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DE L'ALLÉGORIE AU MYTHE DE LA CAVERNE: L'ILLUSION EST L'ETAT ORDINAIRE DE L'HOMME

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illusion

Ce texte, extrait du début du livre VII de La République de Platon, est couramment appelé l’allégorie de la caverne. Une « allégorie « est la représentation ou l’expression d’une idée par le développement d’une métaphore. Platon était un philosophe grec du quatrième et troisième siècle avant Jésus Christ contemporain de la démocratie athénienne et des sophistes, qu'il critiqua vigoureusement. Platon est l'inventeur de la théorie des Formes, qu'on appelle plus communément théorie des Idées : celle-ci interprète le monde sensible comme un ensemble de réalités participant de leurs modèles immuables. La Forme suprême est, selon le contexte, tantôt le Bien, tantôt le Beau. La philosophie politique de Platon considère que la Cité juste doit être construite selon le modèle du Bien en soi. Dans ce texte, l’auteur aborde le thème de la vérité. La vérité dans le sens de réalité, par opposition a l’illusion qui est elle aussi traite. A ce sujet, Platon soutient la thèse selon laquelle la vérité réside dans le monde intelligible, dans l’idée du bien, auquel il n’est pas possible d’accéder que progressivement. Afin d’expliquer clairement l’idée de Platon nous étudierons tout d’abord ce que représente le monde de la caverne (ligne 1 a 29), puis la montée progressive vers le monde extérieur et l’accès a la vérité (ligne 30 a 44), et enfin il sera question du retour dans la caverne ou le rôle du philosophe (ligne 73 a 83).

« fait pas l’ombre d’un doute, tout est comme une évidence pour eux, ils n’ont jamais de remise en question, ils ignorent l’existence de tout autre monde et encore moins le monde intelligible. “Et pour les objets qui défilent n'en est -il pas de même ?” (l.19) Les objets qui défilent sont les objets de la nature et ceux de la production humaine donc appartiennent au monde sensible. Cela voudrait dire que les prisonniers sont constamment baignés dans ce monde sensible. “Si donc ils pouvaient s' entretenir ensemble ne penses -tu pas qu 'ils prendraient pour des objets réels les ombres qu 'ils verraient ?” (l.21 -22) Les discussions de ces prisonniers ne s’attarderaient que sur des opinions autrement dit rien de réel ou aucune sérieuse argumentation. E n effet ces hommes ne se sont jamais élevés à la connaissance objective, ainsi leurs discussions se résument simplement à un dialogue de sourd. “Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l'un des porteurs parlerait, croirait -il entendre autre chose que l'ombre qui passerait devant eux ? Non, par Zeus, dit -il.” (l. 24- 25) Enfermé e dans ce monde sensible, les prisonniers ne croient que ce qu’ils voient et donc en refuse en conséquent toute remise en question possible. “Assurément, repris-je, de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués. C'est de toute nécessité.” (l. 27 a 28) Une fois de plus Platon s’ appui sur l’importance qu’ accorde les prisonniers a ce qu’ils voient, touchent ou entendent . Leur conception de vérité se limite à leurs sens. C’est exactement la même chose pour les hommes en général : ils ne voient, ne connaissent et ne croient pas autre chose que ce qu’on leur dit et c e qu’on leur fait voir depuis l’enfance. C’est pour cela que les prisonniers ont du mal a remettre en question ce qu’ils ont toujours connu, car ils ont toujours vu et connu les ombres. La deuxième partie marque la phase de rupture entre le monde sensible et la montée progressive vers le monde extérieur , c’est à dire le monde du savoir et de la construction de ses connaissances. “ Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu'on les guérisse de leur ignorance.” (L.30 a 31) Ici, Platon dit qu’il faut donc enlever le coté e des sens et leurs introduire la science afin de les panser. Il faut les instruire, les guidées vers le chemin de la sagesse, de la philosophie, vers le monde intelligible afin de les sortir du monde du paraitre. “ Qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière : en faisan t tous ces mouvements il souffrira, et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces objets dont tout à l'heure il voyait les ombres.” (l.31 a 34) Sortir un des ce prisonnier de sa zone de confort, de son monde sensible et l’amener vers “ la lumière ” serait se lever vers l’intelligence, le savoir, les idées intelligibles. Cependant, cette transition demande de l’efforts, de la labeur. Accéder au savoir demande beaucoup de travail. Une fois entrée dans le monde intelligible “ il souffrira … ombres “, en effe t il est éblouit par la lumière du savoir. Le prisonnier est ici au Coeur du processus d’ élévation et d’ évolution. Le choc est l’aveuglement révèle que ce processus doit se faire étape par étape et prendra un temps d’adaptation. Le prisonnier a besoin d’accoutumance puisqu’il est difficile de voir la vérité tout d’un coup. “ Que crois -tu donc qu'il répondra si quelqu'un lui vient dire qu'il n'a vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l'oblige, à force de questions, à dire ce que c'est? Ne penses -tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraîtront p lus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant? (l. 34 a 39) Lorsque l’auteur explique qu’on expose l’ancien prisonnier aux idées et aux objets réels étant habitué a l’opinion, aux illusions , passer de l’autre cotée du mur est une »

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