Devoir de Philosophie

Faire son devoir, est-ce renoncer à sa liberté ?

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L'obéissance au seul appétit est esclavage et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. (Du Contrat Social) La liberté ne consiste pas à suivre nos désirs. Elle n'est pas dans l'absence de contraintes mais dans le libre choix des contraintes que l'on se donne à soi-même. On peut appliquer cette idée au peuple. Un peuple libre est celui qui se donne à lui-même ses propres lois, ce qui définit la démocratie. Cette liberté n'est plus abstraite, et il apparaît que le devoir d'obéissance à la loi collective, loin de lui être contraire, constitue en fait sa condition de possibilité. L'homme n'est libre qu'en obéissant à la loi pour remplir les devoirs que le corps social lui impose : cela doit s'entendre, non plus pour un individu solitaire (qui peut, à la rigueur, vivre sans lois ni devoirs), mais pour une collectivité humaine - en dehors de quoi il n'y a guère, en effet, d'être humain. Faire son devoir, dans cette optique, c'est respecter ce qu'a décidé le versant social de la volonté (par où chacun participe à la « volonté générale «), et cela confirme que chacun doit semblablement la respecter, parce que ce n'est que de cette façon qu'est possible une liberté commune ou partagée. Pour obtenir la suite et la fin de ce devoir un second et dernier code PassUp vous est demandé. CITATIONS: « Le devoir est la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi.

Qu'est-ce qu'être libre ? Doit-on pour le définir se fier à ses sentiments et impressions, qui invitent à admettre que la liberté consiste à faire ce que l'on veut quand et comme on veut, sans jamais se préoccuper de ce que l'on devrait faire ? Faut-il au contraire admettre que la vraie liberté ne se conçoit que dans un cadre collectif, qui fait immédiatement surgir un certain nombre de règles et de devoirs, nous autorisant certains comportements mais nous en interdisant d'autres ? Dans ce cas, comment concilier liberté et devoir, ou comment comprendre la nécessité de leur coexistence ? Faire son devoir, est-ce renoncer à sa liberté, ou au contraire l'accomplir ?

« Ce qui se résume ainsi : « La véritable liberté est l'obéissance à la loi qu'ons'est prescrite ». L'obéissance auseul appétit estesclavage etl'obéissance à la loiqu'on s'estprescrite estliberté. (Du ContratSocial) La liberté ne consiste pas àsuivre nos désirs. Elle n'estpas dans l'absence decontraintes mais dans le librechoix des contraintes que l'onse donne à soi-même. On peutappliquer cette idée au peuple.Un peuple libre est celui qui sedonne à lui-même ses propreslois, ce qui définit ladémocratie. Cette liberté n'est plus abstraite, et il apparaît que le devoir d'obéissance à laloi collective, loin de lui être contraire, constitue en fait sa condition depossibilité. L'homme n'est libre qu'en obéissant à la loi pour remplir les devoirsque le corps social lui impose : cela doit s'entendre, non plus pour un individusolitaire (qui peut, à la rigueur, vivre sans lois ni devoirs), mais pour unecollectivité humaine — en dehors de quoi il n'y a guère, en effet, d'être humain. Faire son devoir, dans cette optique, c'est respecter ce qu'a décidé le versant social de la volonté (par oùchacun participe à la « volonté générale »), et cela confirme que chacun doit semblablement la respecter, parceque ce n'est que de cette façon qu'est possible une liberté commune ou partagée. « Le devoir est la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.« Par respect pour la loi » : une action accomplie en conformité apparente avec le devoir n'est pas nécessairementune action morale ; pour qu'elle le soit, il faut qu'elle ait été accomplie par devoir, c'est-à-dire par pur respect de laloi morale. « Celui qui sauve un de ses semblables en danger de se noyer accomplit une action moralement bonne, que sonmotif d'action soit le devoir ou l'espoir d'être payé de sa peine. » John Stuart Mill, L'Utilitarisme, 1861. « Devoir ! mot grand et sublime, [...] ou trouver la racine de ta noble lige [...] ? Ce ne peut être rien de moinsque ce qui élève l'homme au-dessus de lui-même. » Kant, Critique de la raison pratique, 1788. « Il n'y a donc qu'un impératif catégorique, et c'est celui-ci : Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tupeux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.L'impératif kantien désigne un commandement de la raison pratique. Il est hypothétique quand il indique simplementles moyens d'atteindre un objectif extérieur (si tu veux ceci, fais cela) ; il est catégorique quand il ordonneabsolument et sans condition. « L'obéissance au devoir est une résistance à soi-même. » Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932. »

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