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Le Cid: acte III, scène 3

Publié le 17/04/2019

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Le 17e siècle, aussi appelé le « Grand siècle », débute avec la mort d’Henri IV et se poursuit avec une grande période d’instabilité et de changements, notamment avec l’apparition de Louis XIV à la tête du pouvoir. D’ailleurs, c’est dans ce siècle que vont naître deux grands courants littéraires, soit le baroque et le classicisme. Un auteur en particulier nommé Pierre Corneille sera en mesure de mettre les thèmes propres à ses deux courants qui renferment des concepts entièrement différents, et ce, dans une même œuvre littéraire. Sa pièce de théâtre tragi-comédie nommée Le Cid en témoigne de cela. Cette œuvre, rédigée sous forme de poème amoureux, donne lieu à un dilemme cornélien soulevant plusieurs émotions. Ainsi, dans l’acte III, scène 3, Chimène dévoile ses états d’âme à sa gouvernante, Elvire. Il s’agira donc d’analyser ses multiples sentiments de tristesse, de confusion et de détermination. Tout d’abord, directement au début du vers 800, Chimène, fille du comte Don Gomez désormais décédé par son beau-fils, met en scène un environnement sombre en laissant une place au thème de la tristesse. D’abord, la jeune fille évoque des sentiments de peine, comme le témoigne le champ lexical de la souffrance psychologique : « douleurs », 

« périphrase « la moitié de [ma] vie » pour décrire son amoureux.

Rodrigue n’est donc pas encore considéré comme un ennemi.

Ce mélange de sentiments, soit l’amour qu’elle éprouve pour ce dernier et la tristesse qu’a engendrée la situation, est mis en évidence par la phrase interrogative « Par où ne sera jamais ma douleur apaisée, si je ne puis haïr la main qui l’a causée? » La question donne lieu au doute, à une méditation individuelle où Chimène s’interroge et réfléchit beaucoup sur son destin tragique.

Il semble alors que, malgré l’incident qui lui a brisé le cœur, Chimène ne peut détester Rodrigue.

Ceci mènera vers l’apparition d’un nouvel état d’âme.

Ensuite, à partir du 820 e vers de l’acte III, scène 3, la douleur laisse progressivement sa place au thème de la confusion.

D’une part, Chimène donne encore l’illusion de ressentir un sentiment d’affection à l’égard de son destructeur.

De nouveau, son état d’esprit est mis à l’avant par le champ lexical de l’amour : « passion », « amant » et « cœur ».

Même quand Elvire soulève la triste réalité qu’a causée l’acte de Rodrigue, Chimène répond avec le verbe « adorer » qui davantage représente une façon puissante d’exprimer sa passion, une passion qui ne semble guère s’évader.

Seulement, contrairement à ce qu’elle ressentait précédemment, l’honneur semble doucement prendre sa place illustrant ainsi un dilemme cornélien.

En effet, Chimène se trouve face à un choix judicieux qui relève de l’amour ou du devoir .

Cette confusion est mise en évidence par les multiples antithèses réparties à travers le texte : les mots « ennemi » et « amant », « attaquer » et « défendre » ainsi que « fort » et « faible » font ressortir le contraste qui marque l’opposition entre son amour et sa rancune contre Rodrigue et prouve qu’elle est en effet tiraillée.

Toutefois, l’animosité que Chimène éprouve à son égard s’amplifie.

La jeune fille. »

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