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Apprécie-t-on mieux un texte littéraire quand on est capable d’y reconnaître des références ou des échos à des œuvres qui l’ont précédé ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, les œuvres que vous avez étudiées en classe et vos lectures personnelles.

Publié le 08/09/2018

Extrait du document

question

■ Élaborer le plan

 

Dans la mesure où la question contient une thèse, le plan est critique.

 

Plan de la dissertation

 

I - Certes, le plaisir de la reconnaissance peut être agréable et profitable

 

II - Mais, il peut aussi gâcher le plaisir du texte

 

III - Ce qui importe, c'est le plaisir de lire

■ Analyser le sujet

 

Le sujet proposé est assez simple : la formulation est claire et précise et ne met pas en jeu de notions techniques. L'énoncé cadre bien avec la réflexion sur l'intérêt des réécritures qui a dû être menée en classe.

 

• « apprécie-t-on » : le verbe « apprécier » peut avoir deux sens ici, « se délecter de », « goûter » ou bien « évaluer », « comprendre ». Le sujet va vous demander d'exprimer un avis ; néanmoins il faudra bien évidemment argumenter votre propos afin de le rendre convaincant.

 

• « mieux » : l'adverbe sous-entend qu'on pourrait « moins » ou « moins bien » apprécier. On vous demande donc de voir si le fait de reconnaître des références et des échos dans une œuvre offre une lecture de meilleure qualité. Le sujet invite donc à une évaluation qualitative.

 

• « on est capable » : l'adjectif « capable » renvoie à un acquis du lecteur, à son aptitude à relier entre elles ses lectures. Un lecteur possédant une telle capacité sera nécessairement un lecteur savant.

 

• « reconnaître des références ou des échos à des œuvres qui l'ont précédé » : le problème de l'intertextualité est ici posé. Reconnaître des références ou des échos, c'est voir que l'auteur d’un texte littéraire réécrit (en parodiant, en imitant, en pastichant...) un texte littéraire antérieur. Pour reconnaître des échos ou des références, il faut déjà être un lecteur cultivé et savant et donc disposer d'un bagage littéraire solide pour ne pas manquer les jeux d'intertextualité. Une question se pose donc : un lecteur sans bagage littéraire manquera-t-il le sens d'une œuvre ? mais aussi : un lecteur savant ne sera-t-il pas encombré par son bagage littéraire ?

 

■ Formuler la problématique

 

• Type de sujet : question qui contient une thèse.

 

• Reformulation de la thèse : on goûte davantage une œuvre littéraire quand on peut et on sait repérer les effets d'intertextualité.

 

• Problématique : est-il plus agréable de pouvoir faire une lecture savante d'une œuvre littéraire ou au contraire d'en faire une lecture naïve ?

Il ne s’agit pas de classer et de hiérarchiser la lecture savante et la lecture naïve. Toutes deux ont leur intérêt : la lecture savante, celui de flatter les ego et de permettre l’analyse et la comparaison ; la lecture naïve, celui de découvrir et de se laisser porter par la beauté d’un texte. Pour reprendre une formule de Roland Barthes, ce qui est essentiel dans le processus de la lecture, c’est le plaisir du texte.

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