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Discutez cette pensée d'un philosophe contemporain : « Nul n'est pleinement un homme s'il n'unit à la pratique d'un métier et au savoir d'un technicien, les lumières d'une large culture humaine. »

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culture

Il est vrai que l'ouvrier, le technicien ou le spécialiste ne doit point perdre de vue qu'il est d'abord un homme et qu'à ce titre il demeure avant tout un être moral dont la mission essentielle est de se réaliser entièrement pour ne pas devénir un rouage mécanique et impersonnel dans la' machinerie de la civilisation moderne.

Il faut bien exercer un métier, mais, seule une culture étendue favorise une conduite cohérente, car celle-ci exige de bonnes habitudes d'esprit.

L'ouvrier qui exécute à la perfection son métier, mais se confine dans sa spécialisation, risque de se deshumaniser en quelque sorte. C'est pourquoi il lui faut posséder, en outre, une large culture générale.

 

Point ne lui est besoin d'une culture érudite. Il lui suffit d'acquérir, en plus des connaissances de base, un « supplé­ment d'âme «, lui conférant le pouvoir de s'élever au niveau de ses semblables, de les comprendre et de s'assimiler à eux...

« En un mot, l'homme digne de ce nom unit savoir-faire à moralité. Il est vrai que l'ouvrier, le technicien ou le spécialiste ne doit point perdre de vue qu'il est d'abord un homme et qu'à ce titre il demeure avant tout un être moral dont la mission essentielle est de se réaliser entièrement pour ne pas devénir un rouage mécanique et impersonnel dans la· machinerie de la civilisation moderne. Il faut bien exercer un métier, mais, seule une culture étendue favorise une conduite cohérente; car celle-ci exige de bonnes habitudes d'esprit. L'ouvrier qui exécute à la perfection son métier, mais se confine dans sa spécialisation, risque de se deshumaniser en quelque sorte. C'est pourquoi il lui faut posséder, en outre, une large culture générale. Point ne lui est besoin d'une culture érudite. Il lui suffit d'acquérir, en plus des connaissances de base, un « supplé­ ment d'âme :., lui conférant le pouvoir de s'élever au niveau de ses semblables, de les comprendre et de s'assimiler à eux ... A) La pratlqbe d'un méUer. Pratiquer un métier, c'est l'exercer correctement, de façon intelligente, convenablement et avec plaisir. C'est l'accomplir en toute conscience, afin qu'il profite aux autres et à soi-même. Entendue dans ce sens, l'excellente pratique d'un métier contribue puissamment à la formation individuelle, surtout si l'ouvrier a acquis sa maîtrise. Le bon ouvrier n'aspire qu'à une chose comme le dit si bien G. Duhamel : « Bien faire ce qu'il fait. :. Il se représente le mauvais travail comme une tricherie, une fausse monnaie. La pratique intelligente d'un métier forme le corps, l'in­ telligence et l'âme. Elle aiguise les sens et les facultés intel­ lectuelles. Elle rend plus subtil l'esprit d'observation, avive le jugement et le sens critique, décuple l'ingéniosité, trempe le caractère et la volonté. Elle enseigne patience, persévé­ rance, désir de mieux faire. Elle confère aussi indépendance -259 »

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