Lecture linéaire : Les Usines, Emile Verhaeren
Publié le 17/03/2026
Extrait du document
«
Lecture linéaire n°5 :
« Les Usines », Les villes tentaculaires, Emile Verhaeren, 1857
INTRO :
L’industrie représente la modernité dans le paysage du XIXe siècle.
Elle a été un
centre d’intérêt pour les peintres impressionnistes comme Caillebotte qui la
représente en 1888 dans ses Fabriques à Argenteuil.
Elle devient ensuite un
objet littéraire pour Emile Verhaeren qui la décrit en 1895 dans son recueil Les
Villes tentaculaires.
Dans un de ces poèmes, Les Usines, Verhaeren s’intéresse à
un faubourg industrialisé et y décrit son paysage complètement transformé par
les usines et les fabriques.
L’extrait que nous allons étudier de ce poème est
composé de 8 strophes en vers libres.
Il serait alors intéressant de se demander
quelle image poétique l’auteur donne des usines dans ce poème moderne.
Pour
cela, nous analyserons tout d’abord le paysage désolé.
Ensuite, nous verrons
l’humanité en détresse et enfin la description des usines.
LECTURE
ANALYSE LINEAIRE
I-
Paysage industriel désolé (§1-3)
a) oppressant
v.1 « Se regardant » = Prop.
Participiale retarde l’arrivé du Sujet v.7 « usines et fabriques » « les yeux cassés de leur fenêtre » = personnification + hypallage Image dégradée des usines CL du regard : « yeux » « mirant « se regardant » Vision oppressante du faubourg, on est observé v.2 « se mirant dans l’eau de poix et de salpêtre » reflet de l’eau, jeu de miroir =multiplication des usines, omniprésence des usines v.2 eau polluée insalubrité =métaphore avec l’eau de la palette du peintre Verhaeren joue avec la matière et décrit la ville comme un peintre l’aurait fait pour la peindre « canal droit » « sa barre à l’infini » « le long des quais » « rectangles »v.8 idée géométrique qui quadrille l’espace Redondance des prépositions « par à travers » « à » lourdeur des faubourgs v.5 adj « lourd » + assonance [ou] « faubourgs » x2 v.5-7 les vers sont de + en + longs, étirés, + 2 syllabes à chaque vers (8, 10, 12) « et la misère en pleurs de ces faubourgs » = allégorie de la misère présence indirecte, impersonnelle, collective et malheureuse de l’humain, la classe ouvrière écrasée par l’omniprésence des usines v.7 « ronflent terriblement » = élément sonores côté inquiétant et oppressant des usines allitération en [r] « ronflent » « fabriques » « terriblement » v.7 sujet qui apparaît enfin « usines et fabriques » met un cadre à toute la description b) immense §2 = phrase nominale (sans vb) v.8 = périphrase pour désigner les usines et les fabriques côté imposant v.9-10 « long mur » « immensément » « durant des lieues » qqc de grand va se présenter Un paysage, tjs industriel, se dessine plus largement v.11 « brouillard » activité industrielle = saleté sensation d’étouffement, d’oppression v.12 « fers » « paratonnerre » « aiguillonnées » =.... »
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