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Le respect d'autrui suffit-il à fonder l'éthique ?

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  [Pour Hans Jonas, l'éthique classique n'est plus adaptée au monde contemporain. L'exigence morale ne requiert plus seulement que nous respections autrui, mais que nous assumions nos responsabilités envers les générations futures.] L'éthique kantienne ne suffit pas Pour Jonas, l'éthique classique, kantienne, n'est pas suffisante. En effet, celle-ci est fondée sur la réciprocité (je respecte autrui et je demande à autrui de me respecter) et sur la simultanéité (l'impératif éthique concerne mes actions présentes). Or, une telle conception n'est plus adaptée au monde contemporain, car ce que nous mettons en danger aujourd'hui, par notre comportement, ce sont les générations futures. C'est l'avenir qui est menacé La survie de la planète, en effet, n'est plus garantie. La technique peut échapper à notre maîtrise et avoir des effets néfastes à long terme: voir, pour exemple, les déchets radioactifs ou la pollution atmosphérique. De même, l'homme est mis en danger, notamment par les manipulations génétiques dont nous ignorons encore les conséquences. Nous devons préserver le futur L'éthique ne saurait donc reposer seulement sur la simultanéité (car nos actes compromettent l'avenir) ni sur la réciprocité (car les générations futures ne nous doivent rien). Il faut qu'elle intègre un nouveau principe, qui est celui de la responsabilité à l'égard de l'humanité à venir.

« Supposons un commerçant qui fasse le juste prix à un enfant, mais par peur de perdre sa clientèle : sonaction est certes conforme extérieurement au devoir, mais elle n'a aucune valeur morale car elle accomplit parintérêt. Supposons maintenant un homme joyeux, porté naturellement à répandre le bien autour de lui : sonaction est légalement bonne, mais n'a aucune valeur morale car elle est accompli par inclination. En revanchesi ce même homme, un jour qu'il est assombri par un chagrin continue néanmoins à faire le bien alors sonaction aura peut-être une véritable valeur morale. La simple conformité extérieure au devoir (ou légalité nesuffit donc pas. En tant qu'il est acte par devoir, l'acte moral est d'abord un acte conforme au devoir qui, deplus, a précisément ce devoir pour principe de détermination.• Deuxièmement, une action accomplie par devoir tire sa valeur morale, non pas du but qui doit être atteintpar elle, mais de la maxime d'après laquelle elle est décidée. Le succès de l'action ne peut servir de mesure àla moralité puisqu'il dépend parfois de talents, de facultés qui sont hors de la portée de l'agent. La moralités'établit donc à partir de la qualité de la volonté ou de l'intention qui sous-tend l'action. Le respect est réciproqueLe respect d'autrui est la source à la fois de mes droits et de mes obligations. Demes droits, puisqu'il pousse les autres à reconnaître ma propre dignité et à s'abstenir de rien entreprendre quipuisse me nuire. De mes obligations, puisque, en contrepartie, je dois moi-même agir moralement envers lesautres. Le respect est sans conditionsPour Emmanuel Lévinas aussi, le respect d'autrui est le fondement de l'éthique. Toutefois, le respect n'est paspour lui une exigence de la raison: l'autre n'est pas simplement un individu rationnel abstrait, mais un êtreirréductiblement différent et vulnérable. C'est précisément sa vulnérabilité qui exige de moi un respect sanscontrepartie. [Pour Hans Jonas, l'éthique classique n'est plus adaptée au monde contemporain. L'exigence morale nerequiert plus seulement que nous respections autrui, mais que nous assumions nos responsabilités envers les générations futures.] L'éthique kantienne ne suffit pasPour Jonas, l'éthique classique, kantienne, n'est pas suffisante. En effet, celle-ci est fondée sur la réciprocité(je respecte autrui et je demande à autrui de me respecter) et sur la simultanéité (l'impératif éthiqueconcerne mes actions présentes). Or, une telle conception n'est plus adaptée au monde contemporain, car ceque nous mettons en danger aujourd'hui, par notre comportement, ce sont les générations futures. C'est l'avenir qui est menacéLa survie de la planète, en effet, n'est plus garantie. La technique peut échapper à notre maîtrise et avoir deseffets néfastes à long terme: voir, pour exemple, les déchets radioactifs ou la pollution atmosphérique. Demême, l'homme est mis en danger, notamment par les manipulations génétiques dont nous ignorons encore lesconséquences. Nous devons préserver le futurL'éthique ne saurait donc reposer seulement sur la simultanéité (car nos actes compromettent l'avenir) ni surla réciprocité (car les générations futures ne nous doivent rien). Il faut qu'elle intègre un nouveau principe, quiest celui de la responsabilité à l'égard de l'humanité à venir. Face à une nature et à une humanité menacées,nous devons prendre en compte, dans nos actions, le souci d'assurer la survie de nos descendants.On a en effet, assisté lors de ce dernier siècle à des conséquences perverses de la technique. Hans Jonasaffirme que" La promesse de la technique moderne s'est inversée en menace" . Les risques que fait peser latechnique sur la nature sont considérables : penser au nuage radioactif à la suite de l'explosion de l'usine deTchernobyl, au réchauffement climatique ou à la pollution des mers et océans. L'homme dans son désir deproduire toujours plus, ne s'est plus soucié de ce qui lui a donné naissance. Aujourd'hui la technique met enpéril la possibilité même d'une vie humaine future. C'est pourquoi certains philosophes ont tiré la sonnette d'alarme et ont montré l'urgence de repenserl'utilisation de la technique. Comme nous l'avons dit, laisser la technique détruire la nature, c'est en définitivecondamner non seulement la technique elle-même, mais toute forme de vie. Celle-ci peut pourtant êtrebénéfique pour l'homme mais aussi pour la nature. Pourquoi ne pas employer en effet, l'activité technique àassurer le maintien et la richesse de la nature? Mais pour cela, Bergson affirme qu'il revient à l'hommed'organiser le progrès technique et lui assigner les fins bénéfiques à l'homme." Dune manière générale, »

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