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Doit-on leur accorder un rôle déterminant dans le déroulement de l'histoire des hommes, ou ne sont-elles que les détails d'une toile de fond ?

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histoire

Lucidité et liberté

Même au niveau de l'individu, croire à la liberté c'est apprendre que l'on ne peut pas toujours faire abstraction des circonstances que l'on ne choisit pas, mais aussi apprendre à les affronter et à ne pas se soumettre à elles. L'histoire est marquée par ceux qui refusent les fatalités. Par exemple, Charles de Gaulle a fait face aux circonstances de la défaite de 1940 sans renoncer à « une certaine idée de la France ».

Refuser l'alibi des circonstances

Cette idée permet de nuancer l'opposition entre projets humains et circonstances extérieures : la limite entre les deux est fluctuante selon l'analyse que l'on en fait. La référence à des circonstances malheureuses ou incontournables peut facilement devenir l'alibi de la lâcheté politique ou de la mauvaise foi historique. On ne mesure d'ailleurs pas le retentissement d'un élément historique de la même façon qu'on mesure un effet physique, comme le montre le débat autour de certains « détails de l'histoire ».

Le travail de l'historien, entre sens du détail et idéologie

a. L'historien ne doit pas se laisser fasciner par une idéologie qui reléguerait au second plan toutes les circonstances particulières au profit d'un schéma abstrait de déroulement de l'histoire ; il doit donc être attentif aux ferments de nouveauté portés par les circonstances, qui font que l'histoire ne se répète jamais vraiment.

b. Mais il doit également chercher à comprendre un sens et non pas seulement à connaître un mécanisme. Pourrions-nous nous reconnaître dans une histoire expliquée uniquement par les circonstances ? Même en admettant que la moindre circonstance contribue à la production de tel résultat déterminé plutôt que de tel autre, toutes n'auront pas la même valeur pour notre compréhension.

« aux« circonstances »,alors les hommes n'ont pas de prise sur les événements et une connaissance rationnelle et articulée de l'histoire des hommes devient vaine et fausse. Double opposition, donc, entre « histoire des hommes » et « détermination par les circonstances » : l'histoire des hommes est un mouvement collectif sur le fong terme, les circonstances sont des événements particuliers et ponctuels; l'histoire des hommes est un projet d'humanisation, les circonstances incar­ nent la réalité matérielle étrangère aux projets humains. +++++++++++++++++++++++++ BIBLIOGRAPHIE HEGEL, La Raison dans l'histoire, 10/18. H.-I. hl.ARROU, De la connaissance historique, Seuil. 0 Corrigé Plan détaillé Introduction Que sont les« circonstances » ? S'agit-il seulement de ces grains de sable ou de ces gouttes d'huile dans la machine de l'action humaine, ces éléments auxquels nous ne pouvons rien et qui viennent contrecarrer ou favoriser nos projets, ou plutôt de ce qui donne corps et réalité à notre action? Doit-on leur accorder un rôle déterminant dans le déroulement de l'histoire des hommes, ou ne sont-elles que les détails d'une toile de fond? Si l'on ne peut en faire totalement abstraction, est-il pour autant légitime d'affirmer que l'histoire des hommes est uniquement déterminée par les circonstances? Nous nous interrogerons sur ce double aspect des circonstances, en essayant chaque fois d'examiner les conséquences de ce rapport pour le travail de l'historien ou le sens que nous pouvons donner à l'histoire. 1. L'histoire domine les circonstances • Les circonstances sont bonnes pour les anecdotes Les« circonstances,, s'ajoutent aux projets humains en les favorisant ou en les contrariant, mais elles demeurent« anecdotiques». :ïl!let nat!;ma! philosop e 79 »

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