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Exposé présentation Electre

Publié le 25/01/2026

Extrait du document

« Auteur Diplomate et écrivain L’expérience de la Première Guerre mondiale, où il est blessé à deux reprises, le marque profondément.

C’est en 1918, encore sous le choc de ces événements, qu’il fait paraître le roman autobiographique Simon le pathétique. La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935), une des plus célèbres, véritable plaidoyer en faveur de la paix. Le livre Tragédie hybride en deux actes et un interlude Jouée pour la première fois en 1937 En France, la période d'entre-deux guerres vit l'éclosion de nombreuses réécritures "Antigone" de Jean Anouilh. Giraudoux réactualise le mythe d'Electre, mythe qui a inspiré les trois grands dramaturges de la Grèce antique : Eschyle, Sophocle et Euripide Relate une partie du mythe des Atrides (Famille maudite condamnée à mourir d’une fin tragique) Ton à la fois grave et léger, souvent teinté d’humour, et qui mélange les registres tragique et comique. Le théâtre de Giraudoux se caractérise par une langue très travaillée, riche en néologismes comme en tournures soutenues Dans son théâtre, Giraudoux aborde, avec finesse, une réflexion profonde sur son époque. Résumé Agamemnon, le Roi, a sacrifié sa fille Iphigénie aux Dieux.

De retour de la guerre de Troie, il est assassiné à son tour, par son épouse, Clytemnestre aidée de son amant, Égisthe. Oreste, le fils unique banni, il ne reste plus qu'Électre.

Aussi Égisthe veut-il la marier avec le Jardinier du palais.

Le retour d'Oreste, attise la haine et désir de vengeance d’Electre dans le conflit qui l'oppose à sa mère.

Ni l'un ni l'autre des deux frère et sœur, ne savent comment leur père est mort.

La pièce tourne à l'enquête policière. Personnage La Famille des Atrides : Electre Elle est la fille d'Agamemnon et de Clytemnestre, et la sœur d'Oreste et de la défunte Iphigénie sacrifiée. Electre est caractérisée avant tout par son respect pour son père mort et son frère absent : elle est la garante de leur mémoire et reste la seule à les pleurer. Son personnage est à l'origine de l'expression « le complexe d'Electre » car elle manifeste un amour démesuré pour son père qu'elle vénère et, au contraire, elle hait sa mère. Electre se caractérise également par son intransigeance : elle cherche constamment à faire triompher la vérité, seul biais possible pour rendre les âmes pures.

Puisque les dieux sous-estiment ces valeurs, elle veut faire la justice ellemême, la « justice intégrale ». Elle est parfaitement consciente des conséquences graves qui en résulteraient pour sa patrie.

un moment particulièrement crucial: les Corinthiens attaquent Argos et, sans le secours d’Egisthe, la ville va périr.

Electre, en toute connaissance de cause, prend l'entière responsabilité de son acte : elle a choisi de mettre sa morale et son idéal de "justice intégrale au-dessus du salut de sa patrie.

Elle est une incarnation de la vérité Dans la pièce, elle est celle qui garantit la tragédie par son désir de faire toute la lumière sur le passé et de ne pas laisser les crimes impunis Clytemnestre Elle est la veuve d'Agamemnon, mère d'Electre et Oreste. En conflit avec sa fille, elle cultive une haine profonde pour le souvenir d'Agamemnon qu'elle a tué avec l'aide de son amant. Elle est une sorte d'incarnation féministe : elle aimerait qu'Electre la défende auprès d'Oreste au nom des femmes (II, 5).

Figure de la femme moderne qui dénonce les mariages sans amour, et la quête d'une reconnaissance de soi en tant que femme d'exister autre que par son mari. Clytemnestre est plusieurs fois victime (mal mariée, mal-aimée de son mari comme de ses enfants, rejetée par son amant à la fin, reine déchue) et c'est surtout sur elle que s'acharne la justice d'Electre. Le fatum va faire que son crime va se retourner contre elle.

Après Agamemnon, elle devient à son tour la proie de la tragédie : sa conscience la rattrape et la prive de la libération à laquelle elle aspirait alors, puis, victime du jugement d'Electre, elle est condamnée à succomber à la vengeance de ses enfants dans une mort indigne (II, 9). Elle meurt assassinée par son fils.

Elle apparait elle aussi victime du destin tragique c.

Oreste C'est le fils d'Agamemnon et de Clytemnestre, et le frère d'Electre. Il a été exilé d'Argos après la mort de son père, lorsqu'il avait deux ans.

Vingt ans plus tard, il revient dans sa patrie, et son retour déclenche le renouveau de la tragédie chez les Atrides et l'ouverture de la pièce. Il ne partage pas l’obsession ni la haine de sa sœur, doux rêveur.

Mais Electre lui révèle à son réveil l'horreur de son.

Une telle découverte le métamorphose et il devient réceptif à la haine qui habite sa sœur ; celle-ci le charge de tuer les assassins d'Agamemnon. Il dépend d’Électre, est presque étouffé par elle et devient l’instrument de sa vengeance.

Ainsi, il incarne le héros soumis au destin Egisthe Il est l'amant de Clytemnestre et l'a aidée à tuer Agamemnon. Il est devenu régent à la mort du roi Égisthe apparaît comme un personnage fourbe et égoïste.

Il a choisi de marier Électre à un jardinier (homme qui est donc en dessous de la classe sociale de la jeune fille) pour éloigner la jeune fille.

C’est également un séducteur il est l’amant de Clytemnestre et d’Agathe, deux femmes mariées et aime en parelle Electre. C’est un personnage qui va évoluer et il passe de simple régent limite opportunité à un dirigeant qui aime son peuple « comme une mère aime son enfant SA la différence d'Electre, il raisonne en chef d'Etat. Sa dernière confrontation à Électre, devient une lutte entre la vérité absolue et la survie du peuple.

Égisthe meurt assassiné par son neveu, 2.

Les divinités a.

Les Euménides Ce sont trois sœurs, les « trois Parques », déesses de la vengeance qui ont pour tâche de poursuivre les coupables. D'abord enfants, elles grandissent parallèlement au déroulement de l'action, symbolisant Ce sont des véritables harceleuses qui hanter les personnages, les parodier ou les injurier. b.

Le mendiant Jusqu'à la fin on ignore si c'est une divinité ou non ; c'est un personnage mystérieux ; Présent tout le long, sans donner d’explication à sa présence. Ses discours semblent décousus, symboliques, parfois même prophétiques ou simplement comiques. Prédit les dessins d’Electre par exemple : « [Électre] va commencer à mordre et à mettre la ville sens dessus dessous » (I, 3, l°268). Il est également une sorte de medium, non seulement entre les dirigeants et le peuple, mais aussi entre l'action et le spectateur, dans la mesure où il est luimême en position de spectateur sur la scène. .

Les Théocathoclès Il est le mari d'Agathe.

Représentant de la justice humaine qui se distingue de celle des dieux et de celle d'Electre. C'est un personnage de comédie tel qu'on les trouvait chez Molière, en tant qu'il rappelle le vieux barbon et le mari cocu.

Il agit comme s'il exerçait un pouvoir absolu sur sa femme, mais en réalité il en est dupe. b.

Agathe Elle est jeune, jolie, coquette et frivole. Au début de la pièce, elle semble soumise à son mari ; en réalité, elle ne fait que jouer un rôle, elle est infidèle et collectionne les amants . c.

Le jardinier C'est un homme humble il est neutre et à même d'écarter Electre du pouvoir et du palais où elle peut susciter l'attention des dieux. Il aime Electre, il veut la protéger et la rendre heureuse (I, 4). Personnage bucolique et poétique, il a une meilleure connaissance du bonheur que ceux qui sont plongés dans le tragique.

Son retrait de l'action accélère d'ailleurs l'engrenage fatal. La guerre est également présente : la ville est menacée du dehors, ce qui ne peut que rappeler la situation internationale de l’époque. A l’intrigue classique, Giraudoux ajoute cet élément nouveau, la guerre Contexte historique : On est en 1937 dans l’entre deux guerres et la France est menacée par l’Allemagne.... »

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