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Dissertation : "Savons-nous qui nous sommes vraiment ?"

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D'un côté, on pourrait penser que l'on est le mieux placé pour savoir qui nous sommes puisque nous seuls pouvons accéder à notre pensée. Mais d'un autre côté, on pourrait croire au contraire que les autres sont plus à même de nous définir car ils sont témoins de ce que nous sommes réellement. C'est pourquoi on peut se demander si l'on peut vraiment savoir qui l'on est, c'est à dire si nous sommes capables à nous seuls de nous définir. Résoudre ce problème revient à examiner si nous sommes conscients de notre identité, de nos actes et si les gens qui nous entourent nous voient de la même façon que nous nous voyons. Si au premier abord il peut sembler que nous savons qui nous sommes vraiment puisque nous pensons nous connaître, un examen approfondi de la vision qu'a le monde extérieur de nous finit par montrer que nous ne sommes pas toujours ceux que nous pensons être. Finalement, ne sommes-nous pas plutôt définis par le mélange de ce que nous pensons être et comment les autres nous voient ? Je suis le seul à savoir ce que je pense Au cours de la vie, on acquiert une conscience de nous-mêmes. C'est ce processus qui nous permet d'accéder à la pe...

« Clément Martel TS3 que nous pensons de nous-mêmes et de ce que pensent les autres de nous afin de nous définir réellement. 3. Une double définition Nous remarquons qu’il est difficile de se fier à un seul point de vue afin de nous déterminer qui nous sommes. En effet, si l’on s’en tient à l’idée de ce que nous savons de nous- même, nous avons une représentation fausse car nous n’avons pas accès à notre Inconscient et à la totalité de notre mémoire. Par ailleurs, le seul point de vue du monde extérieur n’est pas suffisant non plus, car trop simple et imprécis. De fait, il se forge une idée de qui nous sommes uniquement sur le jugement de nos actes et de notre comportement visibles, le tout sans savoir quelle est notre pensée. Il lui est donc impossible de juger de la rationalité de nos actions. La manière la plus précise de savoir qui nous sommes vraiment est le dialogue avec les autres. En effet, en plus d’y incorporer notre vision de nous-mêmes, il nous permet de rester lucides. Pour cause, le dialogue est le principal objet de l’objectivité car il crée un espace d’échange neutre entre les interlocuteurs. Ainsi, nous ne sommes pas condamnés à vivre dans l’illusion puisqu’il nous revient le sentiment immédiat que nous donne la conscience pour le transformer en connaissance objective de soi. Il s’agissait au départ d’examiner la valeur de l’opinion selon laquelle nous sommes les mieux placés pour savoir qui nous sommes. On a vu qu’elle relevait d’une illusion reposant sur une erreur de jugement car nous sommes conscients de ce que nous faisons mais pas de ce que nous sommes vraiment et que si l’on ne se questionne pas sur nous-mêmes, nous resterons prisonniers d’une vision de notre personne qui n’est pas la nôtre, celle du monde extérieur. Cependant, la position selon laquelle le monde extérieur est le plus à même de savoir qui nous sommes s’est également avérée illusoire puisque les gens ne nous jugent que sur nos actes sans savoir quelle est notre pensée intérieure et nos motivations. En définitive, après cette analyse, nous devons considérer que la manière la plus fiable d’avoir accès à l’idée de qui nous sommes vraiment est d’accorder notre idée de nous-mêmes à celle des autres, ce qui nous permet à la fois d’être en phase avec notre conscience, tout en prenant nos distances avec les écarts de notre Inconscient. Page 2 »

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