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LA PHILOSOPHIE PRÉSOCRATIQUE

Publié le 02/03/2011

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philosophie
Les premieres ecoles philosophiques peuvent naitre et, avec
elles, des figures legendaires de la pens& laissent leur
empreinte dans l'histoire des idees. Ces philosophes sont dits
« presocratiques >> dans la mesure oil, chronologiquement, ils
precedent la naissance de Socrate. De la main meme de ces
premiers philosophes, it ne reste pratiquement plus rien,
mais leur pensee, reprise par leur posterite, nous est parve-
nue sous une forme fragmentaire, notamment par le biais de
citations qui nous permettent d'en reconstituer la teneur. Qui
sont donc les presocratiques ?
A recole des presocratiques
: methodes
et principes
Les physiologues d'Ionie : une affaire
de « principes »
Ce n'est pas directement sur le territoire de Grece mais sur un
rivage de l'Asie Mineure colonisee par les Grecs, l'Ionie, que les
premiers « philosophes >>, les premiers initiateurs de la philoso-
phie, donnent l'exemple. On les nomme « physiologues >>, du
grec physis (la nature) et logos (la science, le discours sur...).
L'ecole ionienne est notamment basee dans la vine de Milet. Elle
compte en particulier Thales, Anaximandre et Anaximene en
son sein. Que disent-ils ?

   Avant Socrate, il y eut en Grèce deux grands courants philosophiques : d'une part les « cosmogonies «, vastes systèmes qui prétendent expliquer l'Univers ; d'autre part, et vers l'époque de Socrate lui-même, une réaction « humaniste «, essentiellement critique, contre ces systèmes trop ambitieux : la « sophistique «.

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« PARMÉNIDE ET LES ELEATES Parménide est né vers 540 av.

J.-C.

Le nom de l'école (Eléate) vient du nom de la ville natale de Parménide : Elée. Parménide représente, en face d'Héraclite, l'autre pôle de la pensée humaine ; pour lui, c'est le changement et lemouvement qui sont illusoires.

Le devenir n'est qu'une apparence.

Ce sont nos sens qui nous font croire au fluxincessant des phénomènes.

Mais pour notre raison, cette illusion se dissipe ; ce qui est réel, c'est au contraire unEtre unique, immobile, immuable, éternel, caché sous le voile des apparences multiples.

C'est ce qu'exprimait laformule célèbre et obscure de Parméninide : « l'Etre est, le Non-Etre n'est pas », ce qui signifie : l'être éternel,substance permanente des choses, donc immuable, donc immobile, existe seul ; le changement n'existe pas.

Ilappelle « non-être » le changement, car changer, c'est précisément ne plus être ce qu'on était et devenir ce qu'onn'était pas encore.

Cette formule n'était d'ailleurs qu'une réplique à celle d'Héraclite, qui disait évidemment lecontraire : « l'être n'est pas, le non-être seul est ». C'est pour défendre cette thèse qu'un disciple de Parménide, Zénon d'Elée, a forgé des arguments étranges appeléssouvent « sophismes de Zénon ».

Le plus connu est l'argument d'Achille et la tortue, dont on trouve partoutl'exposé : Achille courant à la poursuite de la tortue, l'attrapera-t-il ? Il faut, sous la bizarrerie de la forme,apercevoir le sens profond qui est celui-ci : apparemment, il est évident qu'Achille rattrapera la tortue à la course.Mais pour la raison, c'est incompréhensible, car, l'espace étant divisible à l'infini, il faudrait un temps infini pourfranchir un espace quelconque.

L'intervalle se réduira progressivement, mais la distance étant infiniment divisible,cet intervalle ne sera jamais nul.

Le mouvement, donnée brute de nos sens, est donc absolument inintelligible.L'Eléate, qui croit en sa raison, n'admet pas le mouvement. Tels sont les deux penseurs qui planent sur toute cette période, et même sur celle qui suivra : le philosophe duDevenir (Héraclite), et le philosophe de l'Être (Parménide), le philosophe du changement et du multiple, et lephilosophe de l'Unité.

Ce sont là les deux solutions les plus dogmatiques du plus grand problème de l'Antiquité, leproblème de l'Un et du Multiple. DÉMOCRITE Né vers 460 à Abdère, colonie grecque de Thrace, il est, avec un certain Leucippe mal connu, le fondateur del'atomisme, conception à laquelle notre physique moderne doit tant.

L'atomisme est un effort pour concilier l'êtreimmobile des Êléates et la pluralité mobiliste d'Héraclite.

Leucippe et Démocrite ont « monnayé » l'être éléatique enmasses indivisibles ou « atomes », corpuscules extrêmement petits se mouvant dans le vide.

La réalité est donc del'être (les atomes) et du non-être (le vide). L'atomisme se résume ainsi : — Les qualités sensibles : saveur, odeur, chaud, froid, couleur, etc., sont des apparences. — Derrière ces apparences se cache une réalité : ce sont les atomes.

Tous les êtres, si divers qu'ils paraissent, nesont que des agrégats, différents par leur ordre ou leur importance, d'atomes identiques en nature. — Ces corpuscules n'ont en effet aucune qualité sensible et ont seulement des propriétés géométriques : lagrandeur et la forme. — Ces atomes sont inengendrés et impérissables, et ils se meuvent éternellement dans le vide infini. — Le mouvement est fonction de l'existence du vide.

La nature est un éclaboussement de trajectoires en tous sens,et les mouvements se communiquent à l'infini.

Dans ce tourbillon général, les atomes semblables s'assemblent,comme dans le van les grains de blé, et constituent les corps. A ces qualités purement physiques des atomes, Épicure ajoutera plus tard la pesanteur qui les fait tous tomber dansle vide de haut en bas, et la déclinaison (. »

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