Suite et limite
Publié le 20/02/2026
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TEXTE : extrait de la 1ère topique de Freud
Note : 15/20
Ce texte est un extrait du livre Introduction à la psychanalyse datant de 1917 et écrit
par Freud.
Il s’agit d’un texte expliquant, dans les grandes lignes, sa Première Topique : il
aborde les différents lieux de l’appareil psychique dans le but de clarifier sa thèse sur le
système de l’inconscient.
Freud aborde ici sa vision de l’appareil psychique qui se divise en
trois parties distinctes mais liées entre elles : l’inconscient, le préconscient et le conscient.
Avant lui, l’inconscient était simplement perçu comme la négation du conscient et non
comme un élément psychique à part entière ; tout était plus ou moins conscient.
Pour Freud,
qui développe la psychanalyse, l’inconscient a une fonction propre et est distinct de la
conscience, dans le sens où il n’est pas simplement sa négation.
Il s’interroge alors dans ce
texte sur le fonctionnement de cet inconscient, ou plus généralement, au fonctionnement de
l’appareil psychique par rapport à l’inconscient, remettant en cause la théorie selon laquelle
l’homme est pleinement conscient de toutes ses pensées et de tout ce qui agit en lui.
Freud
pose le problème de la notion de refoulement et ainsi, une question émerge de ce texte :
qu’est-ce que le refoulement et en quoi est-il un obstacle à la psychanalyse ? Afin de tenter
d’apporter une réponse à cette question, nous verrons d’abord la description de l’appareil
psychique selon Freud (de “Nous assimilons” l.1 à “perspicacité” l.8).
Nous aborderons
ensuite le cheminement des idées inconscientes pour tenter d’atteindre la conscience (de
“Cette image” l.8 à “pré-conscience” l.17).
Enfin, nous étudierons le processus de
refoulement et la résistance qu’il crée ( de “Le fait” l.17 à “refoulement” l.21).
Dès la première phrase de son argumentation, Freud annonce l’usage d’une
métaphore pour exprimer ses idées.
Il utilise une représentation spatiale de l’appareil
psychique pour faciliter l’accès à la compréhension de ce dernier.
Ainsi, l’inconscient est
assimilé à une “grande antichambre” (l.1) tandis que la conscience est “une sorte de salon”
(l.3).
On comprend donc ici que Freud utilise l’image d’un logement découpé en plusieurs
pièces, dont le passage de l’une à l’autre est possible, pour appuyer sur la structure logique
de l’appareil psychique.
L’inconscient présenté comme une “antichambre” (l.1), qui est la
pièce qui précède dans les salles de réception dans les anciennes maisons, pourrait
représenter une pièce d’intimité, pas nécessairement à la vue de tous, tandis que la
conscience, qui est le “salon” (l.3), est une pièce peu intime puisqu’elle sert généralement à
recevoir en tant que pièce plutôt centrale dans une maison.
Cela appuierait le caractère
inconnu de l’inconscient et, par opposition, le fait que la conscience et son contenu sont
accessibles.
La pièce de l’inconscient est d’office présentée comme “grande” (l.1) à l’instar
de celle de la conscience définit comme “étroite” (l.3), il y a donc une hiérarchisation de la
présence de ces deux instances dans l’appareil psychique : la surface inconsciente de ce
dernier est plus importante que celle qui est consciente, ce qui montre que selon Freud, le
psychisme est plus inconscient que conscient.
Cette large surface qu’est l'inconscient abrite des “tendances” (l.2), qui sont des
pulsions, des désirs et des pensées, ici comparées à des êtres vivants.
Ces entités sont
donc présentées comme n’étant pas statiques en vue de leur caractère “vivant” (l.2) et
essaient de s’extirper de l’inconscient pour atteindre le champ de la conscience, elles
auraient donc même une volonté.
Néanmoins, entre ces deux instances se trouve un
barrage qui exerce une censure sur les tendances voulant devenir conscientes.
L’exemple
de l’agent de sécurité illustre bien ce concept : posté à l’entrée d’un lieu public, il va arrêter
les gens désirant entrer pour vérifier que ceux-ci n’ont aucun objet dangereux ou interdit sur
eux.
Si la personne est en règle, elle peut passer mais dans le cas contraire, elle se voit
refuser l’accès au lieu.
C’est le même processus qui s’opère à la frontière entre conscient et
inconscient : les tendances voulant la traverser sont examinées avant de pouvoir avancer ou
de devoir reculer.
Celles-ci restent donc sur le “seuil” (l.6) de la pièce qui abrite la
conscience.
Cependant, si ces tendances parviennent à passer le seuil de l’inconscient, cela
n’est pas trop important car elles sont rattrapées rapidement par le filtre sans laisser
d’impact.
Cette idée suggère donc qu’il y aurait une pièce intermédiaire entre l’inconscient et
la conscience où les tendances qui y parviennent ne sont pas inconscientes sans être
conscientes pour autant.
En revanche, Freud ne précise pas, dans ce texte, quels sont les
critères appliqués par le “gardien” (l.4) pour filtrer les tendances voulant passer.
Toutefois, si certaines tendances se voient jugées inappropriées et sont renvoyées
par la censure de là où elles viennent, est-ce que toutes les tendances le sont pour autant ?
De la même façon, si certaines tendances arrivent à passer ce seuil bien qu’elles soient
rattrapés, n’est-il pas possible que certaines soient capables de devenir conscientes ?
Freud marque la deuxième partie de son raisonnement en indiquant à nouveau qu’il
est en train de développer une métaphore, par souci de clarté.
L’image est assez limpide
pour pouvoir être comprise par tous, et permet au psychanalyste de pouvoir développer son
raisonnement.
Le terme “nomenclature” (l.9) qui désigne les termes utilisés dans une
science est choisi précisément pour laisser entendre que sa démarche est scientifique et
que, par extension, la psychanalyse est une discipline relevant de la science.
Les tendances présentes dans l’inconscient ne sont pas atteignables par la
conscience, ce qui en fait des tendances inconscientes.
L’emploi de la locution adverbiale
“tout d’abord” (l.11) implique l’idée que celles-ci puissent ensuite changer de statut.
Celles-ci
n’ont d’ailleurs pour but que d’essayer de rentrer dans le champ de la conscience.
On peut
les comparer à des mouches à l’intérieur d’une maison qui veulent à tout prix sortir et se
cognent donc inlassablement contre une fenêtre fermée jusqu'à ce que quelqu’un ouvre
cette fenêtre.
La fenêtre et la personne qui l’ouvre sont toutes deux le gardien : celui-ci
dresse un barrage qui bloque ceux qui veulent passer mais qui a aussi la capacité d’ouvrir
les portes.
C’est le processus de refoulement selon Freud.
Les mouches qui se heurtent à la
vitre et sont renvoyées vers l’intérieur sont refoulées.
Les tendances refoulées sont donc
inaptes à traverser le filtre et à devenir conscientes.
Cependant, même en ayant franchi le
seuil, la conscience n’est toujours pas atteignable pour certaines.
L’avancée vers le domaine conscient nécessite....
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