Devoir de Philosophie

La logique est-elle une science ?

Publié le 12/03/2004

Extrait du document

.../...

Ainsi distinguons-nous la science des règles de la sensibilité en général, c'est-à-dire l'Esthétique, de la science des règles de l'entendement en général, c'est-à-dire de la Logique. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 L'esprit est-il seulement un récepteur passif ? 2 Y a-t-il une logique des sensations ? 3 Les lois de la logique sont-elles suffisantes pour produire une connaissance ?   Réponses: 1 - Non, puisqu'il organise les données de la sensation. 2 - Non, elles sont en elles-mêmes sans logique, sans lien rationnel. C'est l'entendement qui doit introduire une logique en elles. 3 - Non, car l'entendement seul ne fournit que des formes vides, sans contenu, qui ne peuvent donc être un savoir réel.   Des pensées sans matière sont vides, des intuitions sans concepts sont aveugles.

La logique ne s'occupe que des processus de raisonnement qui fondent toutes les sciences. Par son exactitude, elle se situe au sommet de la pyramide des sciences exactes et expérimentales.

MAIS...

La logique est davantage une étude, après coup, des méthodes scientifiques qu'une science proprement dite. Contrairement aux sciences, elle ne nous apprend rien sur la matière et le vivant.

  • I) La logique est une science.

a) La logique est l'oeuvre de la pensée pure. b) La logique est le fondement de la science. c) La logique est la science des raisonnements.

  • II) La logique n'est pas une science.

a) Il ne faut pas confondre méthode et science. b) Les applications de la logique sont limitées et redondantes c) La logique n'échappe pas au langage.

.../...

« il pleut, en ce moment, ou il ne pleut pas.

Le principe du tiers exclu élimine une troisième éventualité. c) Le principe du tiers exclu. Il découle du principe de non-contradiction.

On le formule ainsi : « De deux propositions contradictoires, si l'une est vraie, l'autre est nécessairement fausse et réciproquement » ou encore « Entre A et non A, il n'y a pas de milieu ».

Autrement dit, deux solutions sont possibles à l'exclusion d'une troisième.

Par exemple, une plante est verts ou elles ne l'est pas. En mathématiques, le raisonnement par l'absurde établit la vérité d'une proposition en démontrant que laproposition contradictoire est fausse en raison des conséquences contradictoires qu'elle entraîne. On le voit, les principes logiques assurent la cohérence interne de tout discours. La logique est le fondement de la science: l e syllogisme en est la forme la plus pure Le syllogisme, dont Aristote distingue douze figures, est une forme de raisonnement qui, à partir depropositions données (les prémisses), établit une conclusion nécessaire — sans recourir à d'autres élémentsque les données de départ — grâce à un terme moyen qui unit les deux extrêmes, c'est-à-dire les termes deplus petite et de plus grande extension. Soit l'exemple :Tous les hommes sont mortels (prémisse majeure)Tous les philosophes sont des hommes (prémisse mineure)Donc tous les philosophes sont mortels (conclusion) La logique est la science des raisonnementsComme toute entreprise de connaissance se fonde sur le raisonnement, on peut dire que la logique en tantqu'elle s'occupe de prouver la validité des différentes opérations de pensée, est bien la science des sciences.La logique se présente comme un ensemble de règles qui garantissent la validité des déductions, ou desenchaînements de propositions.

Dès sa première formulation rigoureuse, dans la version qu'en donne Aristote,elle nous enseigne comment nous devons lier nos énoncés pour qu'ils soient formellement vrais.Ainsi, les règles du syllogisme constituent par exemple les modèles de déductions justes.

On sait toutefois quela vérité de la déduction ne concerne pas le contenu des propositions : il est possible de construire dessyllogismes parfaitement vrais, mais empiriquement absurdes ou dénués de sens (seules les panthères ont lesyeux bleus ; mon cousin a les yeux bleus ; donc mon cousin est une panthère).

Si de tels enchaînementspeuvent être amusants, on voit mal quel pourrait être leur intérêt pour qui s'intéresse au monde et aux véritésque l'on peut élaborer à son propos.Aussi la pensée grecque définit-elle déjà la raison de façon à y inclure d'autres potentialités que la seuleexigence logique : le logos, qui signifie initialement le fait de rassembler ou de mettre ensemble, désigne lapensée dans son activité de mesure, et aussi dans sa façon d'obéir à ce qu'Aristote définit comme « justemesure ».

Être rationnel, c'est ainsi refuser la « démesure » (l'hubris), celle qui nous ferait nous prendre pourun dieu ou nous négliger jusqu'à tomber dans l'animalité — mais peut-être existe-t-il aussi, ou peut-il exister,une démesure jusque dans la logique ? C'est bien ce qui semble se produire lorsque les raisonnementss'établissent à partir de propositions premières qui n'ont guère d'intérêt, ou qui peuvent paraître étonnammentarbitraires.Par exemple, les déductions qu'opère Platon sur les occupations, les statuts et les fonctions des catégoriessociales dont l'équilibre doit constituer la Cité juste (La République) sont sans doute logiques.

Elles n'en ontpas moins le défaut, à nos yeux, de prendre appui sur des postulats qui sont devenus pour le moinsdiscutables, puisque notre conception de la justice trouve difficile d'admettre une différence initiale de «nature » entre les futurs membres d'une société humaine. [La logique est une méthode qui peut s'appliquer,après coup, à un certain nombre de raisonnements.Mais elle n'est pas une science, car les connaissances qu'elle fournit ne sont pas universelles.] Contrairement à la science, dont l'objet est la connaissance rationnelle du réel, la logique n'est qu'une. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles