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Ronsard, second livre, sonnet XLIII (commentaire)

Publié le 07/12/2011

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ronsard

« Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux:Au détour d'un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, « Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857. Le poète Baudelaire fait l’éloge d’une beauté passée, transformée en charogne putride : hommage à l’une de ses muses les plus intrigantes, Jeanne Duval. De la même manière, Ronsard dédie un recueil de cent onze sonnets, quatre poèmes répartis dans deux livres dédiés à Hélène qu’il intitule du même nom, Sonnet pour Hélène, rédigé en 1578. Le sonnet XLIII résonne étrangement avec le poème de Baudelaire. Tous deux tentent de mettre en lumière la vanité de la condition humaine, chacun à leur manière, mais toujours avec un profond attachement à la beauté et à la vie.  C’est ainsi que nous pouvons nous demander de quelle manière Ronsard évoque-t-il la prise de conscience de la fuite du Temps ? Il traite d’abord ce problème en faisant une déclaration d’amour surprenante, puis il tente, à travers la poésie de chasser cette fuite du temps.

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