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FREUD: Nous voyons combien la réalité nous satisfait peu malgré nos prétentions

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Nous voyons combien la réalité nous satisfait peu malgré nos prétentions ; aussi, sous la pression de nos refoulements intérieurs, entretenons-nous au-dedans de nous toute une de fantaisie qui, en réalisant nos désirs, compense insuffisances de l'existence véritable. L'homme énergique qui réussit, c'est celui qui parvient à transmuer en réai les fantaisies du désir. Quand cette transmutation échoue par la faute des circonstances extérieures et de la faiblesse l'individu, celui-ci se détourne du réel; il se retire d l'univers plus heureux de son rêve; en cas de maladie il transforme le contenu en symptômes. Dans certaines conditions favorables il peut encore trouver un autre moyen passer de ses fantaisies à la réalité, au lieu de s'écarter définitivement d'elle par régression dans le domaine infantile ; j'entends que, s'il possède le « don artistique », psychologiquement si mystérieux, il peut, au lieu de symptômes, transformer ses rêves en créations esthétiques. Ainsi échappe-t-il au destin de la névrose et trouve-t-il par ce détour rapport avec la réalité. Quand cette précieuse faculté manque ou se montre insuffisante, il devient inévitable que la libido parvienne, par régression, à la réapparition des désirs infantiles, et donc à la névrose. La névrose remplace, à notre époque, le cloître où avaient coutume de se retirer toutes les personnes déçues par la vie ou trop faibles pour la supporter. FREUD

questions indicatives Pourquoi, selon Freud « entretenons-nous au-dedans de nous toute une vie de fantaisie « ? Que se passe-t-il quand l'homme ne parvient pas à « transmuer en réalité les fantaisies du désir « ? Y a-t-il une gradation de l'écart à la « réalité « ? Quelle réalité ? Y a-t-il quelque justification que ce soit, dans ce texte, des diverses assertions qui y sont proclamées ? Ce texte n'en présente-t-il pas moins un intérêt ? Lequel ?

Freud, médecin psychiatre et penseur viennois fondateur de la psychanalyse a exploré le continent de l’inconscient en le considérant comme un système de l’appareil psychique, contenant des représentations refoulées. Si avant lui, des penseurs tels que Schopenhauer ou Leibniz (…) avaient souligné qu’une partie de notre psychisme échappe à la conscience, il revient à Freud de développer cette notion d’inconscient en la percevant comme un système psychique formé par ce qui ne peut accéder à la conscience, en tant qu’il est le produit du refoulement, c'est-à-dire d’un processus psychologique de défense du moi rejetant pulsions et désirs. Mais peut-on accéder à cet inconscient dynamique qui constitue le fond de notre psychisme ? Freud a écrit de nombreux ouvrages relatifs à l’inconscient comme « introduction à la psychanalyse «, « au-delà du principe de plaisir «…Dans l’extrait ci-dessous, le psychanalyste s’efforce de montrer comment l’homme lutte pour harmoniser son appareil psychique (le ça, le Moi, le surmoi) pour être en harmonie avec lui-même et avec le monde qui l’entoure.

 

« conscience. C'est un processus psychologique de défense du Moi rejetant pulsions et désirs qui sont en désaccordavec la censure (instance inconsciente engendrée par l'éducation et interdisant l'accès à la conscience. Mais, lescontenus refoulés peuvent se manifester par des processus psychopathologiques (névroses) mais aussi par lesrêves et les actes manqués. « Quand cette transmutation échoue par la faute des circonstances extérieures et de la faiblesse de l'individu, celui-ci se détourne du réel ; il se retire dans l'univers plus heureux de son rêve ; en casde maladie il en transforme le contenu en symptômes. » On retrouve donc sous la forme de névrose ou de rêves l'expression de nos désirs refoulés dans l'inconscient. C'est par une interprétation que l'on peut en saisir lasignification. Le sommeil permet pour Freud de réduire les tensions car le dormeur ne veut plus rien connaître de laréalité : il se laisse aller à la fantaisie à son imagination. L'homme est dans un état de faiblesse relative du Moilorsqu'il dort et donc il entre dans une phase de renforcement relatif des motivations issues du ça et du Surmoi.Certains sujets peuvent redoutés cet affaiblissement temporaire du Moi car le dormeur est moi capable de luttercontre les pulsions non recevables alors qu'au contraire, d'autres vont considérer le sommeil comme une défensecontre une réalité peu satisfaisante ou contre des tensions pénible. Le rêve permet de réaliser par le biais del'imaginaire, de la fantaisie, un désir pendant le sommeil. Dans « le rêve et son interprétation » et pour appuyer les propos de notre texte, Freud dit « le rêve est en quelque sorte la décharge psychique d'un désir en état derefoulement, puisqu'il présente ce désir comme réalisé » (chap.11, p.153, Gallimard) L'homme a donc besoind'exprimer les pulsions, les désirs qui l'habitent d'une manière ou d'une autre : il peut le faire grâce aux rêves. Lecontenu de ce rêve se révèle parfois sous forme de symptômes c'est-à-dire de troubles psychiques : « en cas de maladie il en transforme le contenu en symptômes. » Un autre moyen peut être donné à l'homme pour passer « de ses fantaisies à la réalité » : l'expression esthétique c'est-à-dire artistique. L'homme arrive ainsi à canaliser sespulsions dans la création et il échappe à la névrose en retrouvant une harmonie avec la réalité. Mais tous leshommes ne sont pas dotés de dons artistiques et ce manque se traduit parfois par une régression infantile qui semanifeste par des névroses. Les névroses sont en effet des affections psychiques qui résultent d'un conflit affectifayant ses racines dans l'histoire infantile du sujet c'est pourquoi on parle de régression infantile. La vie ne répond à tous nos désirs : il faut trouver un moyen d'exprimer ce manque provoqué par une insuffisancede la réalité. Nos désirs sont donc refoulés dans l'inconscient mais ont besoin à un moment ou un autre de semanifester : ils peuvent le faire par l'intermédiaire des rêves ou de l'expression artistique. Cette libération des désirspermet à l'être de retrouver un « rapport avec la réalité ». Mais, ce processus ne se passe pas toujours de lameilleure manière et si cette transmutation échoue et que l'homme est malade il peut être atteint de névrose.L'homme est donc un être de désirs, ils sont refoulés dans l'inconscient mais peuvent se manifester à travers lesrêves. Ainsi, La psychanalyse nous montre ainsi que l'homme n'est pas maître de son propre monde intérieur : il doitfaire face à trois unités, le Moi, le Surmoi et le Ca. Grâce aux analyses freudiennes, la conception de l'homme et deson psychisme a été profondément renouvelée. FREUD (Sigmund). Né à Freiberg (Moravie), en 1856, mort à Londres en 1939. Agrégé de neuropathologie en 1885, il suivit à Paris les cours de Charcot et s'intéressa à l'étude de l'hystérie. Ilfonda en 1910 l'Association Psychanalytique Internationale. Il fit une série de cours aux États-Unis, devintprofesseur et, en 1920, professeur extraordinaire à l'Université de Vienne. Il dut quitter l'Autriche en 1938. -L'apport incalculable de Freud à l'histoire de la pensée consiste dans la création de la psychanalyse, qui est à la foisune psychothérapeutique, une « psychologie abyssale» exploratrice de l'inconscient et une théorie psychologique. -Les composants psychiques de la personnalité sont : le moi, le ça et le surmoi. L'inconscient est un systèmestructuré, qui se révèle par les rêves, les actes manqués. Freud a insisté sur le rôle de la sexualité dans les conflitsde l'inconscient, les refoulements et les complexes. Freud a eu l'immense mérite d'écarter« la dangereuse psychosede la dissimulation ». Oeuvres principales : Etudes sur l'hystérie (en coll. avec Breuer, 1895), La science des rêves (1900), Psychopathologie de la vie quotidienne (1904), Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905), Totem et Tabou(1913), Au-delà du principe du plaisir (1920), Psychologie des masses et analyse du Moi (1921), Le Moi et le Soi(1923), Inhibitions, symptômes et angoisses (1926), Le malaise de la civilisation (1930), Leçons d'introduction à lapsychanalyse (1932), Moïse et le monothéisme (1939). »

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