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DISSERTATION SUR PHEDRE: Racine a donc respecté les trois grandes règles de la tragédie classique mais pouvons nous pour autant croire et se reconnaître en certains des personnages de la tragédie ? La tragédie apporte t-elle vraiment une vision différente au spectateur ?

Publié le 07/10/2018

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racine

Racine respecte scrupuleusement cette règle. En effet, quand Phèdre brandît l'épée d'Hippolyte ce n'est pas contre lui, ce n'est donc pas une scène de violence. Aucune mort n'est représentée sur scène, elles sont toutes racontées : la mort d'Oenone est raconté par Panope, la mort d'Hippolyte par Téramène et celle de Phèdre est elle aussi racontée par Panope. Dans la préface, Racine déclare avoir modifié le personnage antique de Phèdre pour le rendre plus conforme aux bienscéances. Chez Euripide, Phèdre accuse elle-même Hippolyte : Racine trouve cette attitude inpensable pour une grande aristocrate. Il délègue cette accusation à une femme de condition sociale plus faible : Oenone, la nourrice.

 

La deuxième règle est la vraisemblance. Cette régle à été elle aussi formulé par Boileau dans les vers :

 

« Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable.

 

Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.

 

Une merveille absurde est pour moi sans appas.

 

L'esprit n'est poit ému de ce qu'il ne croit pas ».

 

Cette règle veut dire qu'il faut que le spectateur puisse croire à l'histoire car autrement il ne serait point ému. Il vaut parfois mieux inventé une histoire que de raconter une vérité que personne de croirait. Conformement à l'esthétique classique, Racine trouve un élément chez l'historien Plutarque, la rumeur de la mort de Thésée, qui rend l'histoire vraisemblable. Sans cette rumeur, Phèdre n'aurrait pu avouer son amour à Hippolyte. L'épée sert aussi à la vraisemblance puisqu'elle permet à Thésée de croire à la trahison de son fils.

 

La dernière règle est les trois unités. L'intrigue doit se dérouler en un seul lieu (en général une salle de palais pour la tragédie et un salon ou une place de ville pour les comédies), en 24 heures maximum (pour qu'il n'y ait pas trop de décalage entre le temps de l'intrigue et le temps de la représentation). Elle ne doit représenter qu'une action principale. Boileau à formulé cette règle dans les vers suivants :

 

« Qu'en un lieu, qu'en un jour un seul fait accompli,

 

Tienne jusqu'à la fin le théatre rempli ».

racine

« Le destin est lui aussi une des règles de la tragédie classique. Plusieurs personnages de Phèdre sont victimes de leur destin. Le destin chez Racine se présente sous une double forme : le pouvoir des Dieux et la fatalité de la passion amoureuse. Tout d'abbord, étudions le pouvoir des Dieux dans la pièce de Racine. Les Dieux sont cesse évoquer et deux en particulier, Neptune et Venus, qui jouent un immense rôle dans cette tragédie. Tout d'abbord, Venus. Ce Dieu s'acharne sur la lignée de Phèdre et Hippolyte le rappel à la scène 2 de l'acte 4. En effet Venus s'acharne sur les descendants du soleil, et par sa mère Pasiphaée elle est la petite fille du soleil, v 1274. Après avoir rendu Pasipahé amoureuse d'un taureau, et Ariane (la sœur de Phèdre) amoureuse de Thésée, il provoque un sentiment incestueux de Phèdre pour Hippolyte. Un autre Dieu est évoqué dans la pièce, Neptune. Thésée a rendu service à Neptune à la scène 4 de l'acte 2. Il a libéré la Grece des monstres et des bandits qui l'infestait. Neptune lui a donc promis d'exaucer le premier de ses vœux. Thésée aurrait pu utiliser ce vœux lorsqu'il était en prison mais ne le fit pas et préfera attendre une meilleure occasion. Ce qui ne manqua pas. Il demanda à Neptune de tuer son fils et de répendre son sang. Il envoie un monstre marin à la scène 6 de l'acte 5 et il vient lui même piquer le flanc des chevaux pour qu'ils s'emballent. Autre que les Dieux, la fatalité des passions est aussi un exemple lié au destin. Phèdre en est l'exemple incarné. Elle éprouve d'abbord une attirance physique pour Hippolyte. Elle le trouve « beau comme un Dieu », jeune et courageux. A défaut de l'aimer, elle demande a Hippolyte de la frapper au cœur, siège des sentiments (« voilà mon cœur » v704), avec sa fameuse épée, qui sera la preuve irrévocable pour Thésée que son fils l'a trahi et qui enclanchera sa colère la plus profonde. Phèdre n'est pas maître de ses sentiments. Elle fait pourtant tout basculer lorsqu'elle avoue ses sentiments honteux à sa nourrice, Oenone. Croyant Thésée descendu en enfer, elle pris son courage à deux mains et alla tout raconter à Hippolyte de ses sentiments. En fesant cela, elle est monstrueuse car sans le savoir, elle s'ammena à la mort, à celle d'Hippolyte, au chagrin de Thésée et celui d'Aricie. La dernière régle de la tragédie classique est la catharsis. Exposée par Aristote dans sa Poétique au Ivème siècle AV -JC, elle est respectée par Racine. Les spectateurs doivent éprouver terreur et pitié. Les personnages de Phèdre sont térrifiés par leurs actes, en cela ils sont pathétiques. Phèdre est horrifié par les sentiments qu'elle éprouve pour son beau fils. Elle qualifie cet amour de « poison » et de « terreur ». Quand elle avoue ses sentiments à Hippolyte, ce dernier détourne le regard, lui fesant comprendre son dégout et son rejet envers elle et ses sentiments honteux. En cela elle est à plaindre. Thésée est lui aussi pathétique. Il croit Oenone et se fit seulement à l'épée et donc envoie son fils à la mort. Quand il découvre la vérité sur les sentiments inverses de Phèdre pour Hippolyte il finit en pleurt et rien ne pourra lui rendre son fils. Les personnages sont pathétiques car les héros sont meurtris et ils inspirent de la pitié. Cela les rend attachants ce qui est necessaire pour que les spectateurs puissent s'identifier à eux. Racine développe un théatre de cruauté. Les relations entre les personnages sont féroces. Les pères font mourir leurs enfants (Thésée fait mourir Hippolyte), les mères saccrifient leurs progénitures (Phèdre sacrifie ses enfants quand elle veut mette Hippolyte sur le tône par amour, les amoureux provoque la mort de l'être aimé (Phèdre provoque la mort d'Hippolyte). Les personnages sont sourds et aveugles et ne pensent qu'à leurs passions. Ce sont des monstres d'égoïsme, de manipulation. Racine présente une vision janséniste de l'homme, marqué par le mal. C'est un théatre de l'abaissement. Phèdre évoque « la hote ou [elle est] descendue ». »

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