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Le concept et l'idée chez Kant et chez Hegel

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Le formalisme se maintient et se poursuit chez Kant dans toute sa philosophie critique, depuis sa théorie de la sensibilité, dans l'Esthétique transcendantale jusqu'à sa théorie du concept dans l'Analytique transcendantale et même dans sa «morale«, autant dans les Fondements de la Métaphysique des Moeurs que dans la Critique de la Raison Pratique. En ce qui concerne la sensibilité, l'espace et le temps sont les formes a priori mais le concept aussi est une forme. Kant le dit bien et ne cherche pas un autre mot. Il le soutient pour le principe même de sa théorie du concept, à savoir le moi, le Moi Transcendantal, le Je Pense, le IchDenke. Le Moi n' est qu'une forme. Evidemment la forme n'est pas employée dans le même sens à propos de l'entendement qu'à propos de la sensibilité. Toujours est-il que dans le cas de la sensibilité, la Forme se distingue moins de sa matière que la Forme qu'est le Concept ne ne distingue de son contenu.

Pour l'une comme pour l' autre, et ceci est un point de comparaison très important, le concept n'est pas l'idée abstraite et générale, c ' est-à-dire le caractère commun à plusieurs objets de l'expérience, caractère qui, une fois dégagé parles procédés de l'abstraction, reçoit des noms et des aspects variant suivant les empiristes: séparation chez Locke, considération chez Berkeley et habitude chez Hume, et qui sera érigé en existence mentale, séparée, du moins chez le père des empiristes, chez Locke. Kant et Hegel, quand ils critiquent l'empirisme, pensent surtout à Locke, cela est presque explicite chez Hegel. Pour Kant la théorie empiriste du concept est inacceptable.

« 96 FICHES POUR L'ÉTUDE DE KANT 2. Axes de ressemblance 2.1 nature du concept chez Kant et chez Hegel La pensée active c'est le concept tout autant chez Hegel que chez Kant. L'idée a une autre place, aussi bien chez Kant que chez Hegel: elle a une fonction régulatrice chez Kant; au contraire chez Hegel, plus ambitieux, l'idée constitue une espèce d'apothéose de la vie de l'esprit, de l'histoire et de l'univers. Chez l'un et chez l'autre le concept tient une place de milieu: dans 1 'Analytique Transcendantale, chez Kant, etavantla Dialectique; chez Hegel, quoique la séparation entre concept et idée ne soit pas aussi radicale, 1 'idée a sa place à la fin et après le concept. 2.2 place de la théorie du concept chez Kant et chez Hegel Nous disons une place de milieu, une place de centre. La théorie du concept, chez Kant, est au centre de ce qu'il y a de positif dans sa philosophie théorique. À partir de Kant, une ère nouvelle de conceptualisme, si 1 'on peut dire, commence en philosophie. Ce qui signifie que Kant, et surtout son jeune contemporain Hegel qui avait 24 ans lorsque Kantatteintsa 70e armée ont constitué, tous deux,leur philosophie en dégageant une théorie du concept, le concept comme pensée, absolument distincte des théories précédentes. Ces théories, du moins pourl'èremodeme, peuvent se ramener à deux: la théorie empiriste et la théorie intellectualiste, que l'on pourrait appeler théorie métaphysique, ce qui la distingue de celle de Kant qu'on pourrait appeler critique et de celle de Hegel, qu'on pourrait appeler dialectique. 2.3 rejet de la théorie empiriste du concept Pourl'unecommepourl'autre,etceciestunpointdecomparaison très important, le concept n'est pas 1 'idée abstraite et générale, c'est­ à-dire le caractère commun à plusieurs objets de l'expérience, caractère qui, une fois dégagé par les procédés de 1' abstraction, reçoit des noms et des aspects variant suivant les empiristes: séparation chez Locke, considération chez Berkeley et habitude chez Hume, et qui sera érigé en existence mentale, séparée, du moins chez le père des empiristes, chez Locke. Kant et Hegel, quand ils critiquent 1 'empirisme, pensent surtout à Locke, cela est presque explicite chez Hegel. Pour Kant la théorie empiriste du concept est inacceptable. »

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