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Le bateau ivre - analyse linéaire

Publié le 04/06/2013

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Le bateau ivre 1ère strophe C'est un bateau ordinaire, banal et à fond plat. Les « haleurs « montrent un certain mépris envers les marins d'eau douce. La navigation sur des eaux plates fait penser à la Belgique ou au nord de la France. Mais on trouve une grande incohérence avec la présence de Peaux Rouges, venus des livres que Rimbaud a lus et représentant la cruauté, la violence. Les « haleurs « renvoient à sa mère ou ses anciens professeurs, ceux qui ont voulus choisir son destin à sa place. Les Peaux Rouges, au contraire, se révoltent et s'opposent au système habituel. On a donc une remise en cause de la civilisation. 2ème strophe Les Peaux Rouges ayant tué les haleurs, le « je « est enfin libre de ses entraves. Les « blés flamand « et les « cotons anglais « renvoient au commerce et à l'enrichissement, ce dont il était préposé à être, c'était la volonté de sa mère. Il y a un zeugma (association d'un élément concret et d'un autre abstrait) entre la mort et le bruit. La syllepse (jeu sur la polysémie) se trouve avec le mot « fini «, entre l'arrêt et la mort. 3ème strophe On observe un changement de registre, qui devient épique. La course des bateaux peut faire penser à de la piraterie. Il devient alors corsaire. Le « tohu-bohu « peut être des tremblements de terre puissants et anarchi...

« Les « azurs verts » montrent que le ciel se reflète dans la mer.

On a alors une confusion entre la mer et la ciel.

Un « noyé »semble ravi et heureux, mais peut-être ravi dans le sens d’enlevé, avec une peau « blême ».

I l a découvert ce qu’il voulait savoir, i l descend dans les abîmes mais la vérité fait lumière. 7 ème strophe On trouve le champ lexical des perceptions sensorielles : « bleuités », « rousseurs », « rut i lements », « rythmes » ; on observe une synesthésie, correspondances des perceptions sensorielles qui entraîne l’extase, le déli re.

Ce déli re a un aspect mystique (rapprochement Dieu-Homme).

Les « rousseurs » ont une connotation péjorative.

L’amour + les rousseurs = négatif, avec l’amertume.

Le délire est ici négatif et a pour origine l’amour.

8 ème strophe On remarque une polysyndète en « et » et une anaphore « je sais » et « j’ai vu ».

Le déli re est associé au naufrage.

Les « éclairs » et les « trombes » donnent une imp ression de dangerosité et de violence.

Le poète est l’explorateur de l’inconnu », de l’océan.

Lu i i l voit : i l a un statut de privi légié, de visionnai re.

« l’aube » est symbole du renouveau, de la révélation.

Les « colombes » connotent la pureté. 9 ème strophe Les « horreurs mystiques » peuvent paraît re rouges orangées car le soleil coule sur les vagues.

Les flots donnent une impression de mouvement et comme une hémorragie du soleil.

C’est un drame au sein de la natu re, le soleil est égorgé chaque soir. 10 ème strophe La « nui t verte » montre une fusion entre mer et ciel.

Les « neiges éblouies » = étoiles.

La mer est un réservoir pour la poésie. 11 ème strophe Il y a une ruptu re dans le registre, qui reste épique mais avec un vocabulai re inapproprié.

La force de l’eau est comparée à celle des taureaux.

C’est alors un registre parodique. 12 ème – 20 ème strophes C’est le début d’exploration de contrées.

La Flor ide correspond à des terres fleuries.

La fleur est polysémique : cela peut être un végétal ou la fleur de rhétorique, qui est l’art de manier les métaphores et les images.

C’est une ivresse verbale composée d’associations étranges.. »

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