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extrait d'une lettre tiré du roman Epistolaire intitulé « Mémoires de deux jeunes mariées » écrit par Honoré de Balzac

Publié le 14/04/2013

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Balzac Nous étudierons un extrait d'une lettre tiré du roman Epistolaire intitulé « Mémoires de deux jeunes mariées « écrit par Honoré de Balzac en 1841, ce dernier s'inscrit dans le mouvement littéraire propre au 19ème siècle qualifié de « Réalisme «. Nous mettrons en valeur la particularité de la Maternité, en effet, nous démontrerons l'alternance des termes qui évoquent l'enfer avec ceux qui renvoient au paradis, de sorte que Renée rencontrera l'extase parce qu'elle est passée par d'atroces souffrances. Nous analyserons dans un premier temps, comment ce personnage central présente cet événement comme une expérience douloureuse, puis dans un deuxième temps, comment elle en parle comme étant un bonheur absolu. Cet extrait nous informe et émeut le lecteur par les souffrances effroyables que subit Renée. Il met en évidence le passage délicat de la femme vers celui de son statut de mère. L'écriture de Renée témoigne de ces douleurs et nécessite un certain courage de sa part pour les surmonter ; Tout au long de cette lettre, on évoque des termes qui révèlent le champ lexical de la souffrance physique :  commencement de la souffrance physique « Trainée, fatiguée, accablée « ... «  fardeau «, cette énumération d'adjectif suggère une dégradation de son état physique amplifiée par la métaphore du fardeau qui offre tout son sens, à cette femme que l'auteur transforme, sous le poids du fardeau. De plus, Balzac procède par étape successives, « de telles appréhensions « se solderont par « des cris « à la fin de la première partie du texte. Afin d'étoffer le thème de la souffrance physique, nous soulignerons l'importance des mots suivants : la notion de douleur, lancinante apparaît à plusieurs reprises dans le texte, pour marquer le degré de souffrance de Renée....

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« « anéan t issemen t » mo ra le.

L a tension éviden te que v i t Renée sera évoquée dès le débu t de sa le t t re, en effet, cet te scène nous rappel le que la ma te r n i té l u i est tou t à fa i t i nconnu, ce qu i m u l t i p l ie ses cra i n tes « j’ava is de te l les app réhensions, des p rév isions sin is t res », l’au teur, nous fa i t comp rend re qu’un vé r i tab le comba t mo ra l se l i v re en el le « je me ra isonna is » af i n d’accep te r ses souff rances physiques qu i la p longe dans « l’é tonnemen t », l’évocat ion de ce nom appa raî t comme u n euphém isme dans cet te si t ua t ion, don t l’au teu r se ser t pou r exp r i me r son i ron ie.

Le te r me « hélas ! » désigne u ne cer ta i ne résigna t ion de sa pa r t, el le doi t se rend re à l’év idence, le fa i t d’êt re mè re est u ne cond i t ion décisive et obl iga to i re pou r rep résen te r u n ma r iage confo rme aux codes sociaux de l’époque.

De nouveau des connota t ions re l ig ieuses appa ra issen t dans le bu t de j us t i f ie r ses souff rances : « D ieu donne les enfan ts ».

De même, la ph rase « j’a i suppo r té me rvei l leusemen t cet te ho r r i b le to r t u re » met en évidence l’opposi t ion des te r mes ce qu i révèle l’amb igü i té des sen t i men ts.

Le devoi r mora l p rend ra donc p lei nemen t fo r me lo rsque su rv iend ra « la cr ise », substan t i f, qu i évoque u ne si t ua t ion i ngérab le, de sor te que not re hé roïne se re t rouvera « abandonnée à u n anéan t issemen t », cet adject i f suggère u ne sépa ra t ion de l’âme et du corps et l’éléva t ion vers le « rêve » On assis te donc à u ne d issocia t ion en t re deux pa r t ies d is t i nc tes, le corps souff re ce qu i se t rad u i t pa r « des cr is » et je me su is sen t ie en t re deux », car l’âme est restée v ide pa r la v io lence épu isan te de ce corps devenu ét ranger.

On a t te i n t le poin t cul m i nan t du réci t qu i favo r ise la p résence émi nen te de D ieu, celu i qu i j us t i f ie ra les souff rances de la femme et l u i conféra u ne i mage de mè re à la mo ra le i r rép rochable.

A i nsi, Renée « t rouve de nouvel le fo rces con t re de nouvel les dou leu rs »A t ravers cet te ph rase, l’au teur, nous mon t re le pa radoxe de la ve r t u, c'est-à-d i re que l’on t rouve sa fo rce dans la dou leur.

I l décr i t donc l’aven t u re de l’enfan temen t comme u ne a l te r nance de pa rad is et d’enfer, le devoi r mo ra l et re l ig ieux p rend ra fo rme sous l’aspect de la f leu r sanglan te qu i l u i a pe r m is de gagne r le pa rad is. Bonheu r i deal : E n déf i n i t i f, la seconde pa r t ie de cet te le t t re est employée à exp r i me r les rav issemen ts de la ma te r n i té al te r nées pa r les dou leu rs causées pa r l’accouchemen t.

A pa r t i r de « On m’a couchée dans mon g rand l i t où je su is ren t rée dans u n pa rad is ; Dés cet te i ns tan t, Renée va découv r i r les jo ies p rocu re r pa r « l’enfan t », l’emp loi de l’a r t ic le déf i n i « l’ » i nd ique la d is t i nc t ion de ce nouveau né pa r m i tou t les au t res, c’est en quelque sor te L u i , qu i est l’au teu r de t a n t de souff rance mêlés à son nouvel élan d’amour.

L e fa i t qu’el le se t r a nsfo r me en « vache qu i b rou te pou r avoi r du la i t » ne semble pas la gêner, l’au teu r veu t nous i n fo r me r su r les sacr i f ices d’une mè re qu i accepte, résignée.

De p l us, l’évocat ion de la na t u re est p r i ncipa le, el le s’or ien te j us temen t vers sa quê te de bonheur, doub lée pa r la p résence « du d iv i n » qu i rep résen te le coord i na teu r de cet te scène.

On assis te à al te r nance de noms te ls que « ténèb res » et « dél ices ».

L’au teu r a pein t ic i, u ne scène d igne d’un t ab leau de pein t re, car on perçoi t d is t i nc temen t la p résence cen t ra le des t ro is. »

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