Devoir de Philosophie

Faut-il toujours chercher à défendre ses idées ?

Publié le 22/02/2012

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Ainsi défendre ses idées implique que celles-ci reposent sur un savoir dont le convaincu puisse rendre raison en s'appuyant sur des arguments rationnels. Du coup se trouve écarté toute forme de conviction qui ne fait pas appel à un savoir rationnel. Or est-ce parce qu'il m'est possible de défendre mes convictions que je dois nécessairement croire à la vérité de ce que je pense ?

« convaincre de leur vérité ou peut être de leur fausseté. Défendre ses idées permet donc de mettre à l'épreuve ce dont on croit être des convictions. Or n'y a-t-il pas desconvictions qui doivent être défendues pour la simple et bonne raison qu'elle s'impose à la raison ? III A : En effet il est des idées qui s'imposent à la raison humaine et qui n'ont pas besoin de passer par l'épreuve dudoute pour être des convictions. C'est le cas des idées morales telles que les droits de l'homme, la liberté etc.. Cesidées s'imposent d'elles-mêmes car elles sont issues directement de la raison, or de ce que Kant appelle la loimorale, qui est un commandement de notre raison pure pratique qui prend la forme d'un impératif catégorique et quia une valeur universelle : « tu ne dois pas mentir » est un impératif catégorique qui s'impose à la volonté humaine.L'homme doit donc se faire un devoir de défendre ce qui s'impose à lui. Le devoir est une loi de la raison. «Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autretoujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen.» Kant, Fondements de lamétaphysique des moeurs (1785). • L'impératif catégorique de Kant est distinct du commandement christique quant à son fondement. En effet lecommandement d'amour du Christ vient de l'extérieur et est fondé sur un commandement antérieur qui prescritl'obéissance inconditionnelle au Christ. L'impératif kantien vient, lui, de la raison. C'est en nous-mêmes que nous letrouvons, comme une structure de notre propre esprit, qui fonde notre moralité.• Que ce soit un «impératif» ne signifie pas que nous soyons contraints à nous y plier, mais il est en nous commeune règle selon laquelle nous pouvons mesurer si nos actions sont morales ou non (d'où la «mauvaise conscience»).• Il se distingue aussi par sa portée. En effet, traiter les autres «comme une fin» ne signifie pas nécessairement les«aimer». C'est à la fois moins exigeant, car il s'agit «seulement» de les respecter, en reconnaissant en eux la dignitéhumaine. Mais c'est aussi plus exigeant, car il faut maintenir le respect même quand on n'aime pas! C'est là que le«devoir» est ressenti comme tel. Conclusion : Il est donc nécessaire de défendre ses convictions dans la mesure où cela permet de mettre à l'épreuve celles-ci.Mes toutes convictions ne sont pas défendables dans la mesure où certaines s'appuient sur des croyancesirrationnelles. Cela ne signifie pas que les convictions religieuses sont indéfendables car la liberté de croyance et deculte est un droit. Mais cela signifie qu'elle ne peuvent s'imposer dans la mesure où elles ne s'appuient pas sur desarguments rationnels. En revanche il est des convictions qui s'imposent et dont nous devons nous faire un devoir dedéfendre. »

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