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Faire ce qu'on veut, est-ce faire ce qui plaît ?

Publié le 04/03/2004

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Où donc chercherai-je le bien et le mal ? Au dedans de moi, dans ce qui est à moi.« Ne dis jamais des choses extérieures qu'elles sont bonnes ou mauvaises, utiles ou nuisibles, ni quoi que ce soit en ce genre. « (ÉPICTÈTE - Entretiens) Introduction La plupart des hommes se heurtent aux difficultés de l'existence, en sont troublés, et souvent abattus. Ils sont remplis de soucis, d'inquiétudes, de craintes vis-à-vis de leur avenir. ÉPICTÈTE avec les stoïciens dans un temps où il en était déjà ainsi prêchait une sagesse destinée à porter remède à cette attitude humaine. L'idée principale de ce texte est le résumé même de la morale stoïcienne : savoir supporter sans trouble ce qui ne dépend pas de nous - et assumer sagement ce qui dépend de nous. Articulation de cette pensée: Le premier des deux paragraphes présente le principe même qui vient d'être énoncé. Mais il insiste sur l'assurance dans la vie que donne l'attitude stoïcienne. Le second montre de façon plus précise l'activité que l'homme doit déployer pour avoir cette attitude stoïcienne : indifférence vis-à-vis de.

Tout ce que je veux ne peut que me plaire. Car, j'agis alors conformément à ma nature. Comment un homme pourrait-il vouloir ce qui lui déplaît. Même le masochiste désire ce qui lui plait à savoir la douleur et le déplaisir. MAIS, pour être moral ne faut-il pas faire parfois ce qui nous déplaît ? Seule la conscience morale peut me dicter ce que je veux. La volonté bonne (Kant) doit être disjointe du plaisir et de la jouissance.

  • I) Faire ce que l'on veut est faire ce qui plaît.

a) Nul n'est méchant volontairement. b) Vouloir, c'est être libre. c) Toute volonté est volonté morale.

  • II) Faire ce que l'on veut n'est pas faire ce qui plaît.

a) Plaire n'est pas le but de la volonté. b) La vertu n'a pas à plaire. c) Faire ce que je veux peut être faire ce qui déplaît.

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« c'est faire régner l'ordre.

L'injustice consiste au contraire dans la subversion de cet ordre, dans laprédominance que l'on accorde à l'âme concupiscible.

C'est une maladie, une perversion, qui remet encause la totalité de l'individu.

Dans cette tyrannie du supérieur par l'inférieur, l'homme devient esclavedes désirs sans frein ; c'est pourquoi il est nécessairement malheureux.

Il devient incapable de jugement,d'honneur, et, au lieu d'être maître de soi, il est soumis à ce qu'il y a de plus bestial en lui. Céder aux passions, au désir, rêver d'être tyran est donc en fait rêver d'être impuissant, confondre cequi est agréable avec ce qui est bon.

Nul ne peut être véritablement maître des autres sans être d'abordmaître de soi.

Le projet d'hommes comme Calliclès est contradictoire : on ne peut à la fois être soumis à ses propres désirs et libre, être maître et serviteur. Le « Grogias » filait la métaphore des deux tonneaux.

L'homme maître de lui-même, ordonné, est celui qui sait combler ses désirs sans leur céder, accorder au corps ce qu'il faut.

L'homme tyrannique poursuitsans trêve des plaisirs nouveaux, comme on verse du liquide dans un tonneau ; mais ce que ne sait pascet être de la démesure, ce qu'il ne veut pas voir, c'est que sa conduite déréglée en fait un « tonneaupercé ».

Il peut sans fin accumuler les plaisirs : il ne sera jamais comblé, et s'épuisera en pure perte. Le dérèglement est donc d'abord une faute de jugement : c'est une incompréhension de ce qu'est lebien véritable, une confusion entre bon & agréable.

Ainsi, il est clair que « Nul n'est méchant volontairement ».

Eclairer les intelligences, c'est ipso facto redresser les conduites. Mais puisque l'injustice est une maladie de l'âme, une perversion de l'ordre, alors la punitionest le remède approprié.

Le châtiment est conçu par Platon comme analogue du médicament.

On accepte la souffrance physique pour se soigner, pour réparer un mal, parce qu'on sait que le traitementenduré est finalement bénéfique.

Il doit en aller de même pour l'âme : la souffrance endurée, là encore,doit être comprise comme nécessaire au rétablissement d'un équilibre que l'injustice avait compromis.C'est pourquoi, aussi paradoxale que paraisse la thèse, « il est pire de ne pas être puni que de l'être ». L'homme injuste impuni est semblable au malade abandonné à son sort. Platon inaugure la grande tradition de l'ascétisme.

En un sens, toute notre morale est restée imprégnée des thèses platoniciennes, et il n'y a guère que Nietzsche pour avoir reconnu en Calliclès un modèle. Me connaître, connaître la nature humaine, c'est faire usage de ma raison afin de contrôler mes désirs etmes passions sans pour autant les brimer.

Celui qui se connaît lui-même connaît et veut forcément lebien pour lui-même.

Seul l'ignorant peut vouloir ce qui lui nuit. Vouloir, c'est être libreVolonté et liberté se confondent, dit Descartes.

Ce que je veux véritablement est l'expression de maliberté.

N'est libre que l'homme raisonnable.

Ce qui déplaît, à moi-même comme à autrui, c'est l'incapacitéd'être pleinement ce que je suis, soit parce que je suis l'esclave d'une passion qui étouffe mapersonnalité, soit parce que je subis l'influence d'autres personnes.

La puissance que nous vivons ennous-mêmes et qui vise la liberté n'est pas nécessairement celle de la passion destructrice et violente.Dans ses Méditations, Descartes reconnaît en lui sa volonté "si grande que je ne conçois point l'idéed'aucune autre plus ample et plus étendue".

En cet infini pouvoir de la volonté que nous expérimentonsen nous-mêmes, il voit la marque et la ressemblance de Dieu.

La liberté humaine est infinie, à l'image dela puissance infinie de notre volonté.

Il n'appartient qu'à nous d'affirmer ou de nier, de faire ou de ne pasfaire, de poursuivre ou de fuir tout ce que nous voulons.

La liberté n'est pas un état d'indifférence danslequel je suis plongé lorsque toutes les contraintes sont absentes — car en ce cas je ne choisis pas oubien je choisis au hasard —, mais bien dans l'acte volontaire par lequel je donne mon assentiment ou jele refuse.

Nous serons donc d'autant plus libres que nous agirons en raison, c'est-à-dire en connaissancede cause.

Plus la connaissance des conséquences et des effets de nos actes nous est claire, plus notrevolonté trouve de facilité à s'exercer dans ses jugements.

Si la volonté est une puissance infinie, laraison en est le seul guide pour la bien conduire. Toute volonté est volonté moraleFaire ce que je veux n'est pas faire tout ce que je veux.

Celui qui fait tout ce qu'il veut finit pas ne plusrien pouvoir faire.

En effet, je ne suis libre qu'à la condition de respecter autrui.

Si je le nie, je m'en faisun ennemi, lequel voudra plutôt ma perte que ma liberté.

Donc, pour faire ce que l'on veux, il fautnécessairement plaire moralement à autrui.

Toute volonté, toute conscience est toujours implicitementmorale comme le Alain. "Conscience.

C'est le savoir revenant sur lui-même en prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger.

Ce mouvement intérieur est dans toute pensée; car celui qui ne se dit pas finalement : "Que dois-je penser ?"ne peut pas être dit penser.

Laconscience est toujours implicitement morale ; et l'immoralité consiste toujours à ne point vouloir penserqu'on pense, et à ajourner le jugement intérieur.

On nomme bien inconscients ceux qui ne se posentaucune question d'eux-mêmes à eux-mêmes.

Ce qui n'exclut pas les opinions sur les opinions et tous lessavoir-faire, auxquels il manque la réflexion, c'est-à-dire le recul en soi-même qui permet de se connaîtreet de se juger ; et cela est proprement la conscience." ALAIN. »

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