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Explication de texte Rousseau

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Explication de texte – Rousseau, Du contrat social, 1792

 

         Le texte présenté fut rédigé en 1792 par le célèbre philosophe Jean-Jacques Rousseau. Cet extrait provient de l’ouvrage Du contrat Social, certainement l’œuvre la plus connue de Rousseau. Le XVIIe siècle est marqué le mouvement des Lumières, dont Rousseau fait partie. Ce mouvement, dans la continuité de l’humanisme, est caractérisé par la quête de savoir, la volonté d’apprendre et de sortir d’un obscurantisme aguerri. On se questionne alors sur une multitude de sujets, la vie, la science, l’astronomie, … Dans le Contrat social, Rousseau s’interroge sur la place de l’homme dans la société, c’est une œuvre majeure de philosophie politique et sociale. Il se demande quelles doivent être les nouvelles libertés des hommes, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, d’un peuple soumis à une autorité en échange de liberté et de sécurité, en s’appuyant sur des notions de liberté, d’égalité et de volonté générale, pouvant être grossièrement résumé par la citation suivante : « Quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie pas autre chose sinon qu'on le forcera à être libre. ». Le livre III de l’ouvrage est consacré à la critique des différentes formes de gouvernements, de leurs bons et mauvais côtés. L’extrait étudié ici est la chapitre 6 intitulé « de la monarchie », la lecture de ce texte nous amène à nous demander ce que reproche précisément Rousseau à la monarchie. Selon lui, le problème réside dans le fait que tout le pouvoir soit remis dans les mains d’une seule personne « le prince » et qu’il y a une trop grande distance entre lui et le peuple, sa thèse repose également sur le fait que le gouvernement royal s’autoproclame le plus fort et que l’éducation de futurs rois donnent des hommes qui n’ont appris qu’à régner et cela porte donc préjudice à l’Etat. Le texte est se structure en trois parties, la première de la ligne 1 à 8, dans laquelle il discrédite les politiques royaux et le gouvernement royal dans leur manière de régner, d’attribuer le pouvoir et de leur tendance à se considérer comme incontestables. Dans la seconde partie de la ligne 9 à 14, il s’interroge sur l’éducation royale des futurs détenteurs du trône avec cynisme et fustige l’arrivée au trône de monstres ou d’incapables.

« ligne 9 à 14, il s’interroge sur l’éducation royale des futurs détenteurs du trône avec cynisme et fustige l’arrivée au trône de monstres ou d’incapables. Et enfin dans la dernière partie, Rousseau tente d’apporter une réponse et une morale à son raisonnement avec ironie. Ce texte nous interpelle dans la mesure où Rousseau ose donner son point de vue sur un sujet si tabou et si impénétrable qu’était la monarchie autrefois. Le texte s’ouvre sur une phrase qui critique non sans ironie, les politiques royaux pour leur capacité à émettre des arguments viciés dans le but de séduire le peuple « solution d’un sophisme très familier aux politiques » l.1. Le but ici étant de critiquer le caractère vicieux du gouvernement royal envers le peuple alors qu’en réalité le but n’est pas la félicité publique mais plutôt l’intérêt personnel, la soif de puissance et de pouvoir. Rousseau appuie la première affirmation d’un exemple « comparer le gouvernement civil au gouvernement domestique et le prince au père de famille » l.2-3, l’auteur démontre par cet exemple le sophisme des politiques lorsqu’ils comparent la vie royale à la vie du peuple en voulant montrer au peuple qu’il se trouve au même rang qu’eux, Rousseau affirme alors son exemple en démontra que cette erreur est « déjà réfutée » l.3. Par la suite, il affirme que le sophisme réside également dans le fait de « donner libéralement à ce magistrat toutes les vertus dont il aurait besoin, et de supposer toujours que le Prince est ce qu’il devrait être » l 4-5, par-là, l’auteur exprime le majeur problème de la monarchie, qui est de céder tout le pouvoir et toutes les fonctions de l’Etat à une seule et même personne sous la simple supposition que le statut de celle-ci demeure ainsi éternel, comme si « le prince est ce qui devrait être » était une maxime impénétrable. Le gouvernement, à l’aide de cette supposition, s’autoproclame le plus fort et donc incontestable « supposition à l’aide de laquelle… le plus fort » l 5-7, mais Rousseau démontre alors que si le gouvernement voulait être le meilleur, il ferait mieux d’adapter ses actions à ce que désire et à ce dont quoi le peuple a besoin « pour être aussi le meilleur il ne lui manque qu’une volonté de corps plus »

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