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désirer est-ce nécessairement souffrir ?

Publié le 20/11/2012

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Corrigé de dissertation Désirer est- ce nécessairement souffrir ? Introduction Qui n'a jamais fait l'expérience douloureuse du désir ? Nombreux sont ceux qui nourrissent de façon nostalgique, le désir de jeunesse éternelle, traduisant ainsi leur peur de vieillir. Cette nostalgie serait l'expression du regret du passé et donc le signe d'une souffrance Pour y palier, ils ont recours a diverses pratiques et méthodes peu concluantes, puisque vieillir est une échéance inéluctable Désirer fait souffrir, mais cette souffrance est d'autant plus grande lorsque l'on ne parvient pas à satisfaire nos désirs précisément, et ce malgré nos efforts. En d'autres termes on souffre non seulement du manque, mais aussi du fait de ne pas obtenir ce que l'on désire tant. La déception liée au non satisfaction de mon désir, amplifie ma souffrance Qu'en déduire ? Si nous passons notre vie à désirer, cela signifierait que toute notre existence serait synonyme de souffrances qu'elles soient morales, mentales ou physiques ? Peut-on admettre une telle négativité du désir ? Les hommes n'aspirent t'ils qu'à souffrir au nom du désir ? Pour autant comment comprendre l'enthousiasme, la joie, l'excitation des enfants lorsqu'ils rédigent la liste des jouets qu'ils désirent pour Noel ? Peut on alors soutenir que Désirer est ce nécessairement souffrir ? La réponse ne semble pas aller de soi. La nécessaire interdépendance entre désirer et souffrir sous entendue par le sujet pose problème La souffrance est elle systématiquement, forcément le corollaire du désir ? La souffrance liée au désir est elle une fatalité, ne pourrait elle pas être dépassée ? Désirer ne pourrait il pas être un remède à notre souffrance ? L'essence même du désir est elle souffrance ou alors serait ce plutôt seulement l'objet désiré qui nous fait souffrir ? En somme, il s'agit de savoir non seulement quelle est l'essence véritable du désir ainsi que sa finalité mais aussi de savoir quelle est la nature véritable de la relation entre désirer et souffrir ? Comment se comporter pour éviter cette vie souffrance qui semble pourtant inéluctable ? Faut-il renoncer totalement à désirer ou alors redéfinir philosophiquement le désir afin de le détacher de la souffrance ? D'abord nous montrerons que si la souffrance semble déterminer le désir( 1ere partie), cette souffrance n'est pas systématique(2eme partie) . Puis nous montrerons qu'il est possible de réhabiliter le désir en mettant en lumiere sa positivité du désir comme puissance d'être(3eme partie) I Désirer c'est souffrir ? Il s'agira de montrer ici en quoi la souffrance semble déterminer nécessairement le désir a)Désirer : l'expression d'un manque qui fait souffrir Il est d'usage de désirer lorsqu'on éprouve un manque, une privation. En ce sens, désirer provient d'une insatisfaction qu'il faut combler .Cette insatisfaction est d'autant plus pénible lorsqu'elle persiste indéfiniment. La frustration s'installe car on s'impatiente, mais aussi parce que l'on ne parvient pas à obtenir ce à quoi on aspire. C'est notamment dans l'expérience du désir amoureux que cela se constate .Aimer en effet, n'est ce pas faire l'expérience douloureuse du manque, de l'absence de l'autre, de l'être aimé , tel l'amour impossible interdit qui entrainera Roméo et Juliette , tout comme Tristant et Iseult Les désirs sont subjectivement vécus comme la conscience d'un manque, de sorte que l'on ne peut désirer que ce dont on est privé ou ce dont on craint d'être privé dans l'avenir. Pour peu que l'objet de notre désir soit difficilement accessible, ce sentiment de manque devient douleur et souffrance. La souffrance est alors l'épreuve inévitable de celui qui éprouve un désir. Platon dans le Banquet , à travers le Mythe d'Aristophane souligne cette idée que d&eacu...

« réhabiliter le d ésir en mettant en lumiere sa positivit é du d ésir comme puissance d’ être(3eme   partie) I D ésirer c’est  souffrir        ?    Il s’agira de montrer ici en quoi la souffrance semble d éterminer n écessairement le   d ésir     a) D ésirer   : l’expression d’un manque qui fait souffrir   Il est d’usage  de d ésirer lorsqu’on  éprouve un manque, une privation. En ce sens,   d ésirer provient d’une insatisfaction qu’il faut combler .Cette insatisfaction est d’autant   plus p énible lorsqu’elle persiste ind éfiniment. La frustration s’installe car on   s’impatiente, mais aussi parce que l’on ne parvient pas  à obtenir ce  à quoi on aspire. C’est notamment dans l’exp érience du d ésir amoureux que cela se constate .Aimer en   effet, n’est ce pas faire l’exp érience douloureuse du manque, de l’absence de l’autre,   de l’ être aim é   , tel l’amour impossible  interdit qui entrainera Rom éo et Juliette , tout   comme Tristant et Iseult   Les d ésirs sont subjectivement v écus comme la conscience d’un manque, de sorte   que l’on ne peut d ésirer  que ce dont on est priv é  ou ce dont on craint d’ être priv é   dans l’avenir. Pour peu que l’objet de notre d ésir soit difficilement accessible, ce   sentiment de manque devient douleur et souffrance. La souffrance est alors l' épreuve   in évitable de celui qui  éprouve un d ésir. Platon  dans  le Banquet  ,  à travers  le Mythe  d’Aristophan e souligne  cette id ée que   d ésirer est un manque qui fait souffrir , pr ésente  à ce propos  le d ésir comme la   recherche d’une partie manquante seule capable de restaurer un  état de pl énitude   C’est en ce sens que pour chacun l’amour est qu ête de sa moiti é   : «    notre esp èce ne   saurait  être heureuse qu’ à une condiiton , c’est de r éaliser son d ésir amoureux , de   rencontre chacun l’ être qui est notre moiti é(   ….)   »  Or c’est bien cette absence ce manque qui est p énible. En ce sens si le d ésir est   d’abord un manque, on ne voit pas comment on pourrait ne pas souffrir.

  L’ étymologie du mot confirme cette id ée.  Le mot d ésir vient du latin desiderare ­ de   sidus,  étoile ­ qui dans la langue des augures   évoquait une sorte de constatation   :   l’absence d’un astre, accompagn ée d’une forte id ée de regret (alors que considerare,   c’est contempler l’astre pr ésent). Le d ésir serait ainsi de l’ordre d’un manque dont on   fait l’exp érience douloureuse...  Par cons équent    le d ésir est bien le signe d’une souffrance qui peut se reporter autant   vers le pass é (on parle de nostalgie) que vers le futur on parle alors d’attente, toujours   plus ou moins teint ée d’impatience         En faisant place aux esp érances et aux craintes continuelles, il accroit nos   inqui études et nos souffrances. Le  d ésir est donc ce qui trouble  et fait  . »

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