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Le passé a-t-il plus de réalité que le futur ?

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En lui seul est possible toute réalité des phénomènes. Ceux-ci peuvent bien disparaître tous ensemble, mais le temps lui-même (comme condition générale de leur possibilité) ne peut être supprimé. Sur cette nécessité a priori se fonde aussi la possibilité de principes apodictiques [démontrés] concernant les rapports du temps ou d'axiomes du temps en général. Le temps n'a qu'une dimension : des temps différents ne sont pas simultanés mais successifs (de même des espaces différents ne sont pas successifs mais simultanés). Ces principes ne peuvent pas être tirés de l'expérience, car cette expérience ne saurait donner ni une rigoureuse universalité, ni une certitude apodictique. Nous ne pouvons que dire : voilà ce qu'apprend la perception commune, mais non voilà ce qui doit être. Ces principes ont donc la valeur de règles qui rendent, en général, possibles les expériences ; ils nous instruisent avant l'expérience, mais non par elle. Le temps n'est pas un concept discursif, ou, comme on dit, un concept général, mais une forme pure de l'intuition sensible. Des temps différents ne sont que des parties du même temps. Mais la représentation qui ne peut être donnée que par un seul objet [.

Le principal caractère du temps est son ordre qui s’impose à l’attention, et plus précisément, l’irréversibilité de cet ordre. On peut ainsi tout inverser, sauf le temps. On peut mettre les choses la tête en bas, mettre « la charrue avant les bœufs « même si c’est difficile, dangereux, ce n’est pas impossible. Mais on aura beau retourner sur ses pas, rien ne défera l’aller. Lavelle dira que « L’irréversibilité constitue pourtant le caractère le plus essentiel du temps, le plus émouvant, et celui qui donne à notre vie tant de gravité « (Du temps et de l’éternité). Jankélévitch affirmera : « Le voyageur revient à son point de départ, mais il a vieilli entre-temps ! « (L’irréversible et la nostalgie). Ainsi l’irrémédiable réside en ceci qu’une fois qu’on est parti d’un point du temps, celui-ci ne peut plus jamais être retrouvé, puisqu’il est toujours déjà passé. Quelles seront les pistes qui permettront d’établir l’existence du passé au sein du présent ? 

« donc donné a priori. En lui seul est possible toute réalité des phénomènes. Ceux-ci peuvent bien disparaître tousensemble, mais le temps lui-même (comme condition générale de leur possibilité) ne peut être supprimé. Sur cettenécessité a priori se fonde aussi la possibilité de principes apodictiques [démontrés] concernant les rapports dutemps ou d'axiomes du temps en général. Le temps n'a qu'une dimension : des temps différents ne sont passimultanés mais successifs (de même des espaces différents ne sont pas successifs mais simultanés). Ces principesne peuvent pas être tirés de l'expérience, car cette expérience ne saurait donner ni une rigoureuse universalité, niune certitude apodictique. Nous ne pouvons que dire : voilà ce qu'apprend la perception commune, mais non voilàce qui doit être. Ces principes ont donc la valeur de règles qui rendent, en général, possibles les expériences ; ilsnous instruisent avant l'expérience, mais non par elle. Le temps n'est pas un concept discursif, ou, comme on dit, unconcept général, mais une forme pure de l'intuition sensible. Des temps différents ne sont que des parties du mêmetemps. Mais la représentation qui ne peut être donnée que par un seul objet [...] est une intuition. Aussi cetteproposition : que des temps différents ne peuvent pas être simultanés, ne saurait-elle dériver d'un concept général.Cette proposition est synthétique et elle ne peut être tirée uniquement de concepts. Elle est donc immédiatementrenfermée dans l'intuition et dans la représentation du temps. B- En effet, pour savoir qui je suis et de quoi je capable je dois comprendre mon passé: je dois savoir pourquoi j'aiagi de telle façon, quelles ont été mes erreurs, ce que j'ai le mieux réussi. Pour construire mon avenir, il faut que jesache pourquoi je le construis ainsi je ne puis me connaître que grâce au passé car il est mon seul instrument deréflexion (le présent est insaisissable et le futur n‘est pas encore) Saint Augustin Qu'est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais : mais que je veuille l'expliquer à lademande, je ne le sais pas ! Et pourtant — je le dis en toute confiance — je sais que si rien ne se passait il n'yaurait pas de temps passé, et si rien n'advenait, il n'y aurait pas d'avenir, et si rien n'existait, il n'y aurait pas detemps présent. Mais ces deux temps, passé et avenir, quel est leur mode d'être alors que le passé n'est plus et quel'avenir n'est pas encore ? Quant au présent, s'il était toujours présent sans passer au passé, il ne serait plus letemps mais l'éternité. Si donc le présent, pour être du temps, ne devient tel qu'en passant au passé, quel moded'être lui reconnaître, puisque sa raison d'être est de cesser d'être, si bien que nous pouvons dire que le temps al'être seulement parce qu'il tend au néant. (...) Enfin, si l'avenir et le passé sont, je veux savoir où ils sont. Si je nele puis, je sais du moins que, où qu'ils soient, ils n'y sont pas en tant que choses futures ou passées, mais sontchoses présentes. Car s'ils y sont, futur il n'y est pas encore, passé il n'y est plus. Où donc qu'ils soient, quels qu'ilssoient, ils n'y sont que présents. Quand nous racontons véridiquement le passé, ce qui sort de la mémoire, ce n'estpas la réalité même, la réalité passée, mais des mots, conçus d'après ces images qu'elle a fixées comme des tracesdans notre esprit en passant par les sens. Mon enfance par exemple, qui n'est plus, est dans un passé qui n'estplus, mais quand je me la rappelle et la raconte, c'est son image que je vois dans le présent, image présente en mamémoire. En va-t-il de même quand on prédit l'avenir ? Les choses qui ne sont pas encore sont-elles pressentiesgrâce à des images présentes ? Je confesse, mon Dieu, que je ne le sais pas. Mais je sais bien en tout cas qued'ordinaire nous préméditons nos actions futures et que cette préméditation est présente, alors que l'actionpréméditée n'est pas encore puisqu'elle est à venir. Quand nous l'aurons entreprise, quand nous commenceronsd'exécuter notre projet, alors l'action existera mais ne sera plus à venir, mais présente. (...) Il est dès lors évidentet clair que ni l'avenir ni le passé ne sont et qu'il est impropre de dire : il y a trois temps, le passé, le présent,l'avenir, mais qu'il serait exact de dire : il y a trois temps, un présent au sujet du passé, un présent au sujet duprésent, un présent au sujet de l'avenir. Il y a en effet dans l'âme ces trois instances, et je ne les vois pas ailleurs :un présent relatif au passé, la mémoire, un présent relatif au présent, la perception, un présent relatif à l'avenir,l'attente. Si l'on me permet ces expressions, ce sont bien trois temps que je vois et je conviens qu'il y en a trois. II Le passé et l'avenir comme réalité de la perception A-Toute expérience est donc issue de ma perception de la réalité du présent et viser le présent c'est viser l'avenir d'où il vient et le passé où il va. Ainsi, toute réalité que je perçois je ne peux le concevoir que dans le passéet le futur. Plutôt que d'être réels, le passé et le futur sont les conditions sine qua none de toute expérience de laréalité. Le réel c'est donc le futur et le passé. B- Je ne peux donc que constater les effets du temps. Le temps s'inscrit dans ma conscience. Il ne fait pas partie intégra,nte de ma personne car je ne peux l'influencer, il coule malgré moi. Cependant le temps ne peutm'apparaître que comme phénomène car seule l'expérience que je fais de ces effets sur les objets me permet d'avoirconscience de son être. Le temps possède une existence dans un absolu qui ne m'est pas accessible et il n'a doncde réalité pour moi qu'en tant que phénomène, il m'est familiers dans son éternelle influence sur les objets. III Le temps comme réalité de la conscience A- On ne peut saisir l'instant , la conscience retient le passé immédiat et anticipe le futur immédiat. Sitôt que jepense à quelque chose, cette pensée se trouve dans le passé et se poursuit dans l'avenir, dès que j'ai nommé uninstant précis il est déjà terminé. La conscience est donc cet acte que nous effectuons dans un chevauchement »

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