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Alain - Éléments de philosophie: inconscient et morale

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Alain dresse, à travers ce texte extrait des Éléments de philosophie publié en 1941, une critique à l’encontre du « freudisme « (philosophie que l’on à tendance à déduire des écrits de Freud) qui amènerait, selon lui, chaque homme à croire « que l’inconscient est un autre Moi «, telle une entité qui vivrait en chacun d’entre nous d’autant plus dangereuse qu’elle est invisible. Pour Alain, il n’y a pas d’inconscient. Derrière ce mot on place tout les faits qui nous semblent extérieurs à nous, extérieurs à la conscience et donc à la pensée mais en réalité, là où les « freudistes « placent l’inconscient, Alain affirme qu’il n’y a que le corps, les « mécanismes « comme il se plaît à le dire. L’inconscient est donc pour Alain un « abrégé « du corps dans le langage des hommes mais qui « si on le grossit, alors commence l’erreur ; et, bien pis, c’est une faute. «. Autrement dit, l’erreur serait de substituer l’inconscient au corps. De plus, Alain critique Freud en ce sens qu’il a cassé cette confiance qui existait entre le rêveur et son rêve amenant tout homme à se dire que ce n’est plus son rêve mais un rêve qui a lieu dans sa tête par cette « Autre Moi «.  

« On a coutume de soutenir que l’action de penser du sujet trouve son équivalence dans le fait de savoir ce que l’on pense, de savoir que l’on pense. A partir du moment où on a posé cette égalité, cette équivalence, on en déduit que la pensée inconsciente n’existe donc pas mais qu’au contraire, il n’existe qu’une pensée consciente, consciente de ce qu’elle sait et consciente d’elle-même, de savoir qu’elle est en tant que pensée. Mais le problème est là, dans cette égalité en réalité. Si l’on arrive à montrer que penser ce n’est absolument pas savoir ce que l’on pense et que l’on pense, on peut alors trouver un sens à parler de pensée inconsciente. Partons maintenant du principe qu’il y ai un sens à parler de pensée inconsciente en faisant tout de même attention. En effet, la pensée que l’on va interpréter en tant que pensée inconsciente n’aura plus grand chose à voir avec l’équivalence évoquée précédemment. Si le fait de penser c’est savoir ce que l’on pense et que l’on pense, on corrèle alors le fait de penser avec le fait de savoir. On affirme que penser et savoir c’est la même chose. Mais problème : est-ce-que penser et savoir c’est vraiment la même chose ? Ai-je besoin de penser ce que je sais ? Quand je pense, est-ce que je sais ? Toutes ces interrogations laisse alors entrevoir la possibilité d’une pensée inconsciente qui serait celle du sujet mais par un autre que lui et par autre j’entend son soi interne présent au quotidien mais qui pourtant lui est invisible, méconnu. Derrière la pensée inconsciente il y aurait donc la pensée de ce « soi interne », de cette « autre moi ». Il faut maintenant définir à quelles conditions on peut et on doit parler de pensée inconsciente et au contraire, à quelles conditions il ne faut pas en parler, à quelles conditions se serait se méprendre sur la réalité des choses. Par exemple, il ne faut tout de même pas se tromper sur le texte d’Alain qu’il nous a été demandé d’étudier préalablement. Alain nous dit-il ici que là où il n’y a pas de sujet, là où il n’y a pas de « Moi », de « Je » il n’y a pas de pensée ? Ou ne nous dit-il pas plutôt que là où on affirme qu’il peut ne pas y avoir de sujet on ne doit jamais dire pour autant qu’il puisse y avoir de la pensée. On a coutume de penser que la pensée c’est véritablement la communication d’une information, d’un fait, d’un savoir. Autrement dit, on pense que penser c’est penser des informations, des faits, des savoirs... Mais peut-être que ce n’est pas ça la pensée. En effet il faut bien qu’il y ai quelque chose qui nous pousse à penser et qu’est-ce-qui va nous pousser à penser ? A s’interroger ? A réfléchir sur soi-même, sur nous en tant que sujet ? Peut-être les rêves qui pour Freud sont à la base de l’avènement de l’inconscient, qui sont pour l’inconscient le moyen de « s’exprime » à travers ces symboles qu’il faut analyser, décortiquer, mettre en relation les uns avec les autres... La pensée inconsciente a donc un sens si l’on admet les écrits de Freud mais si l’on se sent plus proche de Descartes, d’Alain, l’inconscient n’est qu’une illusion qui découle enfaite des « mécanismes » du corps. »

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