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La conscience morale n'est-elle que le résultat de l'éducation ?

Publié le 04/01/2004

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conscience
Au sens philosophique, il s'agit bien d'un dépassement où l'idée d'une morale est conservée, mais où le fondement même de cette morale est annulé. Et c'est bien d'une position philosophique, presque scientifique, qu'il s' agit, qui annule les vieilleries de l'astrologie et de l'alchimie, qui permet de passer du préjugé au savoir. Intérêt du texte.L'intérêt du texte est de présenter, en un élan particulièrement lyrique, l' intuition de Nietzsche : aux temps nouveaux, une nouvelle morale. On y trouve ainsi une critique de la morale kantienne, qui est une morale de l'intention où seul compte « la bonne volonté ». Mais, même si la démarche philosophique est bien de mettre en doute les notions transmises par la tradition, il n'en reste pas moins que la philosophie ne peut se contenter de briser les idoles. On peut annoncer le temps de la transmutation de toutes les valeurs ; encore faut-il pouvoir proposer de nouvelles tables. Conclusion.C'est la dimension critique du texte qui en fait son intérêt. Reste que le dépassement de l'homme par l'homme que propose Nietzsche relève plus de l' intention généreuse que d'une possibilité effective.

La capacité de porter des jugements éthiques (sur le bien ou sur le mal) représente-t-elle seulement le fruit du développement des facultés et qualités acquises sous l'impulsion des adultes et de la société ou bien renvoie-t-elle à d'autres sources ? Le problème que soulève le sujet est ainsi celui du caractère inné ou acquis des notions de bien ou de mal.    Le sujet, par son intitulé, vous appelle, sans ambiguïté, à dépasser le rôle de l'éducation dans la formation de la conscience morale. Souvenez-vous de Rousseau qui y voit une sorte d'instinct divin, de Nietzsche, pour qui elle reflète un mode d'une hiérarchie d'instincts, etc. Un plan dialectique semble le plus approprié à ce sujet.

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« Éducation et moralePour la psychanalyse freudienne, la conscience morale est un ensembled'interdictions que la société dresse devant nos instincts.

La morale n'est riende plus qu'un système de réflexes conditionnés formé par l'éducation.

Lespressions parentales sont intériorisées par l'individu et constituent un«surmoi» qui exerce une fonction de contrôle, de censure.

La consciencemorale est produite par les pressions sociales qui, depuis la plus tendreenfance, s'exercent sur l'homme: d'abord à travers l'éducation familiale, puis àtravers l'organisation sociale.

En effet, vivre ensemble exige le refoulement oula sublimation de certains de nos instincts agressifs asociaux (cf.

la pulsion demort.) « Il est curieux que les hommes qui savent si mal vivre dans l'isolement, sesentent cependant lourdement opprimés par les sacrifices que la civilisationattend d'eux afin de leur rendre possible la vie en commun.

La civilisation doitainsi être défendue contre l'individu, et son organisation, ses institutions etses lois se mettent au service de cette tâche.

(...)Les désirs instinctifs qui ont à pâtir de par ces sacrifices renaissent avecchaque enfant, et il est toute une catégorie d'êtres humains, lesnévropathes, qui réagissent déjà à ces privations en devenant asociaux.

(...)Il est conforme à notre évolution que la contrainte externe soit peu à peuintériorisée : une instance psychique particulière, le sur moi, la prend à sa charge.

Chacun de nos enfants est à son tour le théâtre de cette transformation; ce n'est que grâce à elle qu'ildevient un être moral et social.

Ce renforcement du surmoi est un patrimoine psychologique de haute valeur pour laculture.

Ceux chez qui il a eu lieu deviennent, de ses ennemis, ses supports.

(...)» FREUD La conscience morale est transmise par la sociétéLe caractère obligatoire et sacré du devoir vient de la conscience morale collective, à laquelle chaque conscienceindividuelle participe.

La loi morale émane de la collectivité.

C'est la société qui dicte et édicte l'ensemble desvaleurs, les conserve et les transmet.

Pour préserver ses valeurs, la société n'hésitera pas à punir quiconquetransgressera les interdits.

La conscience morale est donc bien acquise et non innée. [La conscience morale est innée.

C'est un principe intérieur qui vient de la raison.

Il existe une conscience «naturelle et instinctive» supérieure à toute l'éducation.] La conscience est un principe supérieur et transcendantUn petit enfant peut-il avoir une conscience morale préformée? Est-il capable de juger du bien et du mal? Existe-t-ilune conscience antérieure ou supérieure à l'éducation? Jean-Jacques Rousseau répond «oui», puisqu'il y voit unprincipe «inné», une sorte d'instinct divin supérieur qui rend l'homme digne de respect.

Ces prénotions de bien et demal émaneraient de Dieu lui-même d'après Rousseau La société nous éduque, mais cette éducation n'est pasforcément bonne.

Au nom de la morale, on enrôle des enfants dans la guerre, on les réduit à l'état d'esclaves par letravail.

Il s'agit donc de ne pas pervertir la conscience «naturelle et instinctive», qui «rend l'homme semblable àDieu».

Le but de l'éducation sera donc de développer et de fortifier cet instinct moral inné.. »

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