre et son désespoir dans son recueil intitulé Poèmes Saturniens. Effet de nuit est extrait de Eaux-Fortes, l’un des quatre ensembles de cinq à huit Poèmes Saturniens. En intitulant la section Eaux-Fortes, Verlaine emprunte au lexique de la peinture qui sera pour lui un vaste réservoir d’inspiration, tout comme la musique. Ce poème dépeint sa vision sombre du monde à travers le paysage nocturne qui se compose comme un tableau. On se demande alors comment Verlaine dépeint-il la mort ? Il serait intéressant d’analyser tout d’abord comment ce poème est assimilé à un tableau. Nous expliquerons ensuite le choix de l’époque médiévale comme cadre et atmosphère. Enfin il ressort de ce poème la vision pessimiste de Verlaine sur la mort, la projection de son état d’âme.               Tout d’abord, ce poème s’apparente à un tableau, Verlaine a en effet choisi de lui donner un aspect pictural.   Dans un premier temps, la dimension picturale apparaît dans le paratexte avec le titre Effet de nuit, qui est peut être un clin d’œil à un tableau de Rembrandt s’appelant Ronde de nuit qui a les mêmes couleurs sombres. Ensuite, ce texte est extrait d’une sous-partie Eaux-Fortes qui évoque le procédé de l’estampe. Le temps employé, le présent, nous permet d’actualiser le paysage et d’y entrer.   Ensuite cela apparaît dans la construction du texte. En effet il se décompose  en trois parties distinctes qui correspondent aux plans d’un tableau. L’ordre dans lequel chaque plan est décrit est inhabituel et étrange. En effet, Verlaine choisit de débuter son poème par l’arrière-plan. Une partie du paysage apparaît au fond du tableau. Du vers 1 au vers 3 se dresse « la silhouette d&...
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« gothique », rythme ces lignes droites.   Suit alors le second plan avec en début de vers la proposition nominale « la plaine ». Ici c'est l'horizontal des lignes qui compte, pour mieux mettre en valeur les verticales des lignes des « gibets » et des « pendus ». Le point final de ce plan moyen est le spectacle pitoyable des « pendus rabougris ».   Nous découvrons ensuite le premier plan, où apparaît des personnages « livides », « prisonniers » et le « gros de haut pertuisaniers ». C'est là que l'oeil s'arrête percevant le seul point de vue de ce poème. « Les hauts pertuisaniers », « les fers droits » reprennent le rythme appuyé des lignes verticales. Mais la couleur « livide » est un élément important de ce premier plan.   De plus, contribue à ce tableau la force picturale des couleurs où domine le noir. C'est une monochromie assez saisissante. Cette couleur se nuance en teintes plus fines : « lointain gris », « ciel blafard », « livide », adjectifs qui caractérisent la venue de la mort ou de la maladie.   Par ailleurs, cette peinture se caractérise par un champ lexical appartenant au domaine artistique. Le préliminaire à la réalisation picturale est le « fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche ». Cette métaphore riche parle de la première couche que le peintre donne à son tableau pour en déterminer la tonalité. On relève aussi le vocabulaire de l'architecture avec « flèches » (mot à valeur polysémique), « tours à jour », qui sont typiques du gothique comme « ville gothique ».   Finalement le cadre spatio-temporel, valorisé par les nominales « La nuit. » « La pluie. » « La plaine », participe à l'aspect pictural tout en contribuant à l'aspect dramatique de ce texte.               Cette scène nocturne et dramatique prend toute son ampleur par un autre choix fort de Verlaine : celui de l'époque médiévale. Le Moyen-Age évoque en effet une période violente, emplie de cruauté. C'est dans cette »

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