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Est-il vrai qu'il n'y a pas de bonheur intelligent?

Publié le 15/04/2012

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Selon Aristote (-4eme siècle), dans Ethique à Nicomaque, « tous les hommes pensent que la vie heureuse est une vie agréable « et « ils entrelacent étroitement le plaisir au bonheur. Pourtant, la philosophie conteste que le bonheur soit une fin à rechercher pour elle-même. Nous nous posons alors la question suivante : Est-il vrai qu’il n’y a pas de bonheur intelligent ?

Il convient d’éclaircir quelques notions. La notion de bonheur renvoie à un état durable de plénitude et de satisfaction. Il s’agit d’un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps. La notion d’intelligence s’oppose à l’instinct. C’est donc l’ensemble des facultés de connaissance et leur usage (conscience, imagination, mémoire, jugement et raisonnement) par opposition aux tendances innées et naturelles. Dans un sens plus pratique, il s’agit d’être en capacité de s’adapter et d’être adapté. Etre intelligent consiste alors à se donner les moyens pour atteindre nos fins ou adapter les fins à nos moyens.

Pour répondre au problème posé, nous verrons d’abord que l’intelligence est un obstacle au bonheur, puis que toutefois c’est un organe du bonheur en tant que faculté d’adaptation. Enfin, nous verrons que l’intelligence n’est pas suffisante.

« technique crée de nouveaux désirs en nous.

Cette avancée perpétuelle nous fait croire que le bonheur réside dansla consommation, et les biens matériels.

Cela crée en nous une nouvelle insatisfaction. Transition 2 : Nous pouvons donc penser que l’intelligence est une condition nécessaire au bonheur, tout comme nous pouvonspenser qu’un bonheur sans intelligence ne serait pas digne de nous.

Comme l’a dit Voltaire au 18eme siècledans Histoire d’un bon Bramin , il semble difficile d’ « accepter le marché de devenir imbécile pour devenir content ». Toutefois est-ce une condition suffisante ? Partie 3 : L’intelligence n’est pas une condition suffisante du bonheur.

En effet, les moyens de parvenir au bonheur diffèrentd’un individu à un autre.

Ainsi, ce qui fait le bonheur des uns ne fait pas toujours celui des autres.

De ce point devu, il est impossible d’affirmer qu’il y a une « formule » pour être heureux car le bonheur reste une affaire privée.

Deplus, nos désirs changent au cours de la vie, comme l’a dit Sénèque au 1 er siècle dans son œuvre De la vie heureuse , « le plaisir arrivé à son plus haut point s’évanouit ». D’autre part, d’un point de vue étymologique, le bonheur renvoie à l’idée de chance.

Or l’intelligence ne peut garantirla chance.

L’intelligence ne peut nous permettre d’atteindre le bonheur au sens de satisfaction totale, sentiment deplénitude.

Nous sommes loin de l’idéal que nous voudrions atteindre. Alors, la vraie intelligence serait peut-être de renoncer au bonheur pour d’autres satisfactions plus adaptées à ceque nous sommes.

En effet, si le bonheur n’est qu’un idéal de notre imagination, il n’est pas raisonnable de vouloirdécrocher la lune, il vaudrait mieux préférer la joie.

Spinoza, au 17eme siècle, dans Ethique propose cela avec son éthique de la joie.

L’intelligence jouerait alors un rôle capital pour atteindre cette satisfaction. CCl : L’intelligence est donc une condition insuffisante pour accéder au bonheur. Conclusion : Nous pouvons donc conclure qu’il n’y a aprioris pas de bonheur intelligent mais que l’intelligence en estune condition.

Toutefois il s’agit d’une condition insuffisante.

En effet, il ne peut y avoir de pure bonheur avec ousans intelligence.

Selon Schopenhauer, au 19eme siècle dans Le Monde comme volonté et comme représentation , « il ne peut y avoir de vrai et solide bonheur ».

Dans ce cas pourquoi l’homme s’obstine à vouloir atteindre cebonheur inaccessible ?. »

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