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► Selon vous, la poésie qui ne se prend pas au sérieux est-elle encore de la poésie ? Vous répondrez à la question en vous appuyant sur les textes du corpus, ceux étudiés en classe et vos lectures personnelles.

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question

■ Chercher des idées Le choix du plan

 

• Votre réflexion pourra s’organiser autour des deux « définitions » de la poésie que suggère la question, puis vous pourrez dépasser cette alternative en montrant qu’il s’agit là d’un faux problème. Vous pourrez obtenir un plan en trois parties :

 

1. Oui la poésie est souvent « sérieuse ».

 

2. Mais il existe une poésie qui ne se prend pas au sérieux : fantaisie et poésie ne sont pas contradictoires.

 

3. En fait, les critères de définition du « poétique » ne résident pas dans le ton : qu’est-ce au fond que la poésie ?

 

Le choix des exemples

 

À l’aide des textes du corpus, de ceux étudiés en classe et de vos lectures personnelles, cherchez les types de poésie pouvant illustrer au mieux le sujet.

 

• Des poèmes qui traitent de sujets « sérieux » :

 

- poèmes engagés : Hugo, « Melancholia » ; Desnos, « Ce cœur qui haïssait la guerre » ; Aragon, « L’affiche rouge »...

 

-poèmes lyriques: Ronsard, «Quand vous serez bien vieille... »; Du Bellay, « Heureux qui comme Ulysse » ; Lamartine, « Le Lac » ; Musset, « Les nuits » ; Eluard, « La courbe de tes yeux »...

 

• Des poèmes qui « ne se prennent pas au sérieux » (en plus de ceux du corpus et de ceux déjà cités). Ce peut être des poèmes :

 

- qui traitent de sujets ordinaires : Ponge, Le Parti pris des choses ;

 

- ludiques, notamment qui jouent sur les mots : blasons (Marot : « Du beau tétin », « Du laid tétin ») ; poèmes précieux, voir suggestions (sujet 3) ; poèmes au graphisme modifié (Calligrammes) ;

 

- satiriques : Hugo, Les Châtiments, « Fable ou Histoire » ;

 

- fantaisistes : Prévert, Desnos, Queneau ;

 

- parodiques : Du Belay, Regrets, sonnet XCI (contre-blason parodie de Pétrarque) ; Rimbaud, « Vénus Anadyomène » ; Perec, pastiche (sans la lettre « e ») du poème « Voyelles » de Rimbaud)...

 

Pour réussir la dissertation : voir guide méthodologique.

 

Le poète, la poésie : voir lexique des notions.

Analyser la question

 

- Elle indique l’objet d’étude sur lequel porte le sujet : « la poésie ».

 

- « Ne pas se prendre au sérieux » signifie ne pas se considérer comme important, avoir de l’humour.

 

- Cette question suppose l’idée préconçue / toute faite (un postulat) suivante : « La poésie doit être sérieuse » ou « Un texte qui n’est pas sérieux ne peut être poétique >».

 

- Vous pouvez ainsi reformuler la question : « La poésie doit-elle être nécessairement sérieuse ?» ou « Un texte qui n’est pas sérieux peut-il être poétique ? » ou « L’humour est-il incompatible avec la poésie ? ».

 

- Dans la mesure où vous aurez à utiliser de nombreuses fois l’expression « se prendre au sérieux », vous avez intérêt à vous constituer une « banque de données » de mots synonymes qui constituent le champ lexical de cette expression et de son contraire. Cela permet :

 

- de trouver peut-être de nouvelles idées ;

 

- de disposer d'un « stock » de mots au moment de rédiger pour ne pas vous répéter.

 

Pour « se prendre au sérieux » : grave, g'avité ; important / se donner de l’importance ; digne, dignité / sombre ; austère ; solennel / solennité ; imposant ; sévère ; respect / respecter ; s’estimer ; se croire supérieur ; profond / profondeur...

 

Pour « ne pas se prendre au sérieux » : humour / humoristique ; gai / gaieté ; recul / distance ; se moquer / moquerie ; rire / sourire ; fantaisie /

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