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Dissiper une illusion, est-ce seulement corriger une erreur ?

Extrait du document

illusion

Analyse du sujet

 

• Erreur et illusion semblent deux termes proches ; il s’agit ici de soigneusement les distinguer : qu’y a-t-il de plus dans la seconde que dans la première ?

 

• Comment corrige-t-on une erreur ? A quel type de travail intellectuel cela renvoie-t-il ?

 

• Attention : il n’existe pas que des illusions des sens...

 

• La formulation de la question invite à analyser d’abord en quoi consiste la correction d’une erreur (c’est apparemment plus « simple »).

 

Plan

 

Introduction

 

I. - La correction du jugement

 

II. - Perception et jugement

 

III. - Illusion et intérêt Conclusion

CORRIGÉ

 

[Introduction]

 

Dans le langage quotidien, des expressions comme « se faire des illusions » et « être dans l’erreur » semblent proches. Mais en est-il réellement ainsi ? Peut-on confondre l’illusion et l’erreur ? Sans doute le sujet peut-il être indifféremment victime de l’une ou de l’autre, mais l’analyse des façons de s’en débarrasser peut nous montrer qu’elles ne sont pas exactement équivalentes.

« Faire une erreur, c'est ainsi se trouver en contradiction avec ce qui est vrai. Dès lors, la correction de 1' erreur implique une modification du juge­ ment ou du raisonnement, c'est-à-dire un travail intellectuel portant sur les compétences logiques ou rationnelles du sujet. [Il -Perception et jugement] L'illusion la plus simple est celle qui provient des sens. Elle concerne la perception, soit le rapport que je peux avoir avec le monde extérieur, c'est-à-dire avec la« réalité» (et non avec la vérité). Référence à Descartes : lorsqu'il déplore que ses sens l'amènent à se tromper, c'est en suspendant le jugement déterminé par ce qu'il perçoit qu'il peut échapper à la tromperie : il continue à «voir» que le bâton plongé dans l'eau est «cassé», mais il n'adhère plus à ce qu'il «voit». L'erreur est ainsi supprimée (il y a suspension du jugement erroné) tandis que ce qui est vu n'a pas changé et suggère toujours la même chose. Il en va de même lorsque je « vois » le soleil décliner : je peux dire, pour que cela corresponde à ce que je perçois, que le « soleil se couche », mais je sais que c'est faux; ainsi ma formule énonce une apparence, mais n'im­ plique pas d'illusion de ma part. Toutefois, certaines situations, précisément parce que la perception continue -même malgré une désillusion antérieure - à susciter un juge­ ment erroné, peuvent entraîner à la fois illusion et erreur (cas d'un mirage à répétition, ou, plus simplement, du rêve : j'ai beau savoir, à chaque réveil, que ce que j'ai »

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